Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Personnage

François II duc de Bretagne (v. 1435 - v. 1488)

Parents / Familles :

Père : Richard de Bretagne-'Etampes (v. 1395 - v. 1438)
Mère : Marguerite de Valois-Orléans (v. 1404 - v. 1466)

Famille : Dreux-Bretagne

Titre(s) :

Duc de Bretagne (v. 1458 - v. 1488)
Comte d'Etampes (v. 1438 - v. 1488)

François II de Bretagne, né le 23 juin 1435 au château de Clisson et mort à Couëron le 9 septembre 1488, est le dernier duc de la Bretagne indépendante. Fils aîné de Richard d'Étampes, il est comte titulaire d'Étampes et vit à la cour de France lorsqu'il hérite du duché de Bretagne et des comtés de Richemont et de Vertu.

L'ordre de succession au trône de Bretagne ayant été modifié par le premier traité de Guérande en 1365, pour éviter toute contestation, voire une crise de succession, le duc François Ier lui fait épouser sa fille aînée Marguerite (1443-1469), héritière selon la tradition antérieure au traité de Guérande.

 En seconde noces, il se remarie avec Marguerite de Foix-Navarre, dite sein de lait, fille de Gaston IV de Navarre, comte de Foix, dont il a Anne (1477-1514) et Isabeau (1478-1490).

Il accède au trône en 1458 après la mort de ses cousins François Ier et Pierre II et de son oncle Arthur III, le connétable de Richemont.

François II s’intéresse peu à la conduite des affaires : il assiste rarement au Conseil ducal, qui est le gouvernement du duché : entre 1459 et 1463, il n’y assiste que trois fois, et se contente de se tenir au courant des décisions de ses collaborateurs qu’il laisse gouverner et se déchirer, le chancelier Guillaume Chauvin, puis le trésorier général, Pierre Landais, tout puissant de 1481 à 1485. Il se plaint du temps passé à la signature des actes administratifs. Alain Bouchard le décrit comme faible de sa personne et plus faible encore de son entendement. Il préfère la vie de plaisirs d'un grand seigneur de son temps, partageant l'essentiel de ses loisirs en chasses, jeux et avec sa favorite officielle Antoinette de Maignelais. Quand tant de princes de son siècle arborent des devises belliqueuses ou prétentieuses, il fait graver sur un de ses bijoux la devise Il n'est de trésor que de liesse.

À la petite ville de Vannes choisie pour capitale administrative et résidence principale par Jean IV et Jean V, il préfère la grande ville commerçante de Nantes, sur la Loire (où il a été élevé) et proche de la France. Il y déménage sa cour.

François II poursuit et amplifie la politique des ducs de la famille de Montfort, commencée dès Jean IV, de se dégager de la tutelle de ses puissants voisins, l'Angleterre et la France, par la création des structures propres à la gestion d'un État plus centralisé et aspirant à la souveraineté. Ayant vécu à la cour de France et connaissant le fonctionnement des structures administratives d'un grand État, il obtient du Saint-Siège la création de l'université de Nantes dans les années 1460, donnant ainsi à la Bretagne le moyen de former ses prélats, officiers, cadres et magistrats. Avec le début de la guerre folle, il transforme en 1485 la « Cour des interlocutoires » et les sessions saisonnières de justice des États en un Parlement sédentarisé à Vannes. Cette cour de justice est souveraine et aucun appel au Parlement de Paris n’est plus possible.

François II porte comme ses prédécesseurs la couronne royale à hauts fleurons, frappe monnaie d'or et d'argent, anoblit, légitime, nomme les prélats bretons, scelle du sceau de majesté, traite directement avec les puissances étrangères (l'empereur, le pape, les rois d'Angleterre, d'Écosse, de Castille, du Danemark, du Portugal...) Il y ajoute l'emprunt au droit romain et à la tradition française du concept de « lèse-majesté ». En résumé, il exerce toutes les prérogatives régaliennes d'un État souverain, mais continue de rendre l'hommage au roi de France en 1459 et 1461. En 1461 il rend, comme ses prédécesseurs, l’hommage simple[1] — et non lige — pour la Bretagne, et l’hommage lige pour ses possessions françaises. Louis XI n'y voit rien à redire. Il fait rédiger par Pierre le Baud une histoire de Bretagne, où l’origine de sa dynastie est placée dans les Troyens, argument pour contester la loi salique, moins ancienne.

Il refuse d'assister au couronnement de Louis XI à Reims, refuse le collier de l'ordre de Saint-Michel que lui propose Louis XI (et les contraintes que cela impliquait), solennise en réponse un peu plus son propre ordre de l'Hermine en un ordre de l'Hermine et de l'Épi, et participe à des alliances diplomatiques étrangères au roi, voire anti-royales et mène même des guerres contre le roi de France, son suzerain. Il envoie une délégation peu nombreuse aux États généraux de Tours. Cette politique contrarie les ambitions du roi de France Louis XI et en heurte les conceptions et la susceptibilité. Il le rend bien à François II en tentant de le déstabiliser par la clientélisation de la haute aristocratie bretonne, par l'achat en 1480 des droits de la comtesse Nicole de Penthièvre sur le duché, des tractations diplomatiques et des chicaneries administratives ou de représentation, par l'espionnage de son entourage.

Faible, il ne peut s'imposer ni à ses conseillers, ni à ses barons. En 1373, Jean IV avait dû partir en exil par manque de soutien de sa haute noblesse. Ce risque de rébellion revenait devant l'incertitude de la succession bretonne. La tentation d'un mariage prestigieux pour l'héritière Anne allait de pair avec une alliance que le duc recherchait pour échapper à la pression diplomatique et militaire de Louis XI. Cette alliance défensive pouvait être obtenue au prix du mariage d'Anne avec un prince étranger, frustrant ainsi les ambitions croisées des prétendants à cette succession. D'autre part, la méfiance de François II pour le vicomte de Rohan, son manque d'affinité pour les seigneurs bretons avec lesquels il n'avait pas vécu sa jeunesse, lui fait préférer le conseil de princes étrangers (quoique de sa famille) : le duc d'Orléans (futur Louis XII), le prince d'Orange, Alain d'Albret... et de simples bourgeois bretons, dont l'autoritaire Pierre Landais haï de l'aristocratie. Les rancœurs nées de cette éviction sont pour beaucoup dans la défiance des nobles — par ailleurs pensionnés par le trésor royal — pour François II et leur passage au parti adverse, celui des Penthièvre que le roi de France représentait désormais.

Son absence de descendance masculine fait prévoir des difficultés pour la succession, et accentue les dissensions internes au duché. La famille des Rohan prétendant descendre des anciens rois de Bretagne, le vicomte Jean II de Rohan, aussi du chef de sa femme Marie de Bretagne se croit le mieux placé pour recueillir l'héritage de Bretagne. Avec le soutien du Maréchal de Rieux et de la haute aristicratie bretonne, il propose de marier ses deux premiers fils (François et Jean) aux deux filles de François II. Le duc repoussera ce projet. Le roi Louis XI ayant racheté à la dernière descendante des Penthièvre, Nicole de Brosse, ses droits hypothétiques au duché, la cour de France tabla sur cet élément pour contester la succession de François II à ses filles. A Montargis en 1484, la régente de France Anne de Beaujeu rencontre cinq rebelles à l'autorité de François II, qui reconnaissent Charles VIII pour héritier de Bretagne en l'absence d'un héritier mâle. Peu après, cette conjuration aristocratique élimine Landais, pendu le 19 juillet 1485, et le remplace par un triumvirat formé du prince d'Orange, du maréchal de Rieux et du sire de Lescun (tous signataires à Montargis). Arrivés au pouvoir, ils reviennent sur l'engagement de Montargis et suivent la même politique d'indépendance que Landais. En 1486, par précaution, François II fait reconnaître ses filles Anne (1477-1514) et Isabeau (1478-1490) héritières du duché aux États réunis à Vannes, y compris par les signataires du traité de Montargis. Mais il reste que de nombreux nobles bretons ont des intérêts importants côté français, rendant un choix plus difficile en cas de guerre.

En 1488, à sa mort, sa diplomatie, ses armées, sa politique intérieure et sa politique matrimoniale ont échoué. Il laisse un duché profondément divisé, ruiné par la guerre, occupé par les troupes ennemies, en partie annexé au puissant voisin français (St-Malo) et dans les mains d'une enfant mineure - héritière à marier du duché - liée par le traité du Verger à son vainqueur.

 

 



Mariages de : François II duc de Bretagne Mariages / Enfants
DE A AVEC
Marguerite de Bretagne (v. 1443 - v. 1469)
Marguerite de Foix-Navarre (v. 1449 - v. 1486)
   Enfant de : François II duc de Bretagne Anne Duchesse De Bretagne (v. 1477 - 09/01/1514)
   Enfant de : François II duc de Bretagne Isabeau de Bretagne (v. 1478 - v. 1490)

Autres enfants

Enfant de : François II duc de Bretagne François d'Avaugour (? - ?) - Mère : Antoinette de Maignelais

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