Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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chronique Jeanne de Laval Reportage2

10/12/2015

 
 
 
La Chronique de Jeanne de Laval
 
Au
 
 
Coin des Curieux  
 
 
 
 
Ecoutez Jeanne elle vous conte les legendes Provencales 
 
 
Connaissez vous la légende du Roi René?
 
 
Voilà le souvenir de René installé en Provence et en Anjou. C’est là que va se développer la légende du « bon » roi René, déjà sous la plume du chroniqueur angevin Jean de Bourdigné qui en 1529 dresse le portrait édifiant d’un protecteur du pays et de l’Église,défenseur du peuple et amoureux de la paix. Depuis lors, le tableau n’a cessé d’être remodelé par les auteurs, au gré de leur inspiration et des enjeux de leur époque. Le roi René ne doit pas cette survie à ses rares succès politiques ou militaires ; il est d’ailleurs plutôt d’usage de souligner la faible intelligence de ce prince en cette matière - ainsi Shakespeare raille-t-il (dans son Henry VI) ce roi « miséreux, sans sujets, sans fortune et sans couronne ». Il ne la doit pas non plus à son œuvre littéraire, dont certains ont dénoncé la banalité voire la médiocrité. La légende tient peut-être au personnage, sans doute à son mécénat fastueux et à sa réputation - à réviser - de précurseur de la Renaissance, mais aussi à une dimension mémorielle dans ses anciens territoires qui, avec sa mort, perdirent leur statut de principautés, l’Anjou dès 1480 et la Provence l’année suivante. 
 
 Connaissez vous le vocabulaire du Bon Roi?
 
 
Apanage : territoire donné aux frères ou aux fils cadets d’un roi en compensation de leur exclusion de la couronne.
*Chanoine : clerc membre d’un chapitre (ou communauté) desservant une église cathédrale ou collégiale, titulaire d’un canonicat et bénéficiaire des revenus de sa prébende.
*Douaire : droit de l’épouse survivante sur certains biens de son mari défunt.
*Enfeu : niche funéraire à fond plat pratiquée dans les murs des églises pour y recevoir des tombes.
*Gisant : statue représentant un mort étendu.
*Meneau : montant vertical qui, avec une traverse de pierre horizontale, forment une croisée.
*Pilastre : membre vertical plat ou engagé dans un mur et formant une légère saillie.
 
 Connaissez vous La famille Sabran?
 
 
Delphine (ou Dauphine) de Signes et Elzéar (ou Elzias) de Sabran. Née à Puymichel en 1283, Delphine est la fille de Guillaume de Signes et de Delphine de Barras. Elzéar vit le jour au château de Roubians, près de Cabrières-d'Aigues en 1285. Il est le fils d'Ermangaud de Sabran et de Laudune d’Albe. Ils sont jeunes ces nouveaux époux : il a 13 ans et elle en a 15 ! Ils sont orphelins tous les deux et ont été élevés chacun dans un monastère. Ils voulaient se donner à Dieu. Elle rêvait de rester dans le monastère de son enfance à l'abbaye Sainte-Catherine près de la fontaine de Sorps (Fontaine l'Evêque) .
La famille de Sabran possédait un château à Baudinard, proche de l'abbaye. Lui, rêvait de croisades... Mais le roi a décidé pour eux. La chance est avec eux : ils ont les mêmes idées. Ils promettent à Dieu de rester à son entier service et de vivre l'un près de l'autre comme un frère près d'une soeur. Ils font voeu de chasteté en 1316 sous l'influence du franciscain François de Meyronnes. Dans cette volonté commune, ils se découvrent inséparables. Ils s'installent d'abord à Ansouis puis à Puymichel. Là, ils s'efforcent de faire connaître l'amour de Dieu à leur entourage. Bientôt, ils parviennent à prier avec les paysans. Leur bonheur est contagieux... Brillant, efficace et acharné, Elzéar devient rapidement un précieux bras droit pour le roi Robert d'Anjou, roi de Naples et comte de Provence.
 
Lors de ses déplacements en Provence ou auprès de la papauté d'Avignon, le roi Robert lui confia la régence de son royaume et le chargea de l'éducation de Charles, son fils aîné. Le jeune couple dut quitter ses chères collines de Provence pour s'établir à Naples dans les faste de la cour. La présence de Delphine à la cour était très appréciée par la reine Sancia, la seconde épouse du roi Robert qui en fit sa dame de compagnie. Là n'était pas leur rêve commun de simplicité, mais ils se donnèrent beaucoup de mal pour rester attentifs à chacun et rayonnants de foi. En 1323, Elzéar fut chargé par le roi de négocier à Paris le second mariage de Charles de Calabre, l’héritier du comté de Provence et du royaume de Naples, avec Marie de Valois. Ce fut au cours de cette ambassade qu’il mourut le 27 septembre. Il fut inhumé dans l'église des franciscains de la ville d'Apt. Par deux fois sa canonisation fut demandée à Avignon. Il finit par être canonisé le 15 avril 1369, dans la Basilique Saint-Pierre de Rome, par le pape Urbain V qui était son filleul. Delphine le pleura longtemps et ne retrouva sa paix intérieure que lorsqu'elle décida de tout quitter.
 
Comme François d'Assise, elle distribua ses biens aux plus démunis, se mit à s'habiller de robes simples et dormit par terre. Elle rejoignit le monastère des Frères mineurs de Saint-François, au fond de la vallée d'Apt. La petite masure près du Calavon où elle s'installa avec quelques autres femmes était tout près de la chapelle où reposait le corps d'Elzéar. Elle prit alors comme confesseur un jeune cordelier du nom d’André Durand qui allait tomber dans la séduction fascinante (ce sont ses propres termes) qu’elle exerçait sur son entourage. Grâce à lui nous savons qu’elle se vêtait de bure grossière et qu’elle allait quêter de porte en porte. La comtesse se flagellait régulièrement avec discipline et était sujette à des crises continuelles de larmes.
 
Pour se mortifier, elle lavait les pieds de ses servantes et baisait ceux des lépreux, à l’exemple de son époux. Le groupe de filles et de veuves qui l’entourait finit par partager toutes ses journées. Le matin était consacré à la messe et aux oraisons, l'après-midi l'étant aux visites, aux travaux de couture ou au ménage. Et la comtesse força l’admiration de ses servantes en participant avec elles à ces taches. Son entourage commençait à parler de ses miracles et à répandre vers l’extérieur les reliques de la comtesse. Ses linges, ses cheveux, ses eaux d’ablution et ses fioles de larmes étaient considérés comme de véritables talismans. Elle mourut le 26 novembre 1360.
 
Entre 1372 et 1376 Louis d’Anjou, décida de financer de ses propres deniers les frais de procès en canonisation de la femme de saint Elzéar. Ce fut un échec. A leur tour, les États de Provence, réunis à Apt, le 18 avril 1382, demandèrent à Clément VII la canonisation de la "femme du comte d’Ariano qui gît céans, nommée Delphine, de qui le mari saint Alziaire fut canonisé par le pape Urbain". Le pontife accueillit leur demande et classa le dossier. Elle est toutefois nommée dans le martyrologe franciscain, et honorée le 26 novembre. Les reliques d'Elzéar sont conservées avec celle de sa virginale épouse dans l'église d'Ansouis et dans la cathédrale Sainte-Anne d’Apt.
 
 
 
 Connaissez vous 
 
La
 
Légende de la Tarasque
 
 
 
 
 
 Selon la tradition la Tarasque aurait donné son nom à Tarascon, il est intéressant de retrouver la forme la plus ancienne de ce toponyme. C'est Tarouscon, attestée iie siècle, dans Strabon.
. Elle guettait les voyageurs passant le Rhône pour s'en repaître, semant la terreur dans tout Tarascon.

« Il y avait, à cette époque, sur les rives du Rhône, dans un marais entre Arles et Avignon, un dragon, moitié animal, moitié poisson, plus épais qu'un bœuf, plus long qu'un cheval, avec des dents semblables à des épées et grosses comme des cornes ; il se cachait dans le fleuve d'où il ôtait la vie à tous les passants et submergeait les navires.Ce monstre androphage, de tradition pré-romaine, apparaît dans la galerie Nord du cloître de l'abbaye de Montmajour sous la forme de deux têtes ornant des consoles de la galerie Nord.

La première console, située près de l'enfeu de l'abbé Jean Hugolen (14051430), montre la Tarasque en train de dévorer la tête d'un homme qu'elle traîne sur le ventre. La seconde orne une console qui se trouve à l'opposé à l'angle Nord-Est du cloître. Le monstre finit de dévorer une personne dont on distingue encore le corps au fond de sa gueule.

Ces figurations de la bête de fine qualité et de grande expression se retrouve à Saint-Trophime d'Arles, à Saint-Paul de Mausole, près de Saint Remy de Provence et à Saint-Michel-de-Frigolet, proche de Barbentane et semblent issues des consoles de l'amphithéâtre de Nîmes.

   Au cours de la Renaissance , le Grand schisme d'Occident étant fini  ce qui avait permis au comte de Provence d'être à nouveau roi de Naples il fallut exorciser les craintes. À Tarascon c'était les crues du fleuve. Et la légende des saintes de Béthanie, Marthe et sa sœur Marie, venues évangéliser la Provence et faire fuir tous ses maux, reprit vie. On trouva même une date précise à leur arrivée. Elles avaient débarqué aux Saintes Marie de la Mer en l'an de grâce48. Et Marthe avait donc dominé la Tarasque peu après. De plus, tous se souvenaient de la piété des rois de France qui étaient venus pèleriner sur le tombeau de la sainte à Tarascon. Tout d'abord, Clovis, qui était tombé malade au cours du siège dAvignon et qu'elle avait guéri, puisLouis IX, qui était devenu saint, et son frère Charles Ier Comte de Provence et Roi de Naples. Et l'actuel roi René était leur successeur Cette légende donna naissance à des festivités, créées par le Roi René d'Anjou en 1469. Elles se déroulaient alors sur deux jours, le second dimanche après la Pantecôte, et reprenaient ensuite le 9 Juillet pour la fête de Marthe, patronne de Tarascon.

Le Bon roi les présida jusqu'en 1474 date à laquelle il créa l'ordre des Tarasquaires Ces fêtes étaient destinées à exorciser le mal qui, pour les riverains du Rhône, se traduisait par les débordements intempestifs du fleuve. On accusait, entre autres choses, la Tarasque de bousculer les digues péniblement établies, de rompre de ses coups de queue les barrages qui empêchaient les eaux d'inonder la Camargues. On fabriqua alors un monstre qu'on lâchait dans les rues.

 

 

                                                                

 

 

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