Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Personnage

Ferdinand D'Orleans (v. 1810 - v. 1842)

Parents / Familles :

Père : Louis Philippe Ier Roi Des Français (v. 1773 - v. 1850)
Mère : Marie-Amélie de Bourbon-Sicile (v. 1782 - v. 1866)

Famille : Bourbon-Orléans

Ferdinand-Philippe d'Orléans, né le 3 septembre 1810 à Palerme, est l'ainé de Louis-Philippe Ier, roi des Français et de Marie Amélie de Bourbon, princesse des Deux-Siciles (1782 † 1866). Il reçut en naissant le titre de duc de Chartres. Le jeune prince avait 3 ans au moment de la chute de Napoléon Ier ; son père le confia d’abord aux soins de M. de Boismilon, puis il le plaça au collège de Henri IV en 1819 ; il voulut qu’il reçût une éducation libérale, sur le pied de la plus complète égalité avec les autres élèves. Il fit de brillantes études et suivit les cours de l’École polytechnique ; après un voyage en Angleterre et en Écosse en 1819, il alla rejoindre à Lunéville le 1er régiment de hussards, dont il venait d’être nommé colonel par Charles X.

Il était en garnison à Joigny quand éclata la Révolution de 1830 ; le duc de Chartres fit arborer la cocarde tricolore à son régiment et l’amena en toute hâte au secours des Parisiens insurgés ; arrêté provisoirement à Montrouge, et bientôt relâché, mais après avoir couru les plus grands dangers, il entra le 3 août dans Paris à la tête de son régiment, et devint bientôt duc d’Orléans et Prince royal. Un an après, il partit résolument avec son jeune frère le duc de Nemours, pour aller faire ses premières armes sous le maréchal Gérard ; on sait du reste que cette campagne ne fut guère qu’une promenade militaire. Entrés en Belgique en 1831, les princes s’empressèrent de visiter la plaine de Jemmapes, où leur père avait combattu en 1792.

Lors de l’insurrection de Lyon en novembre 1831, le prince royal alla avec le maréchal Soult au sein de cette ville ensanglantée, pour ramener à des sentiments d’ordre les populations ouvrières exaspérées par la misère. Il était à peine de retour à Paris que l’invasion du choléra lui offrit une nouvelle occasion de dévouement ; il paya de sa personne et se rendit à l’hôtel de ville de Paris au moment où le fléau sévissait avec le plus d’intensité ; cet acte de courage lui valut une médaille que lui décerna le conseil municipal de Paris. Quelques mois plus tard, le duc d’Orléans rentra en Belgique avec le commandement de la brigade d’avant-garde de l’armée du Nord. Le 20 novembre 1832, il était devant la citadelle d’Anvers ; il commanda la tranchée dans la nuit du 29 au 30 novembre, et son nom fut cité avec un éloge mérité dans le bulletin du lendemain. À l’attaque meurtrière de la lunette Saint-Laurent, il s’élança sur le parapet au milieu d’une grêle de projectiles de toute espèce pour diriger l’action et stimuler le courage de nos soldats.

Le duc d’Orléans se rendit en 1835 sur la terre d’Afrique, fit avec éclat la rude campagne de cette année et prit une part glorieuse au combat de l’Habrah, où il fut blessé, et à la prise de Mascara.

En 1836, il fit avec son frère Nemours, un voyage en Prusse ; c’est à la suite de ce voyage qu’il devint l’époux de la duchesse Hélène-Louise-Élisabeth de Mecklembourg-Schwerin, née le 24 janvier 1814, et fille de Frédéric-Louis, grand-duc héréditaire de Mecklembourg—Schwerin. Cette union fut célébrée le 30 mai 1837 ; des fêtes brillantes furent commencées. On sait l’affreuse catastrophe qui vint les interrompre. Le jeune prince consacra plus de 500.000 francs à soulager toutes les infortunes qui lui furent signalées.

Malgré mille résistances qu’il eut à vaincre, il retourna en Afrique et y fit une nouvelle campagne. L’armée sous ses ordres, passa à Djimilah les Portes de Fer, réputées infranchissables, et offrit à son jeune général cet arc de triomphe jeté par les Romains au milieu du désert. En mars 1840, le duc d’Orléans partit encore une fois pour l’Algérie, emmenant avec lui le duc d’Aumale, son jeune frère, dont il devait diriger les premiers travaux militaires. Aux combats de l’Affroun, de Londger, du bois des Oliviers, il déploya une intrépidité peu commune : chargé de diriger les dispositions d’attaque à la prise du Teniah de Mouzaïa, il commanda en personne la colonne attaquant la position de front, et eut la gloire de planter sur ces hauteurs la bannière tricolore de la France.

Rappelé en France après cette campagne, le duc d’Orléans consacra ses soins à l’agrandissement des forces militaires du pays et à l’amélioration physique et morale des soldats. Il organisa à Saint-Omer les chasseurs de Vincennes, devenus chasseurs d’Orléans et redevenus chasseurs de Vincennes à pied. Il jeta les bases d’une Histoire des Régiments, entreprise par ordre du ministre de la guerre, et écrivit en partie celle de deux régiments qui s’étaient trouvés sous ses ordres. Les arts et les lettres occupaient également ses loisirs, et trouvaient en lui un protecteur intelligent.

Une affreuse catastrophe brisa tout à coup cette existence si noblement remplie. De retour de Plombières, où il venait de conduire la duchesse d’Orléans, le prince royal se disposait à partir pour Saint-Omer, où il devait passer en revue une partie de l’armée d’opération sur la Marne, dont il venait de recevoir le commandement en chef, quand il se rendit le 13 juillet 1842 à Neuilly pour faire ses adieux à sa famille. Les chevaux de sa calèche s’étant emportés, le prince voulut s’élancer de la voiture et se brisa la tête sur le pavé ; quelques heures après il rendait le dernier soupir. Sa mort accidentelle prive Louis-Philippe d'un soutien qui lui manqua en 1848.

De son mariage avec Hélène de Mecklembourg-Schwerin (1814-1858 il eut deux enfants :

  • Philippe d'Orléans (1838 † 1894), comte de Paris qui épouse en 1864 Marie-Isabelle d'Orléans (1848-1919) (fille d'Antoine d'Orléans),
  • Robert d'Orléans (1840-1910). Il est l'arrière-grand-père d'Henri d'Orléans, « comte de Paris » et actuel prétendant orléaniste au trône de France.



Mariages de : Ferdinand D Mariages / Enfants
DE A AVEC
30/05/1837  Hélène Louise de Melklembourg-Schwerin (24/01/1824 - ?)
   Enfant de : Ferdinand D Philippe d'Orléans (v. 1838 - v. 1894)
   Enfant de : Ferdinand D Robert d'Orléans (v. 1840 - v. 1910)


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