Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Personnage

Rodolphe d'Autriche (v. 1858 - v. 1889)

Parents / Familles :

Père : François-Joseph Ier empereur d'Autriche (v. 1830 - v. 1916)
Mère : Elisabeth de Bavière - l'impératrice Sissi (v. 1837 - v. 1898)

Famille : Hasbourg-Lorraine

Rodolphe François est le seul fils de l’empereur François-Joseph Ier d’Autriche et de la duchesse Élisabeth en Bavière,

Comme ses deux soeurs aînées Sophie (morte avant la naissance de Rodolphe) et Gisèle, le prince héritier est élevé par sa grand-mère paternelle, l’archiduchesse Sophie. Fragile et pas très robuste, c'est un enfant de tempérament craintif et pleurnicheur. On lui enseigne dès l'âge de trois ans la religion, le tchèque, le hongrois, la lecture et l'écriture, parallèlement à des exercices militaires tels que le tir ou la revue des troupes. À l'âge de six ans, le petit Rodolphe est séparé de sa soeur Gisèle et confié à un précepteur, le général comte Gondrecourt. Celui-ci, par des méthodes cruelles et sans pitié, parvient à traumatiser Rodolphe. Après l'intervention de l'impératrice, Gondrecourt est remplacé par le colonel comte Latour, beaucoup plus libéral. Lorsqu'il atteint l'âge de dix-neuf ans, Rodolphe achève ses études. Latour est remplacé par le comte Bombelles. Alors qu'il veut faire des études de sciences naturelles, notamment d'ornithologie, Rodolphe est contraint de poursuivre sa carrière dans les armes. Ainsi, en 1879, il commence à servir au Trente-sixième régiment d'infanterie.

Rodolphe et son père ne parlent jamais politique ensemble. L'empereur a d'ailleurs très tôt interdit à son fils de lui adresser la parole en premier ; le jeune prince ne peut donc guère discuter de ce qui lui tient à cœur. Rodolphe a des idées politiques libérales opposées au conservatisme de son père. Proche des milieux progressistes et libéraux, le seul moyen qu'il a trouvé pour critiquer la ligne suivie par son père est d'écrire de nombreux articles dans divers quotidiens viennois, publiés sous plusieurs pseudonymes, où il défend son idéal. D'un point de vue social, il combat ainsi le cléricalisme et les privilèges de l'aristocratie, ainsi que la misère des travailleurs. Sur un plan diplomatique, il refuse le traité avec l'Allemagne au profit d'une alliance avec la Russie et la France. Par ailleurs, Rodolphe tient de sa mère un amour profond pour la Hongrie. Frustré de n'être que prince héritier à trente ans alors que son père était empereur à dix-huit ans, Rodolphe porte aux Magyars un intérêt fédéraliste.

En 1879, on commence à lui chercher une épouse qui soit à la fois de son rang et catholique. Après qu'il ait refusé les infantes d'Espagne et de Portugal et autres princesse de Saxe, il épouse la très jeune princesse Stéphanie de Belgique le 10 mai 1881 à l’Eglise des Augustins de Vienne.

Le couple impérial est plutôt sceptique : l'empereur ne s'entend guère avec le père de la fiancée, le roi Léopold II qui est également le beau-frère de l'empereur ; et l'impératrice trouve Stéphanie beaucoup trop jeune et laide (elle la surnommera d'ailleurs plus tard « le hideux dromadaire » ou « la paysanne flamande »). Les deux fiancés sont en effet plutôt mal assorti, Rodolphe étant un jeune homme très séduisant alors que sa promise, pas très féminine, a encore un corps d'enfant. La princesse Stéphanie lui donnera une fille, l’archiduchesse Elisabeth, née le 2 septembre 1883 au château de Laxenbourg. La naissance de la petite princesse, surnommée Erzsi, est une déception pour ses parents qui espéraient un fils. Rodolphe est également le père présumé de Robert Pachmann, fils probable de l’archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche-Toscane.

Le mariage, heureux au départ, se solde rapidement par un échec. Rodolphe est très intelligent, peu conventionnel, impulsif et très libéral, alors que Stéphanie est plutôt sérieuse, protocolaire et terne. Les désaccords grandirent peu à peu, et Rodolphe finit par retrouver son ancienne vie de célibataire. Il multiplie les conquêtes, et prend pour principale maîtresse Mizzi Caspar dès 1886. Suite à ses nombreuses relations extra-conjugales, le prince héritier fini par attraper une forme de blennorragie très grave. Il contamine alors son épouse, qui en conséquence ne peut plus avoir d'enfants. Rodolphe "se soigne" alors par de la morphine, de la cocaïne et de l'alcool, afin de surmonter son impuissance. Sujet à des états de dépression et d'anxiété, il se sait incurable, et tente par tous les moyens de cacher son mauvais état à son père.

Durant l'été 1888, dans un état physique et psychologique très inquiétant, il propose à sa maîtresse Mizzi Caspar de se suicider avec lui. Après que celle-ci ait refusé, Rodolphe rencontre au début de l'automne 1888 (par l'intermédiaire de sa cousine la comtesse Marie-Louise Larisch) Marie, la plus jeune fille de la baronne Hélène Vetsera. Une relation intime se noue entre eux, et il semble que Marie Vetsera ait été enceinte de quatre ou cinq mois au moment de sa mort.

Le 26 janvier 1889, le prince Rodolphe a une violente dispute avec son père, mais on ne sait pas si l'empereur était en colère parce que Rodolphe a demandé au pape l'annulation de son mariage ou s'il a exigé que son fils rompe avec Marie Vetsera. Le 27 janvier, Rodolphe va voir sa cousine Marie-Louise et lui apprend qu'il est en danger. A la question de savoir si le danger vient de Stéphanie, Rodolphe répond : « Stéphanie ! Ah non, elle ne représente qu'un malheur privé. Le danger qui me menace est de nature politique. »

Le 28 janvier, Marie Vetsera et Rodolphe quittent chacun de leur côté Vienne pour se rendre au pavillon de chasse de Mayerling, où le prince héritier doit chasser avec le comte Hoyos et le prince Philippe de Cobourg. Rodolphe envoie des lettres d'adieux à ses proches et écrit au chef de section au ministère des Affaires étrangères d'ouvrir seul son bureau et de détruire toutes les lettres de la comtesse Larisch et de Marie Vetsera. Le 29 janvier, les deux invités, le comte Hoyos et le prince Philippe, arrivent à Mayerling. Ceux-ci ne soupçonnent pas la présence de Marie Vetsera. Rodolphe et Marie sont retrouvés morts au matin du 30 janvier 1889 dans le pavillon de chasse, tués par balles. Le prince héritier est enterré le 5 février dans la Crypte impériale de l’Eglise des Capucins à Vienne. Le voile reste épais concernant les circonstances de sa mort.



Mariages de : Rodolphe d Mariages / Enfants
DE A AVEC
Stéphanie de Belgique (v. 1864 - v. 1945)
   Enfant de : Rodolphe d Elisabeth d'Autriche () (v. 1883 - v. 1963)


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