Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Personnage

Marguerite d'Angoulême - Reine Margot (? - ?)

Parents / Familles :

Père : ( - )
Mère : ( - )

Marguerite d'Angoulême   

  

  « Sans regarder derrière, vient avant »,

 

Marguerite de Navarre est la fille de Charles d’Angoulême, et la sœur de celui qui deviendra François 1er quand il accédera au trône de France, en 1515. Son père meurt en 1496 alors qu’elle n’a que quatre ans. Elle sera élevée hors de la maison d’Angoulême, et épousera Charles d’Alençon en 1509. Elle est veuve en 1525. Quatre années plus tard, celle que François 1er avait faite Duchesse du Berry se remarie avec Henri d’Albret et devient Reine de Navarre. François s’éteint en 1547 et Marguerite deux ans plus tard, laissant à la postérité une œuvre littéraire de premier plan.
Au cours de cette conférence, Françoise Michaud-Frejaville n’a pas abordé le rôle politique joué par Marguerite de Navarre. Son propos a porté essentiellement sur son éducation (le sujet allait de soi dans le lycée qui porte son nom) et sur les idées de tolérance qui l’animaient. Tolérance qui s’exprime tant dans le domaine religieux que dans le domaine moral.

Orpheline de père très jeune, l’éducation qu’elle reçoit s’articule autour de trois grands axes. Il y a d’abord tout ce qui touche au corps. Marguerite par exemple sait nager et monte à cheval, ce qui n’est pas chose si fréquente à cette époque. Ce thème du corps sera d’ailleurs récurrent dans son œuvre et nourrira sa sensibilité poétique. Mais Marguerite reçoit aussi l’éducation qui convient à une jeune fille de son temps et de son rang. Elle sait broder et prend même goût à cette activité. Enfin, troisième aspect - le plus important - de cette éducation, elle reçoit une formation intellectuelle de grande qualité, marquée par un humanisme italianisant structuré autour du latin, du grec et de la philosophie. De cette formation humaniste, elle gardera notamment un goût prononcé pour les études grecques. C’est par son entremise que Bourges voit arriver dans son Université le grand helléniste Jacques Amyot, qui séjournera dans la capitale du Berry de 1534 à 1546.

De 1521 à 1524, elle entretient une correspondance importante avec Guillaume Briçonnet, évêque de Meaux. Ces années sont celles où se dégage et s’affirme en elle un christianisme original, marqué par le renouveau qui aboutira bientôt à la Réforme. Marguerite vit sans doute à cette époque une période de désarroi spirituel et trouve un secours précieux auprès de Briçonnet. L’influence de l’évêque de Meaux demeurera persistante dans toute l’œuvre ultérieure de Marguerite de Navarre, en particulier dans le Dialogue en forme de vision nocturne, Prisons, Miroir de l’âme pécheresse. Il convient de noter aussi, à cette époque, la présence à ses côtés d’un personnage qui jouera un rôle important dans sa maturation spirituelle, l’aumônier et prédicateur Michel d’Arande.

La princesse est-elle demeurée catholique jusqu’à la fin de son existence, ou bien s’est elle convertie au luthéranisme, comme le laisserait supposer la composition de son entourage à Nérac ?

On sait qu’elle protégera Marot, Lefèvre d’Etaples et bien d’autres intellectuels qui prendront parti pour la Réforme. Certes, elle ne pouvait manquer, de par ses amitiés, d’être marquée par l’esprit d’examen qui soufflait sur l’époque. Mais elle ne poussera jamais l’audace jusqu’à rompre avec l’Eglise.

Amoureuse inconditionnelle de la liberté, son attitude vis à vis des croyances religieuses est marquée avant tout par la tolérance. Pour celle qui a écrit « Où est l’esprit divin, là est la liberté parfaite », l’accès aux vérités divines ne pouvait passer que par un acte de liberté. Au reste, après avoir soutenu Calvin, elle condamnera son intransigeance avec la même vigueur qu’elle avait repoussé le fanatisme catholique.

En 1605, après dix-neuf années de présence à Usson, Marguerite fait son retour dans la capitale. 

 Marguerite meurt en 1615, cinq ans après l'assassinat d'Henri IV.

« Unique héritière de la race des Valois », comme elle s’intitule, Marguerite a réalisé, en ses dernières années, la transition, non seulement entre sa dynastie et celle des Bourbons, mais aussi entre l’esprit de la Renaissance et celui du Grand Siècle. Elle est d’autant plus apte à jouer ce rôle de trait d’union entre deux époques qu’elle sut entretenir d’excellentes relations avec la reine puis régente Marie de Médicis, qu’elle conseille à l’occasion, et avec le dauphin, dont elle a fait son héritier.

En 1608, lors de la naissance du prince Gaston de France, duc d'Anjou et futur duc d'Orléans, troisième fils d'Henri IV et de Marie de Médicis, elle est choisie par le roi lui-même pour être la marraine du nouveau-né. Elle lui donne d'ailleurs ce prénom de Gaston, en hommage au comte Gaston IV de Foix-Béarn, ascendant du jeune prince

 

la règle de vie de Marguerite .

Ile faut accepter les autres tout en restant nous mêmes.

Tolérance et ouverture à l’autre, mais aussi sincérité

 La légende et les Médisences sur Marguerite

d'aprés la légende 

  • Marguerite aurait été nymphomane.
  •  Origine de cette légende : un pamphlet protestant rédigé contre Henri IV, le Divorce Satyrique (1607).
  •  C'est le trait de la légende le plus persistant. Son séjour à Usson est souvent présenté comme une période de décadence où la reine occupe son temps à se donner à de jeunes paysans robustes du pays. Au contraire, la reine célébra l'amour courtois et fut le chantre du néoplatonisme16. Dans l'aristocratie française, il était d'usage pour une femme mariée d'être « servie » avec l'accord du mari par plusieurs jeunes « galants »17. Quant aux relations extraconjuguales de Marguerite, les lettres adressées à son amant le plus célèbre, Champvallon, conservées aujourd'hui, montrent l'exaltation que pouvait éprouver la reine à travers l'amour platonique, cet « amour supérieur ».
  • Elle aurait eu des relations incestueuses avec ses frères.
  •  Origine de cette légende : un pamphlet protestant rédigé contre les Valois intitulé Le réveil-matin des Français (1574). 
  • Certains auteurs imaginèrent même qu'elle fut violée par ses frères.
  • Elle aurait manifesté de la résistance pour ne pas épouser Henri de Navarre
  • Le jour du mariage, le roi lui aurait poussé la tête pour qu'elle donne son consentement. Origine de cette légende : l’historien Mézeray dans Histoire de la France (1646).
  • Elle aurait emporté la tête décapitée de son amant (La Môle) pour le faire enterrer.
  •  Origine de cette légende : le Divorce Satyrique (1607). Cette légende romantique fut popularisée au xixe siècle par Stendhal dans son roman Le Rouge et le Noir.
  • Elle aurait fait assassiner Du Guast, le favori du roi
  • Origine de la légende : Historiarum sui temporis (traduit en français en 1659) de l'historien De Thou connu pour ses partis pris contre les Valois.
  • Elle aurait été par ses intrigues amoureuses la cause de la septième guerre de religion.
  • Origine de cette légende : Aubigné dans Histoire universelle(1617) et Sully dans ses mémoires, pour cacher leur propre responsabilité et celles des protestants dans la reprise du conflit. Cette légende fut allégrement reprise par les romantiques et depuis, ce conflit fut appelé la « guerre des amoureux »

 

 

 

 



Mariages de : Marguerite d Mariages / Enfants
DE A AVEC


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