Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Personnage

Henri III d'Angleterre (v. 1207 - v. 1272)

Parents / Familles :

Père : Jean roi d'Angleterre - Sans Terre (v. 1166 - v. 1216)
Mère : Isabelle d'Angoulême (v. 1186 - v. 1246)

Famille : Plantagenêt

Titre(s) :

Roi d\ Roi d'Angleterre (v. 1216 - ?)

Il faut rappeler qu'à cette époque, Louis, fils de Philippe Auguste et futur Louis VIII le Lion, avait été appelé en Angleterre par les barons anglais, qui ne reconnaissaient plus l'autorité de Jean sans Terre. Mais, comme ce dernier mourut, les Anglais se rallièrent au jeune Henri III d'Angleterre. Henri III fut donc couronné à Westminster, en 1216, par les derniers fidèles des Plantagenêt. Comme le roi était encore jeune, la régence échut au comte de Pembroke (1216-1232). En 1224, Louis VIII enleva à Henri III toutes ses possessions du continent, excepté Bordeaux et la Gascogne (Louis VIII légitimait ses annexions en stipulant que les barons anglais n’avaient pas rempli les conditions du traité passé avec lui, lorsqu'ils l'avaient appelé en Angleterre).

 

En 1241, la guerre éclata entre Anglais et Français. En effet, en 1241, Saint Louis, roi de France, maria à Saumur son frère Alphonse avec Jeanne, fille du comte de Toulouse Raymond VII. Le roi de France décida aussi d'investir son frère du comté de Poitou et d'une partie de l’Auvergne, qu'il avait reçu en apanage par son père. Ils se rendirent ensuite à Poitiers, où le nouveau comte devait tenir sa cour et recevoir l’hommage de ses vassaux. L’un d’eux, Hugues X de Lusignan, refusa de rendre l’hommage. Excité par sa femme Isabelle d'Angoulême, la mère du roi d’Angleterre, il osa défier publiquement le comte, et brûla la maison dans lequel ce dernier avait séjourné à Poitiers.
Seul, Hugues X de Lusignan était peu dangereux, mais il attisa ainsi de vieilles rancœurs, et c’est alors que Henri III lui promit son appui. Peu après, Raymond VII de Toulouse et les rois d’Aragon, de Castille et de Navarre décidèrent de se joindre au roi d’Angleterre. Henri III débarqua alors en France, dans le bas Poitou, avec beaucoup d’argent mais peu d’hommes. Il rencontra Saint Louis près du pont de Taillebourg, sur la Charente. Les Français étaient sensiblement plus nombreux, mais les Anglais étaient maîtres du pont, et leurs adversaires ne pouvaient pas franchir la rivière, trop encaissé et trop rapide. Saint Louis décida cependant de faire charger ces hommes, qui enfoncèrent les lignes anglaises. Le roi dut alors se replier, vaincu. Les Anglais réussirent à se réfugier à Saintes, mais les Français les y poursuivirent. Une nouvelle bataille eut alors lieu, et, vaincu une fois de plus, Henri III dut se retirer. Il se dirigea vers Bordeaux, en juillet 1242, abandonnant une grande partie de ses chevaux et de ses équipages. Il retourna ensuite en Angleterre, alors que la coalition était dissoute.

Saint Louis fut, heureusement pour Henri III, un roi magnanime. Saint Louis restitua le Limousin, le Périgord, l’Agenais, la Saintonge et une partie du Quercy (c’est à dire les conquêtes faites par Louis VIII). Henri III, en contre-partie, fit une renonciation officielle à toutes les provinces confisquées à Jean sans Terre (c’est à dire les conquêtes faites par Philippe II Auguste.). Les deux rois signèrent le traité de Paris (1259), faisant ainsi la paix.

Henri III, tout comme son père, refusait de respecter la Magna Carta. Les barons se révoltèrent alors, menés par Simon V de Montfort, comte de Leicester et sénéchal du royaume. Les barons imposèrent à Henri III une commission de 24 membres, chargée de préparer les réformes réclamées par le bien de l’Etat. Cette dernière, surnommée le parlement enragé, à cause de sa véhémence, présenta alors, en 1258, les provisions d’Oxford.

D’après ces provisions, le roi, afin de mieux gouverner le royaume, serait assisté d’un conseil privé de quinze membres, nommés par un parlement. Ce parlement en question, composé de tous les barons, serait convoqué trois fois par an, et en son absence siégerait une commission permanente de douze barons. Les grands officiers (le chancelier, le trésorier, et le chef de la justice) seraient élus par le parlement pour un an, et auraient à rendre des comptes à la fin de leur mandat.

La royauté, avec les provisions d’Oxford, était mise en tutelle. Les seigneurs ne s’attribueraient pas un droit de contrôle sur le gouvernement, mais le gouvernement lui même. Le roi n’accepta pas une telle situation et en appela aux armes. Commença alors la « guerre des barons » Le conflit fut un moment suspendu par la médiation de Saint Louis. En effet, l’on appela le roi de France en tant qu’arbitre dans ce conflit, qui rendit son arrêt en janvier 1264, dans la cathédrale d’Amiens. D’une part, il cassait les statuts d’Oxford et la mise en place des commissaires (qu’il considérait comme attentatoires à la liberté royale.), mais d’autre part, il renouvelait et confirmait les anciennes libertés du royaume. Cependant, Saint Louis ne fut pas écouté.
Peu de temps après, les choses tournèrent mal pour la couronne d’Angleterre. En mai 1264, Simon de Montfort, comte de Leicester, vainquit les partisans du roi Henri III à Lewes, et parvint à capturer ce dernier et son fils Edouard. Triomphant, le comte de Leicester devenait le maître de l’Angleterre. En 1265, il convoqua un grand parlement, dans lequel il fit siéger, à côté des prélats et des nobles, de simples hommes des bourgs et des cités.
Mais Simon de Montfort ne resta pas longtemps victorieux. Edouard, le prince héritier, parvint à s’échapper de prison, et souleva dans l’ouest les royalistes. Le comte de Leicester affronta ces derniers au cours de la bataille d’Evesham, en 1265, au cours de laquelle il fut tué.
Les partisans d’Edouard, vainqueurs, s’attaquèrent ensuite aux proches du défunt comte, s’assurant de leur victoire.
Henri III fut rétabli sur le trône, mais il n’osa pas toucher à l’œuvre de Simon de Montfort. Il mourut en 1272, laissant l'Angleterre à son fils cadet Edmond, comte de Lancastre, qui assuma la régence jusqu'au retour d'Édouard Ier d'Angleterre, son fils aîné qui combattait alors à la huitième croisade.

Henri III épouse en 1236 Éléonore de Provence (1217-1291) fille de Raymond-Bérenger V comte de Provence, qui lui donne quatre enfants:

  • Édouard Ier (1239 – 1307),
  • Marguerite (1240-1275), qui épouse en 1251 Alexandre III, roi d'Écosse,
  • Béatrice († 1275), qui épouse Jean II, duc de Bretagne,
  • Edmond de Lancastre (1245 – 1296) comte de Lancastre, qui épouse en 1276 Blanche d'Artois († 1302).



Mariages de : Henri III d Mariages / Enfants
DE A AVEC
Eléonore de Provence (v. 1217 - v. 1291)
   Enfant de : Henri III d Marguerite d'Angleterre (? - ?)
   Enfant de : Henri III d Edouard Ier d'Angleterre (v. 1239 - v. 1307)
   Enfant de : Henri III d Marguerite d'Angleterre (v. 1240 - v. 1275)
   Enfant de : Henri III d Edmond comte de Lancastre (v. 1242 - v. 1296)
   Enfant de : Henri III d Béatrice d'Angleterre (v. 1242 - v. 1275)


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