Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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dans mon rêve il y avait un chateau Suite3

02/12/2015


 

La chambre du Dauphin

 

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Chambre du dauphin

 À partir de la cour de Marbre, c’est après avoir traversé une salle des Gardes et deux antichambres que l’on accède à la chambre du Dauphin. La fonction de la pièce, tout comme ses dimensions et son décor, datent de 1747. Auparavant, il y avait là un cabinet plus petit, successivement cabinet doré de Monseigneur qui y exposait les tableaux de sa collection, puis cabinet de travail du Régent qui y mourut en 1723. Comme pour tous les travaux de décoration menés au temps où il fut Premier architecte du Roi (de 1742 à 1775), Gabriel fournit les dessins pour cette chambre. Selon l’usage, l’alcôve fut tendue de soieries alors que le reste de la pièce était lambrissé de chêne sculpté (ici dans l’atelier de Jacques Verberckt, qui réalisa alors la plupart des boiseries destinées à Versailles) rechampi blanc et or, c’est-à-dire à fond blanc et motifs dorés.


Le lit du Dauphin ayant disparu, il a été remplacé par un lit « à la duchesse » – c’est-à-dire dont l’impériale n’est pas soutenue par des piliers – exécuté vers 1740 pour la marquise de Créquy ; ses étoffes sont ornées de motifs de rinceaux et de médaillons réalisés au petit point ; celui du dosseret représente Le sommeil du berger Endymion. Sur la console se trouve un globe terrestre et une sphère armiliaire de Guillaume de l’Isle (1705). Un portrait de la Dauphine Marie-Thérèse Raphaëlle d’Espagne est accroché sur le mur Nord.

 

La seconde antichambre du Dauphin

 

 Les deux tiers de cette salle correspondent au cabinet des Glaces de Monseigneur, qui était l’une des pièces les plus somptueuses de son appartement. Dans le parquet de marqueterie s’inscrivaient les chiffres entrelacés du prince et de son épouse. Le plafond et les murs étaient entièrement revêtus de miroirs enchâssés dans des encadrements de marqueterie d’ébène, d’étain et de cuivre où se réfléchissaient les gemmes enrichies de pierres précieuses, les porcelaines et les cristaux de roche, posés sur des consoles de bois doré. En 1747, la pièce fut agrandie et son merveilleux décor disparut pour faire place à de simples boiseries. La collection de peintures présente dans cette salle est de Jean-Marc Nattier ; on y trouve des portraits de Mesdames, les filles de Louis XV. 

 

Les appartements de Mesdames

 

Les appartements de Mesdames sont symétriques des appartements du Dauphin et de la Dauphine. Comme eux, ils ont été transformés en salles de musée par Louis-Philippe et récemment restitués dans leur état d’appartements princiers. Mesdames, comme on appelait les six filles de Louis XV, s’y installèrent à partir de 1752, mais seulement deux d’entre elles, Adélaïde et Victoire – qui ne se marièrent pas et vécurent longtemps – les habitèrent jusqu'à la Révolution. 

La première antichambre de Madame Victoire

 

 C’est l’ancien cabinet des bains de Louis XIV : les murs et le sol étaient alors revêtus d’une marqueterie de marbres polychromes, et l’on voyait une grande piscine octogonale en marbre de Rance, qui se trouve aujourd’hui à l’Orangerie. Cabinet intérieur du comte de Toulouse de 1692 à 1724, de la comtesse de Toulouse de 1724 à 1750 et enfin de Madame Adélaïde de 1752 à 1753. Chambre de Madame Sophie de 1755 à 1767, elle devient alors la première antichambre de cette princesse, puis en 1769 celle de Madame Victoire.

Au-dessus des portes sont placés les portraits de deux ministres de Louis XV : le duc de Choiseul-Stainville par Louis-Michel Van Loo, et le duc de Choiseul-Praslin, par Alexandre Roslin. La commode en vernis Martin a été livrée en 1756 pour Madame Adélaïde.

 

La seconde antichambre de Madame Victoire

 

 

 

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Seconde antichambre de Madame Victoire

C’est l’ancienne chambre des bains, dont le sol et les murs étaient revêtus de marbre ; au fond, dans une alcôve encadrée de colonnes de marbre, était placé un lit de repos. De cette époque datent les volets des fenêtres, avec leur beau décor de dauphins et de congélations.
Ce fut ensuite la chambre du comte de Toulouse, puis de la comtesse de Toulouse, puis de Madame Adélaïde et enfin de Madame Victoire lorsqu’elle partageait cet appartement avec ses sœurs Sophie et Louise. En 1767, on supprima l’alcôve et la pièce devint la seconde antichambre.

Les boiseries ont été faites vraisemblablement pour Madame Victoire. Les tableaux des dessus-de-porte, représentant des Fables de La Fontaine, ont été peints par Oudry pour le Dauphin. La commode de Riesener provient de la pièce des Nobles de la comtesse d’Artois dans l’aile du Midi. Un paravent de la Savonnerie d’après Blain de Fontenay et un cartel « au Chinois » en vernis Martin complètent l’ameublement.

 

Le grand cabinet de Madame Victoiretoire

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Grand cabinet de Madame Victoire

 

 

 

À l’origine, ce fut le cabinet octogone de l’appartement des Bains de Louis XIV, l’une des créations les plus originales du Roi-Soleil, dont la richesse en marbres, sculptures et peintures, surpassait celle du Grand Appartement. En 1763, Mesdames obtinrent que son décor démodé fût remplacé ; de cette transformation subsistent la corniche, les boiseries aux angles de la pièce, ainsi que la belle cheminée. Un clavecin de Blanchet rappelle que Mme Victoire jouait admirablement de cet instrument, et que Mozart lui dédia ses six premières sonates pour clavecin. 

 

La chambre de Madame Victoire

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Chambre de Madame Victoire

 

 Ce fut l’antichambre ionique de l’appartement des Bains, ainsi nommée en raison des douze colonnes de marbre qui la décoraient. Seconde antichambre du comte de Toulouse, puis de la comtesse de Toulouse, puis de Madame Adélaïde et enfin de Mesdames cadettes, elle devint en 1767 la chambre de Madame Sophie et en 1769 celle de Madame Victoire.

Les belles boiseries sont l’œuvre d’Antoine Rousseau et la tenture d’alcôve en taffetas chiné reproduit le « meuble d’été » de Madame Victoire. En 1769, Péridiez livra les deux encoignures, qui furent vendues à la Révolution, passèrent en Russie,

 

Le cabinet intérieur de Madame Victoire

Cabinet intérieur de Madame Victoire

 

 

 

Cette élégante petite pièce et les deux suivantes n’en formaient qu’une seule à l’origine : c’était le vestibule dorique de l’appartement des Bains, séparé en trois travées par deux rangées de colonnes en marbre de Rance, qui subsistent encore derrière les boiseries. Ce vestibule fut cloisonné dès 1724 pour constituer deux antichambres pour le comte et la comtesse de Toulouse ; l’antichambre de cette princesse fut à son tour divisée en 1767 pour former ce petit salon et la bibliothèque suivante.
Antoine Rousseau est l’auteur des admirables boiseries dont certains éléments ont pu être remis en place, ainsi que la cheminée en sérancolin.

La commode a été livrée en 1768 par Foullet pour l’appartement de Madame Victoire ; elle supporte une coupe d’albâtre qui a appartenu à la princesse. La table à écrire a été exécutée par Levasseur pour Mesdames au château de Bellevue.

 

La bibliothèque de Madame Victoire

Bibliothèque de Madame Victoire

 

 Cette pièce fit d’abord partie de l’appartement suivant, puis elle fut rattachée à celui-ci. Elle est entresolée, et, dans l’entresol, se trouve un supplément de bibliothèque.Les armoires abritent quelques livres reliés aux armes de Mesdames, un coffret contenant une collection de cartes de géographie ayant appartenu à Madame Elisabeth, nièce de Mesdames, des éléments d’un service à café en porcelaine de Sèvres à décor chinois, livré en 1775 pour Madame Adélaïde, et une sonnette de table en vermeil au chiffre et aux armes de Madame Victoire.

Le petit bureau à pente a été livré pour Madame Sophie ou Madame Louise en 1760, à leur retour de l’abbaye de Fontevraud. Les chaises ont fait partie du mobilier de Madame Victoire au château de Bellevue. 

 

Le cabinet intérieur de Madame Adélaïde

Cabinet intérieur de Madame Adélaïde

 

 Cette petite pièce fut célèbre en son temps en tant que cabinet de laque rouge de Mme de Pompadour. En effet, la maîtresse de Louis XV, une fois devenue « l’amie » du roi en 1750, occupa ce qui allait par la suite devenir l’appartement de Madame Adélaïde ; elle y mourut d’ailleurs en 1764. Avec ses meubles du plus grand raffinement et ses souvenirs du château de Bellevue, la résidence préférée de Mesdames, l’aménagement actuel du cabinet intérieur de Madame Adélaïde évoque cette princesse qui, aux dires de la comtesse de Boigne « avait un besoin extrême des recherches inventées par le luxe ». 

 

La chambre de Madame Adélaïde

Chambre de Madame Adélaïde

 Ce fut la chambre à coucher du comte de Toulouse, fils légitimé de Louis XIV et de Françoise-Athénaïs de Montespan, de 1724 à 1737, du duc de Penthièvre, fils de ce dernier, de 1737 à 1744, et de la duchesse de Penthièvre de 1744 à 1750. Elle devint alors la chambre de la marquise de Pompadour, qui y mourut le 15 avril 1764. Chambre de Marie-Josèphe de Saxe en 1766, mais la Dauphine mourut, le 13 mars 1767, sans avoir pu s’y installer ; cependant, après sa mort, elle fut exposée ici sur un lit de parade. Chambre de Madame Victoire de 1767 à 1769, et enfin de Madame Adélaïde de 1769 à 1789.

Les boiseries ont été vraisemblablement exécutées pour la Dauphine en 1766, à l’exception des bordures des dessus-de-porte, qui sont sans doute un « remploi » du décor de la chambre de madame de Pompadour : elles encadrent quatre peintures de Natoire représentant des allégories de la Peinture, de la Sculpture, de l’Architecture et de la Musique.

Dans l’alcôve, dont la tenture évoque le « meuble d’été » de Madame Adélaïde, sont accrochés les portraits de Louis XV par Carle Van Loo, et de Mesdames Sophie et Louise par Drouais. Sur la cheminée, un beau buste du Dauphin, frère de Madame Adélaïde, par Augustin Pajou. Les admirables sièges ont été exécutés vers 1770 par Nicolas-Quinibert Foliot et proviennent de l’ancien mobilier royal. 

 

Le grand cabinet de Madame Adélaïde

Grand cabinet de Madame Adélaïde

 

 C’est Madame de Pompadour qui donna à cette pièce sa forme actuelle, et la cheminée de sérancolin a été posée pour elle. Les riches boiseries qui l’ornaient ont entièrement disparu, mais on a pu rétablir la corniche faite pour Madame Adélaïde. Le petit orgue a vraisemblablement appartenu à cette princesse, ainsi que le violon dont « elle jouait supérieurement ».

Nattier a peint les portraits de ses sœurs aînées : Madame Elisabeth, duchesse de Parme, et Madame Henriette jouant de la basse viole : Madame Adélaïde avait placé ce dernier tableau dans son grand cabinet. En dessus-de-porte, Mesdames Victoire, Sophie et Louise par Drouais. Sur la cheminée, buste de Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI et nièce de Madame Adélaïde.

 

La salle des Hoquetons

Salle des Hoquetons

 

 On appelait « hoquetons », à cause de leur tunique, les gardes de la Prévôté de l’hôtel, qui étaient chargés de la police intérieure du château. Cette salle, où ils se tenaient habituellement, a reçu en 1672 un décor en trompe-l’œil représentant des trophées d’armes et des statues dans des niches feintes.

Madame de Pompadour avait divisé la salle pour former deux antichambres, qui servirent ensuite à la Dauphine, à Madame Victoire et enfin à Madame Adélaïde, mais qui n’ont pas été rétablies.
Dans les niches sont placées deux statues : un More en marbres polychromes provenant des collections des princes Borghese, et une admirable figure de femme drapée dont le corps est antique, mais dont la tête et les bras en bronze sont l’œuvre de l’Algarde, célèbre sculpteur romain du XVIIe siècle.

L’extraordinaire pendule de la Création du monde a été commandée par Joseph-François Dupleix, directeur général des Comptoirs français de l’Inde, qui voulait l’offrir à un prince indien : conçue par Passemant, elle a été réalisée en 1754 par l’horloger Joseph-Léonard Roque et le bronzier François-Thomas Germain. 

 

Les appartements de Marie-Antoinette

Le cabinet doré

Cabinet doré

 

 Quand elle était à Versailles, c’est dans son cabinet intérieur – la plus vaste des pièces privées de la reine – que Marie-Antoinette se retirait le plus souvent pour y recevoir ses enfants et ses amies, pour y jouer de la musique avec Grétry comme professeur, ou pour poser devant Mme Vigée-Lebrun, son peintre préféré. Créée pour Marie Leszczinska, cette pièce a été redécorée en 1783 d’après les dessins de Richard Mique, l’architecte de Marie-Antoinette. Les boiseries des frères Rousseau, ornées de sphinx et de trépieds antiques, rappellent la récente découverte de Pompéi et d’Herculanum. La plupart des meubles et objets d’art qui s’y trouvent aujourd’hui ont appartenu à la souveraine : ainsi en est-il, par exemple, de la commode, une des plus belles créations de Riesener, livrée pour sa chambre à Marly, ou des vases de Sèvres « à la chinoise », qui la surmontent, provenant de son appartement de Saint-Cloud.

Ce cabinet doré – ainsi appelé en raison de la profusion des ors des boiseries, des bronzes, des sièges – s’ouvre par une petite porte située à gauche de la cheminée sur un petit cabinet dont la peinture de couleurs en vernis Martin date des années 1750. C’est le seul témoignage original de la vogue que connut alors ce procédé qui voulait imiter la laque de Chine. Ses boiseries proviennent d’un arrière-cabinet de l’appartement de Marie-Josèphe de Saxe situé au rez-de-chaussée ; c’est Marie-Antoinette elle-même qui fit remonter ce décor créé pour sa belle-mère. 

 

le cabinet de la Méridienne

Cabinet de la Méridienne

 La forme particulière de ce boudoir, avec ses pans coupés, permettait au service de la reine de passer de la grande chambre vers les autres cabinets sans déranger la souveraine qui, à la mi-journée, venait s’y reposer, d’où le nom de Méridienne. C’est en 1781, après que Marie-Antoinette eut enfin donné naissance à un héritier, que la pièce reçut son décor de boiseries dont les motifs se retrouvent en bronze appliqués sur les portes vitrées. Le dauphin que l’on y voit évoque l’enfant, tandis que les roses, l’aigle des Habsbourg et le paon, attribut de la déesse Junon, sont des allusions à la personne de la reine.

 

Le cabinet du Billard

Cabinet du Billard

 

 Au second étage, la reine disposait d’autres cabinets. L’un d’eux, dont les soieries viennent d’être restituées et les canapés par J. Jacob replacés, servait de salle de billard. 

 

L'appartement de la marquise de Pompadour

Appartement de Madame de Pompadour

 

 Cet appartement, d’où l’on jouit d’une vue magnifique sur le parterre du Nord et la forêt de Marly, est situé dans l’attique surmontant le Grand Appartement du Roi, au-dessus des salons de Mercure et d’Apollon. Il fut d’abord habité, en 1743-1744, par la duchesse de Châteauroux et sa sœur la duchesse de Lauraguais. Après la mort de Madame de Châteauroux, Louis XV le donna à Madame de Pompadour, qui l’occupa de 1745 à 1750.

On traverse une garde-robe aux habits, où l’on rangeait les robes de la favorite et au-dessus de laquelle se trouve la chambre de la femme de chambre de veille. A gauche, quelques marches conduisent à la calotte du salon de la Guerre, autour de laquelle Louis XV avait fait aménager quelques pièces minuscules, tendues de damas de différentes couleurs, et aujourd’hui disparues.
De là on traverse deux cabinets et le salon de compagnie, qui fut d’abord la chambre de Madame de Châteauroux, puis, jusqu’en 1748, celle de Madame de Pompadour. Les belles boiseries étaient peintes en vernis Martin blanc et vert. Le mobilier de qualité qu’on y voit aujourd’hui date du XVIIIe siècle, mais il n’a pas appartenu à Madame de Pompadour. Derrière l’alcôve, se trouvent un cabinet de chaise et une chambre de domestique.
Les deux pièces suivantes n’en formaient qu’une à l’origine : c’était le salon de compagnie, qui fut divisé en 1748 pour former une antichambre et la nouvelle chambre de Madame de Pompadour, dont les boiseries sont l’œuvre de Verberckt.
Au-delà de la chambre, se trouvaient deux antichambres, aujourd’hui disparues, dont l’une servait de salle à manger. A proximité, la favorite avait fait placer une « chaise volante », véritable petit ascenseur que l’on manœuvrait au moyen d’une roue et d’un contrepoids.
En 1750, les relations entre Louis XV et la marquise changèrent de nature : ayant cessé d’être sa maîtresse, elle resta cependant son amie et sa confidente. C’est alors qu’elle quitta cet appartement pour s’installer au rez-de-chaussée du château, où les filles cadettes du Roi ne tardèrent pas à devenir ses voisines.

 

LA GALERIE DES BATAILLES

 

La galerie des Batailles est le vestige le plus important des Galeries historiques créées dans le château de Versailles par Louis-Philippe. Elle occupe quasiment la totalité de l’étage de l’aile sud du Château et est décorée d'une trentaine de gigantesques toiles célébrant des victoires françaises.

Le plus grand espace des Galeries historiques de Versailles est la galerie des Batailles. Elle occupe quasiment la totalité de l’étage de l’aile sud du Château sur deux niveaux, jusqu’aux toitures. Conçue et réalisée à partir de 1833, elle est inaugurée solennellement le 10 juin 1837 et marque alors le point fort de la visite du musée.

Louis-Philippe y réunit trente-trois tableaux représentant les grandes batailles qui ont fait la France depuis celle de Tolbiac, en 496, jusqu’à celle de Wagram, en 1809. Toutes les dynasties qui ont régné sur la France y ont leur place - Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbons - auxquelles s’ajoutent la Révolution et Napoléon Ier. Son message est simple : la France s’est faite dans des combats contre des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur ; elle est désormais glorieuse, apaisée et prête à entrer dans une ère nouvelle fondée sur la paix et la prospérité.

Les quatre plus grands tableaux sont des commandes des régimes précédents, l’Empire - Austerlitz de Gérard - et la Restauration - l’Entrée d’Henri IV à Paris de Gérard, Bouvines et Fontenoy d’Horace Vernet. Tous les autres ont été réalisés pour la galerie entre 1834 et 1845 par les peintres d’histoire du moment, Alaux, Bouchot, Couder, Delacroix, E. Devéria, Féron, Fragonard fils, Franque, Heim, Larivière, Mauzaisse, Picot, les frères Scheffer, Schnetz, Schopin, Steuben et H. Vernet.

L’architecture de la galerie, élaborée par Frédéric Nepveu, sans doute avec les conseils de Pierre-Léonard Fontaine, évoque les projets de celui-ci pour la Grande galerie du Louvre sous le Consulat et l’Empire. Elle constitue un espace solennel, rythmé par des avant-corps de colonnes, éclairé par des verrières à la voûte et richement décoré de marbres et de stucs peints et dorés.

La galerie est aussi conçue comme un panthéon des gloires nationales puisqu’elle présente une série de quatre-vingt bustes d’officiers célèbres morts au combat ainsi que des plaques de bronze portant les noms de beaucoup d’autres.

Depuis son inauguration, la galerie est restée intacte, complète de l’ensemble des œuvres commandées par le Roi-citoyen pour son ornement. Elle reste l’un des plus impressionnants témoignages du projet de Louis-Philippe pour Versailles et l’un des plus beaux exemples des grands aménagements de musées au XIXe siècle. 

 

L'OPÉRA ROYAL

 

  L’Opéra Royal est une œuvre majeure de l’architecte Ange-Jacques Gabriel. Plus grande salle de spectacles d’Europe lors de son inauguration en 1770, il constitue une véritable prouesse de technique et de raffinement décoratif. Théâtre de la vie monarchique puis républicaine, il accueille au long de son histoire des festivités, des spectacles et des débats parlementaires.

Envisagée dès le règne de Louis XIV, la construction de l’Opéra Royal est finalement menée à bien par son successeur, Louis XV, entre 1748 et 1770.

Les architectes du Roi Soleil ont en effet travaillé sur les plans d’une grande salle de spectacles située à l’extrémité de l’aile du Nord, à l’emplacement de l’actuel Opéra Royal. La construction n’a cependant pas démarré sous son règne. A partir de 1748, Ange-Jacques Gabriel, l’architecte du Petit Trianon, reprend les plans de ses prédécesseurs. Les premiers de travaux de gros œuvre sont exécutés. Les difficultés financières et les atermoiements quant à l’aménagement intérieur conduisent à les interrompre en 1756 ; ils reprennent entre 1763 et 1765 avant d’être à nouveau arrêtés.

La décision de terminer l’Opéra Royal intervient en 1768, lorsqu’est conclu le mariage du Dauphin, futur Louis XVI, et de Marie-Antoinette, fille de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Un lieu doit être trouvé pour célébrer les festivités. Assisté du machiniste Blaise-Henri Arnoult, Gabriel met la touche finale aux plans de l’Opéra Royal. Celui-ci est achevé en 2 ans au terme d’un chantier pharaonique sur lequel travaillent nuit et jour des centaines d’ouvriers. Plus grande salle de spectacles d’Europe au moment de son inauguration, l’Opéra Royal constitue un véritable chef-d’œuvre de technique et de raffinement décoratif.

Arnoult le conçoit en effet de manière à accueillir soit des spectacles soit des festivités. Lors des grandes réceptions, le plancher de la salle est rehaussé au niveau de la scène par des crics toujours en place, formant un gigantesque plateau d’environ 50 m sur 20 m. En revanche, dans la configuration spectacles, l'Opéra Royal accueille jusqu’à 1336 spectateurs ; une machinerie répartie sur 35 m de hauteur permet d’effectuer des changements de décors spectaculaires à la vue du public. La salle, entièrement exécutée en bois, dispose en outre d’une acoustique exceptionnelle.

L’aménagement intérieur combine innovation et classicisme. En remplaçant les loges par des balcons superposés, Gabriel améliore le confort visuel et l’acoustique de la salle. Au dernier étage, des miroirs reflètent des demi-lustres, créant un effet de profondeur et de légèreté. De grands artistes contemporains participent au chantier : Augustin Pajou est chargé du décor sculpté et exécute lui-même les boiseries des loges tandis que Louis-Jacques Durameau supervise le décor peint et réalise le grand plafond, Apollon préparant des couronnes aux hommes illustres dans les Arts.Au long de son histoire, l’Opéra Royal a été à la fois un lieu de spectacles et de festivités et le théâtre d’événements marquants de l’histoire de France.

Le 16 mai 1770, la salle est inaugurée lors du festin de mariage du Dauphin et de Marie-Antoinette. Les premières représentations ont lieu le 17 mai (Persée de Lully) et le 23 mai (Athalie de Racine). Dans les dernières années de l’Ancien Régime, l’Opéra Royal accueille les festivités données pour les membres les plus éminents de la famille royale : mariages des comtes de Provence et d’Artois, futurs Louis XVIII et Charles X, naissance du Dauphin... Le 1er octobre 1789, sur la scène de l’Opéra Royal, les Gardes du Corps donnent en l’honneur du régiment de Flandres un banquet au cours duquel la famille royale est acclamée. Selon la rumeur, la cocarde révolutionnaire aurait de surcroit été piétinée, ce qui déclenche la colère du peuple parisien et, par ricochet, le départ du roi de Versailles le 6 octobre 1789.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au XIXe siècle, l’Opéra Royal participe aux destins successifs voulus par les différents régimes pour le château de Versailles. En 1837, les galeries historiques de Louis-Philippe y sont inaugurées. En 1855, Napoléon III y donne un souper en l’honneur de la reine Victoria. De 1871 à 1875, il accueille les parlementaires, en devenant le siège temporaire de l’Assemblée Nationale, puis du Sénat, de 1876 à 1879.

 LA GALERIE DES GLACES

 

 

La galerie des Glaces

La Grande Galerie, comme on la nommait au XVIIe siècle, servait quotidiennement de lieu de passage, d’attente et de rencontres, fréquenté par les courtisans et le public des visiteurs.

Après la victoire sur les trois puissances liguées, représentées au salon de la Guerre, la galerie exalte tout au long de ses soixante-treize mètres le succès politique, économique et artistique de la France. Succès politique : les trente compositions de la voûte peinte par Le Brun illustrent l’histoire glorieuse de Louis XIV durant les dix-huit premières années de son gouvernement personnel, depuis 1661 jusqu’à la paix de Nimègue. Ainsi, victoires militaires et diplomatiques aussi bien que réformes en vue de la réorganisation du royaume y sont traitées sous forme d’allégories à l’antique. Prospérité économique : par leurs dimensions et par leur nombre, les trois cent cinquante-sept miroirs qui ornent les dix-sept arcades faisant face aux fenêtres attestent que la nouvelle manufacture française de glaces est capable de ravir à Venise le monopole des miroirs, alors objets de grand luxe. Réussite artistique : les pilastres de marbre de Rance s’ornent de chapiteaux de bronze doré d’un modèle nouveau dit de « l’ordre français » ; créé par Le Brun à la demande de Colbert, il présente des emblèmes nationaux : une fleur de lys surmontée du soleil royal entre deux coqs français.

La Grande Galerie servait quotidiennement de lieu de passage, d’attente et de rencontres, fréquenté par les courtisans et le public des visiteurs. Elle ne fut le cadre de cérémonies qu’exceptionnellement, lorsque les souverains voulurent donner le plus grand éclat à des réceptions diplomatiques ou à des divertissements (bals ou jeux) offerts à l’occasion de mariages princiers. Le trône était alors installé sur une estrade tout au bout de la galerie, du côté du salon de la Paix dont l’arcade était fermée. Cependant, la mise en scène du pouvoir atteint rarement un tel degré d’ostentation : ainsi le doge de Gênes en 1685 et les ambassadeurs de Siam (1686), de Perse (1715), de l’Empire ottoman (1742) eurent-ils à traverser toute la galerie, sous les yeux de la Cour massée de chaque côté sur des gradins ! Il y eut aussi les fêtes du mariage du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV en 1697, du fils de Louis XV en 1745 et enfin le bal masqué pour le mariage de Marie-Antoinette et du Dauphin, futur Louis XVI, en mai 1770… C’est également ici que fut signé le 28 juin 1919 le traité de Versailles qui mettait fin à la Première Guerre mondiale. Depuis, les présidents de la République continuent à y recevoir les hôtes officiels de la France.

La Galerie des Glaces a été restaurée en 2007 grâce au mécénat de compétences de la société Vinci, Grand Mécène du Ministère de la Culture et de la Communication.

 

LE SALON DE LA GUERRE

C’est à partir de 1678 que Mansart entreprit la construction du salon de la Guerre. La décoration, achevée par Le Brun en 1686, exalte les victoires militaires qui aboutirent à la paix de Nimègue. Les murs sont revêtus de panneaux de marbre ornés de six trophées et de chutes d’armes en bronze doré. Le mur du côté du salon d’Apollon est occupé par un bas-relief ovale en stuc représentant Louis XIV à cheval foulant aux pieds ses ennemis. Ce chef-d’œuvre de Coysevox est surmonté de deux Renommées dorées et soutenu par deux captifs enchaînés. Au-dessous, dans le bas-relief occultant l’ouverture d’une fausse cheminée, Clio écrit pour l’avenir l’histoire du Roi. Le plafond, qui a été peint par Le Brun, représente au centre La France armée assise sur un nuage, entourée de Victoires. Un portrait de Louis XIV orne son bouclier. Dans les voussures sont réparties ses trois ennemies vaincues : l’Allemagne à genoux, avec un aigle ; l’Espagne menaçante, avec un lion rugissant et la Hollande renversée sur un lion. La quatrième représente Bellone, déesse de la guerre, en fureur entre la Rébellion et la Discorde. 

 

LE SALON DE LA PAIX

Le salon de la Paix présente le même décor de panneaux de marbre et de trophées d’armes de bronzes dorés et ciselés que le salon de la Guerre qui lui est symétrique. Toutefois, Le Brun a orné la coupole et les voussures des bienfaits de la paix donnée par la France à l’Europe. Ce salon fut, dès la fin du règne de Louis XIV, séparé de la galerie par une cloison mobile et considéré comme faisant partie du Grand Appartement de la Reine dont il constitua dès lors la dernière pièce. C’est là que sous Louis XV, Marie Leszczinska donna chaque dimanche des concerts de musique profane ou religieuse qui jouèrent un rôle important dans la vie musicale de Versailles, et que, sous le règne suivant, Marie-Antoinette tint son jeu.

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