Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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dans mon rêve il y avait un chateau Suite2

01/12/2015

  d'abord dans

 

Le Grand Appartement de la Reine

   


Donnant sur le parterre du Midi, le Grand Appartement de la Reine est symétrique du Grand Appartement du Roi. Mais, contrairement au souverain qui, dès le règne de Louis XIV, délaissa son Grand Appartement, la reine continua d’occuper le sien, ce qui explique que le décor en fut plusieurs fois modifié au cours du XVIIIe siècle.

La chambre de la Reine

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Chambre de la Reine

La chambre est la pièce principale de l’appartement, celle où la reine se tenait le plus souvent. Elle y dormait, souvent rejointe par le roi. Le matin, elle y recevait durant et après sa Toilette qui constituait un moment de cour aussi réglementé par l’étiquette que le Lever du roi. C’est là encore qu’avaient lieu les accouchements en public : dix-neuf « Enfants de France » y sont nés. Le décor conserve le souvenir des trois reines qui ont occupé la pièce : le compartimentage du plafond remonte à la reine Marie-Thérèse, mais les peintures en grisaille par Boucher ont été réalisées pour Marie Leszczinska, ainsi d’ailleurs que les boiseries. Tous ces éléments ont été conservés du temps de Marie-Antoinette pour laquelle seuls le mobilier et la cheminée ont été livrés de neuf. ors de l’invasion du château par les émeutiers le 6 octobre 1789, Marie-Antoinette parvint à leur échapper par la petite porte gauche de l’alcôve ouvrant sur un corridor donnant accès aux cabinets intérieurs de la Reine, une douzaine de petites pièces réservées à sa vie privée et à son service. À la Révolution, le château ne fut pas pillé, mais ses meubles furent dispersés lors de ventes aux enchères qui durèrent une année entière. Certains ont pu être retrouvés, comme le serre-bijoux de Schwerdfeger qui se trouve à gauche du lit, ou comme l’écran de cheminée ; d’autres ont été remplacés par des pièces équivalentes : tel est le cas des sièges livrés en partie pour la comtesse de Provence, belle-sœur de la reine, et en partie pour la visite du roi de Suède Gustave III. Quant aux étoffes qui tendent le lit et les murs, elles ont été retissées à Lyon d’après les cartons originaux conservés. Le lit et la balustrade ont été resculptés d’après des documents anciens.

 

Le salon des Nobles

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Salon des Nobles

 

 

Antichambre sous la reine Marie-Thérèse, c’est dans cette salle que Marie Leszczinska accordait ses audiences solennelles, assise sous un dais. Elle y tenait également son cercle, comme on appelait ce temps de conversation réglé avec les dames de la Cour. Marie-Antoinette fit refaire entièrement la décoration, ne conservant que les peintures du plafond, et pour elle, on tendit les murs de damas vert pomme bordé d’un large galon d’or. Un nouveau mobilier fut livré, à la fois extrêmement moderne et raffiné. En effet, pour les majestueuses commodes et encoignures destinées à cette pièce, Riesener, l’ébéniste préféré de la reine, sacrifia à la dernière mode anglaise, abandonnant ses marqueteries fleuries habituelles pour de grands à-plats d’acajou, tandis que les bronzes dorés ainsi que les tablettes de marbre bleu turquin de ce majestueux ensemble étaient assortis à ceux de la cheminée, elle aussi nouvelle. 


 

 

L'antichambre du grand Couvert

 

 

 

                                     

 

 

L’antichambre du Grand Couvert

C’est dans l’antichambre la reine qu’avaient lieu les repas publics dont le fastueux rituel attirait beaucoup de

monde. Seuls les membres de la famille royale pouvaient prendre place à table et, devant eux, assises, les duchesses, princesses ou titulaires de grandes charges ayant le privilège du tabouret, puis, debout, les autres dames et les personnes qui, de par leur rang ou avec l’autorisation des huissiers, avaient pu entrer. Louis XIV s’astreignait à cette représentation presque tous les soirs ; Louis XV lui préféra bien souvent les soupers intimes ; quant à Louis XVI et à Marie-Antoinette, un témoignage du temps nous rapporte que « la Reine se mettait à la gauche du Roi. Ils tournaient le dos à la cheminée. […] Le Roi mangeait de bon appétit, mais la Reine n’ôtait pas ses gants et ne déployait pas sa serviette, en quoi elle avait grand tort ». Contre cet ennui, Marie-Antoinette demanda qu’il y ait toujours musique au Grand Couvert et à cette fin, une tribune pour les musiciens fut aménagée dans la pièce.

La salle des Gardes

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Salle des GardesAu débouché de l’escalier de la Reine, dit aussi « escalier de Marbre », on pénétrait dans le Grand Appartement de la Reine par cette salle des Gardes où, jour et nuit, douze gardes du corps accomplissaient leur service auprès de la souveraine. À Versailles, seuls le roi, la reine et le dauphin pouvaient ainsi disposer d’une garde personnelle composée de soldats appartenant à ces unités d’élite qu’étaient les quatre compagnies des Gardes du corps du Roi. La grande salle suivante, dite aujourd’hui « salle du Sacre », leur était d’ailleurs affectée. Elle servait de corps de garde.

La salle des Gardes de la Reine est la seule pièce de l’enfilade dont le décor du XVIIe siècle a été conservé : la reine n’ayant pas l’occasion de s’y tenir, il ne parut jamais nécessaire de le moderniser. C’est pourquoi on y voit encore les lambris de marbre caractéristiques du premier état des Grands Appartements ainsi que des peintures, placées là en 1680, qui proviennent de l’ancien salon de Jupiter, devenu salon de la Guerre.

« Le service des Gardes du corps, au Château, consistait à monter la garde aux portes des appartements, à prendre les armes quand les princes passaient, à garnir la chapelle pendant la messe et à escorter les dîners de la famille royale. Ils devaient connaître les ducs et pairs, car, à leur passage, la sentinelle devait porter les armes et frapper deux coups du talon droit. De même, cette sentinelle devait ouvrir la porte et ne pas la laisser ouvrir ; mais l’on sent que le garde était lui-même très-aise qu’on l’exemptât de toutes ces fonctions ».

C’est par ici que le 6 octobre 1789, à l’aube, les assaillants venus réclamer du pain au roi, tentèrent d’atteindre les appartements de la Reine, avant qu’une femme de chambre prévenue par un garde du corps ne verrouille la porte du Grand Couvert et conseille à la reine de se sauver. Rebroussant chemin, les assaillants tentèrent alors de pénétrer par la salle des Gardes du Roi. 

L'Appartement intérieur du Roi

Le Petit Appartement du Roi, les "salles neuves" et les cabinets voisins s’éclairent à droite sur la cour de Marbre et sur la cour Royale. A l’écart du tumulte des Grands Appartements, ils sont situés au premier étage du corps central du Château et sont devenus, au XVIIIe siècle, un véritable appartement d’habitation et de travail au décor raffiné.

 

La chambre de Louis XV

 

 

Non loin de la grande « chambre de Louis XIV » aussi incommode que majestueuse, Louis XV se fit installer en 1738 une nouvelle chambre plus petite et exposée au sud, donc plus aisée à chauffer. Il y mourut le 10 mai 1774 à une heure de l’après-midi. Le sculpteur Jacques Verbeckt en exécuta les boiseries et notamment les grands palmiers et les armes royales qui décorent la séparation d’alcôve. Les seules modifications ordonnées pour Louis XVI consistèrent dans la création d’une précieuse petite pièce de garde-robe à laquelle mène une petite porte située à gauche, ainsi que dans la livraison d’un nouvel ameublement dont le lampas broché d’or reproduit la tenture d’alcôve qui s’y trouvait en 1789.

 

Le cabinet de Garde-robe de Louis XVI

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 Ultime chef-d’œuvre de l’art royal versaillais exécuté à la veille de la Révolution, le cabinet de Garde-robe est un des rares aménagements d’ampleur entrepris par Louis XVI dans l’appartement privé. La garde-robe de Louis XVI, revêtue de boiseries sculptées et couronnées par une corniche d’architecture, est exceptionnelle par son extrême raffinement. La sculpture de cet ensemble fut confiée aux ciseaux des frères sculpteurs Jean-Siméon et Jean-Hugues Rousseau, qui signèrent lors de leur dernière intervention au Château une de leurs plus brillantes productions. Dans un registre néo-classique, les décors sculptés et dorés déclinent les grands domaines du gouvernement : le commerce, l’agriculture, la marine, la guerre, les sciences et les arts. Rien de futile dans ce programme iconographique, qui évoque plus un cabinet de travail, à l’instar d’un « studiolo » de la Renaissance italienne, qu’une pièce de commodité comme l’indique son appellation de garde-robe. Il s’agit, en effet, d’un lieu consacré au travail, sorte d’arrière-cabinet plus intime que le cabinet d’angle. Le caractère sérieux et appliqué du souverain transparaît ici, loin des thèmes légers voire convenus qui se déployaient dans les décors réalisés pour son prédécesseur. Selon un principe habituel au XVIIIe siècle, cet ensemble est traité en harmonie blanc et or : tous les éléments moulurés et les parties sculptées sont dorés à la détrempe et se détachent sur une peinture à la colle de teinte blanche. Le sol est recouvert d’un parquet à panneaux de type Versailles, axé sur la cheminée.

 

 

Le cabinet de la Pendule

Le cabinet de la PenduleFermer

 

 Louis XV s’intéressait beaucoup aux sciences et en particulier à l’astronomie. On peut voir sur le sol de ce cabinet le méridien de Paris matérialisé par une baguette de cuivre. L’extraordinaire pendule, qui a donné son nom à la pièce, fut présentée à l’académie des Sciences, puis au roi à Choisy, avant d’être installée ici en 1754.

L’horloge indique l’heure, le jour de la semaine, le mois, l’année et le quartier de la lune ; dans le globe de cristal, on peut voir les planètes opérer leur révolution autour du soleil. La pendule conçue par Passemant, ingénieur du roi, exécutée par l’horloger Dauthiau et dont la boîte de bronze est de Caffiéri, est un monument artistique et scientifique. Le globe de cristal qui la surmonte contient le soleil et ses planètes se mouvant suivant le système de Copernic. Elle servit à fixer pour la première fois une heure officielle dans tout le royaume.

 

Le cabinet des Chien Cabinet des Chiens

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Cabinet des Chiens

 

 

Le nom de cette pièce et le décor de sa corniche rappellent que Louis XV y faisait dormir ses chiens favoris. Les boiseries proviennent de l’ancienne salle de Billard de Louis XIV, transformée par Louis XV en chambre à coucher ; les tableaux de fleurs des dessus-de-porte sont l’œuvre de Jean-Baptiste Monnoyer et Jean-Baptiste Blain de Fontenay. Deux des tables ont été exécutées par Roumier pour le cabinet doré voisin, et la troisième par les Foliot pour l’appartement de Madame Adélaïde à Compiègne ; leurs plateaux en stuc représentent les plans des domaines de Versailles, Marly et Saint-Germain-en-Laye.

Cette pièce, où se tenaient habituellement les valets de l’appartement intérieur, appelés familièrement « garçons bleus » à cause de la couleur de leur livrée, servait de première antichambre aux cabinets intérieurs. 

 

La salle à manger des Retours de chasse

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Salle à manger des retours de chasse

 

 Elle a remplacé en 1750 un petit appartement des bains. Une ou deux fois par semaine, Louis XV y donnait à souper aux seigneurs et aux dames qui l’avaient accompagné à la chasse, et c’était une faveur très recherchée que d’être admis à ces soupers. La pièce des Buffets voisine facilitait le service de la table ; les plats étaient préparés dans les cuisines particulières du Roi, situées au troisième étage. Après le souper, le Roi et ses hôtes se rendaient au cabinet de la Pendule où ils terminaient la soirée autour des tables de jeu. 

 

L'Appartement intérieur du Roi

 

Le cabinet intérieur du Roi

 

Le cabinet intérieur du RoiFermer

 Ce « cabinet d’angle », comme on l’appelait communément, jouit d’une double exposition sur la cour de Marbre et sur la cour Royale. Louis XV s’y tenait souvent et c’est de son balcon qu’il assista, les larmes aux yeux, au départ du convoi funèbre emportant Mme de Pompadour, un soir d’hiver de 1764. Bien que plusieurs fois remanié sous son règne, le décor de boiseries demeure l’un des plus beaux travaux de Jacques Verbeckt qui en sculpta les panneaux en 1753. Cette pièce a retrouvé le mobilier livré pour elle, notamment le secrétaire à cylindre commandé à Œben en 1760 et achevé par Riesener neuf ans plus tard. C’est le premier meuble de ce type, qui répondait au souhait du roi de pouvoir laisser ses papiers sur son bureau à l’abri des regards. Remarquable par la beauté de ses tableaux de marqueterie et de ses bronzes, il est également une merveille de mécanique : un seul quart de tour de clef permet de libérer ou de bloquer, à la fois l’abattant du cylindre et tous les tiroirs. 

 

Le cabinet des Dépêches

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 Il occupe l’emplacement du salon Ovale que Louis XIV avait fait aménager en 1692 : orné de pilastres corinthiens et de quatre niches abritant des groupes de bronze dont les célèbres « chenêts » de l’Algarde, ce salon donnait accès à droite à la Petite Galerie et à gauche au cabinet des Coquilles : dans cette dernière pièce, ainsi nommée à cause du décor de sa corniche, Louis XIV conservait ses manuscrits et ses livres les plus précieux, ainsi qu’une vingtaine de tableaux dont le Concert champêtre de Titien.En 1754, le cabinet des Coquilles disparut pour faire place au degré du Roi, et le salon Ovale fut remplacé par un arrière-cabinet et un cabinet de chaise. L’arrière-cabinet comportait à l’origine des pans coupés que Louis XVI supprima tout en conservant les boiseries sculptées et les tableaux de Galloche et de Chavanne.

 C’est ici que Louis XV s’enfermait pour dépouiller les rapports des agents secrets qu’il entretenait à l’étranger et pour rédiger les instructions qu’il leur adressait : c’est donc là le siège du « Secret du Roi », cette diplomatie personnelle que Louis XV menait en marge de sa politique étrangère officielle et qui devait aboutir, entre autres, au « renversement des alliances ».

La petite vitrine placée à droite de la fenêtre fut exécutée par Riesener pour contenir les montres de Louis XVI.
 

La pièce de la Vaisselle d'or

La pièce de la Vaisselle d'orFermer

 

 C’est l’ancien cabinet intérieur de Madame Adélaïde. Il a conservé quelques éléments du décor de la Petite Galerie : la corniche, les pilastres et les chambranles de la fenêtre, complétés par de nouvelles boiseries entre 1753 et 1767. Il faut particulièrement admirer les panneaux de l’alcôve, qui datent sans doute des travaux de 1753 mais qui ont été remontés en 1767 à leur emplacement actuel : Verberckt y a sculpté des trophées d’instruments de musique rappelant les goûts de la princesse, et des outils de pêche et de jardinage.

C’est dans ce beau cabinet que Madame Adélaïde prenait ses leçons d’italien avec Goldoni et de harpe avec Beaumarchais, et c’est sans doute ici que le petit Mozart, en décembre 1763, joua du clavecin devant la famille royale.
Plus tard, Louis XV, qui prenait ici son café, y exposa sa vaisselle d’or. Louis XVI y plaça l’extraordinaire cabinet en ébène et acajou, recouvert de plaques de porcelaine à décor de plumes d’oiseau et d’ailes de papillons.

Sur la cheminée, un beau buste de Louis XV enfant par Coysevox. Les deux plaques de porcelaine de Sèvres, représentant la Toilette de la Sultane et la Sultane donnant des ordres aux odalisques d’après Amédée Van Loo, ont été commandées par Louis XVI pour ses cabinets intérieurs. 

 

la pièce de la Cassette

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Pièce de la Cassette

 

 Ces bains du roi sont l’une des dernières œuvres commandées par Louis XV. Le style des boiseries, qui reproduit des gravures évoquant les plaisirs aquatiques dans des médaillons bordés de roseaux et de narcisses, avec effets d’or mat, d’or bruni (brillant) et d’or vert, atteste d’un goût nouveau. Ce n’est plus Verbeckt mais son rival Antoine Rousseau, aidé de ses fils, qui les a sculptées en 1771. La baignoire a été supprimée lorsque Louis XVI y a installé sa « pièce de la Cassette » où il tenait les registres de ses comptes privés. 

 

La bibliothèque de Louis XVI

La bibliothèque de Louis XVIFermer

 Cette bibliothèque, projetée par l’architecte Gabriel peu de temps avant la mort de Louis XV en 1774, a été l’une des pièces préférées de Louis XVI qui s’adonnait à sa passion pour les sciences, et en particulier à la géographie. On y voit le globe terrestre porté par un Atlante sur lequel il suivait le cours des grandes explorations maritimes, en particulier celle de La Pérouse qu’il avait inspirée et soutenue, ainsi que la grande table de Riesener, dont le plateau est d’un seul morceau d’acajou de 2,10 mètres de diamètre, et montée sur vérins, car Louis XVI avait besoin d’une surface parfaitement plane pour tracer ses corrections des cartes géographiques.

 

La salle à manger des Porcelaines


Salle à manger des porcelaines

 

Cette salle à manger, créée sous Louis XV en 1769 pour ses soupers de retours de chasse, a surtout servi à Louis XVI et à Marie-Antoinette. Durant vingt ans, une quarantaine de convives s’assirent autour de la table à rallonges pour ces repas dits « de société », un nouveau type de souper à mi-chemin entre les grands couverts officiels et les repas « en particulier ». Si le nombre des personnes conviées excédait le nombre de places assises, les hommes allaient au buffet dressé sur le billard dans la salle voisine. Cette salle à manger est aussi appelée salon des Porcelaines, car chaque année, à Noël, Louis XVI y faisait présenter les dernières productions de la manufacture de Sèvres. 

 

Le salon des Jeux de Louis XVI

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 À l’origine, il y avait là le cabinet des Curiosités de Louis XIV, une pièce extraordinaire dont il ne demeure aucune trace. Après des états intermédiaires, elle se présente actuellement comme à l’époque de Louis XVI où elle servait de salon des Jeux. Après le repas, les convives s’y rendaient pour le café. Louis XVI s’asseyait à une table de trictrac, tandis que ses frères jouaient l’un au billard dans la salle voisine, l’autre au whist. Le mobilier, vendu à la Révolution, a pu être en grande partie racheté : les quatre encoignures commandées à Riesener en 1774, ainsi que les chaises livrées par Boulard en 1785. Sur les murs ont été également replacées les œuvres choisies par Louis XVI : des gouaches commémorant les victoires militaires de son grand-père Louis XV, peintes par Van Blarenberghe. 

 

LA CHAPELLE ROYALE

 

Dans la monarchie française, le roi est l’élu de Dieu et par son sacre il devient son « lieutenant » sur terre. Les peintures et les sculptures de la chapelle de Versailles rappellent cette idée dans un cycle qui part de la nef et aboutit à la tribune où se tenait le roi.Louis XIV n’a connu cette chapelle que durant cinq ans puisqu’elle n’a été achevée qu’en 1710. Celle qu’il a le plus fréquentée, édifiée en 1682 à l’emplacement du salon d’Hercule, s’était vite avérée trop exiguë. Cependant, les guerres avaient retardé le chantier de la Grande Chapelle, ouvert dès 1689 par Hardouin-Mansart. L’architecte n’en vit d’ailleurs pas la fin puisqu’il mourut en 1708. À cette date, son beau-frère Robert de Cotte lui succéda, mais les lignes générales de l’architecture et du décor avaient été arrêtées dès 1699 : un plan avec nef, bas-côtés et déambulatoire, une élévation avec tribunes, une harmonie de blanc et or contrastant avec la polychromie du pavement de marbres et des peintures de la voûte ; le tout aboutit à une œuvre originale où se mêlent réminiscences de l’architecture gothique et esthétique baroque.

Chaque jour, généralement le matin à 10 heures, la Cour assistait à la messe du roi. Celui-ci se tenait à la tribune royale, entouré de sa famille. Les dames de la Cour occupaient les tribunes latérales. Dans la nef se trouvaient les « officiers » et le public. Le roi n’y descendait que pour les grandes fêtes religieuses où il communiait, pour les cérémonies de l’ordre du Saint-Esprit, pour les baptêmes et pour les mariages des Enfants de France qui y furent célébrés de 1710 à 1789. Au-dessus de l’autel, autour de l’orgue de Cliquot tenu par les plus grands maîtres comme François Couperin, la musique de la Chapelle, renommée dans toute l’Europe, chantait quotidiennement des motets tout au long de l’office.

 

LES APPARTEMENTS DU DAUPHIN ET DE LA DAUPHINE

 Ces appartements de rez-de-chaussée étaient toujours réservés aux premiers membres de la famille royale. L’état actuel correspond à l’époque où ils étaient habités par le fils de Louis XV (Louis dauphin de France) et par sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe, c’est-à-dire entre 1747 et 1765. Ils abritaient le petit dauphin, futur Louis XVII, et sa sœur Madame Royale lorsque la Révolution éclata.

La première antichambre de la Dauphine

 La première antichambre de la Dauphine correspond à une partie de l’emplacement d’une chapelle qui occupait la hauteur du rez-de-chaussée et du premier étage. Cette chapelle fut détruite en 1682 et remplacée alors par un appartement où se succédèrent la duchesse de Montpensier, dite « la Grande Mademoiselle » (1692-1693), le Grand-Aumônier de France (1693-1706) et le Grand-Maître de la garde-robe du Roi (1706-1712). En 1712, cet appartement fut remplacé par une salle des Gardes pour le duc de Berry. A la mort de ce prince, le 4 juillet 1714, cette salle fit partie de l’appartement du maréchal de Villars. En 1747, elle fut réduite d’un tiers de sa surface pour former la première antichambre de la Dauphine.

Les tableaux qui y sont présentés évoquent la Régence de Philippe d’Orléans, l’avènement et le sacre de Louis XV. On y voit notamment un portrait du jeune roi peint en 1723 par Alexis-Simon Belle, qui l’a représenté revêtu du costume du sacre. On peut également y admirer un portrait de Philippe d’Orléans par Jean-Baptiste Santerre et des portraits de deux parlementaires par Nicolas de Largillière : Thomas Morant, conseiller d’Etat, et Louis-Urbain Le Peletier, maître des requêtes. Enfin, sur le mur nord, on trouve un tableau de Louis-Michel Dumesnil : Lit de Justice de Louis XV (1715) et, sur le mur est, la Cavalcade du Roi après le sacre le 22 octobre 1722, de Pierre-Denis Martin

 

Le grand cabinet de la Dauphine

Grand cabinet de la dauphineFermer
Grand cabinet de la dauphine

 

 Point de vue du Roi: À la suite de l’appartement du Dauphin, celui de la Dauphine se visite dans le sens inverse de l’ordre normal de succession des pièces, à savoir : première et seconde antichambres, grand cabinet, chambre et enfin cabinet intérieur. Dans le grand cabinet, dont les dimensions remontent à l’époque où la pièce servait de salle des Gardes au fils de Louis XIV, Marie-Josèphe de Saxe réunissait les dames de son entourage pour la conversation ou pour le jeu. 

Comme dans tout l’appartement, un nouveau décor avait été réalisé pour elle, mais il disparut au XIXe siècle sur ordre de Louis-Philippe. Seule la grande console a été épargnée et replacée sous un miroir dont la bordure a été restituée ; elle supporte désormais un baromètre exécuté pour le futur Louis XVI qui, jusqu’à son avènement en 1774, occupa cet appartement. Sur la tenture « couleur de feu », évocation moderne de celle signalée par les inventaires, ont été accrochés des portraits de ministres et de membres de la famille royale du début du règne de Louis XV ainsi que de Louis XV lui-même, représenté en costume de sacre par Hyacinthe Rigaud (1715). 

 

La chambre de la Dauphine

 Chambre de la Dauphine

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Chambre de la Dauphine

 

 C’est dans cette chambre que la dauphine Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi Auguste III de Pologne et épouse du fils de Louis XV, mit au monde trois futurs rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. 

Rien ne subsiste du décor réalisé pour elle en 1747, à l’exception des dessus-de-porte peints par Jean Restout. Le lit d’origine a été remplacé par un beau lit « à la polonaise » (avec impériale en dôme soutenu par quatre piliers) dû à Nicolas Heurtaut. De part et d’autre sont représentées les belles-sœurs de la Dauphine, les filles de Louis XV, en particulier Madame Henriette en Flore et Madame Adélaïde en Diane par Jean-Marc Nattier. Des scènes religieuses y sont également exposées, comme Saint Joseph tenant l’enfant Jésus sur ses genoux (1749) par Louis de Silvestre etLa Nativité (1728) de Noël-Nicolas Coypel. 

 

Le cabinet intérieur de la Dauphine


Cabinet intérieur de la dauphine

 

 

 

Cette petite pièce et la suivante n’en formèrent longtemps qu’une seule, qui fut d’abord l’antichambre de Monsieur, puis de Monseigneur, avant de devenir en 1693 la chambre de ce dernier. Elle fut également la chambre du Régent, puis du Dauphin enfant, mais fut divisée en 1747 pour former un cabinet intérieur pour la Dauphine et un cabinet de retraite pour le Dauphin : les appartements du jeune couple communiquaient donc par leurs pièces les plus retirées, ce qui préservait, dans une certaine mesure, leur intimité conjugale.

Le charmant décor de boiseries au naturel en vernis Martin subsistait en partie ; il a été complété et l’on a pu également replacer les dessus-de-porte représentant les Quatre Saisons que Jean-Baptiste Oudry avait peints pour cette pièce en 1749. Antoine-Robert Gaudreaus est l’auteur de la commode et Bernard II Van Risen Burgh celui du secrétaire à pente : ces deux meubles admirables ont été exécutés en 1745 pour Marie-Thérèse Raphaëlle, infante d’Espagne et première Dauphine, et ont ensuite servi à la seconde, Marie-Josèphe de Saxe. A côté de la niche, qui abritait autrefois un sofa, des portes vitrées donnent accès aux arrière-cabinets. 

 

LES APPARTEMENTS DU DAUPHIN ET DE LA DAUPHINE

 

La bibliothèque du Dauphin


Pendule de Jean-Joseph de Saint-Germain et Charles Athanase Pinon

 Cette pièce harmonieuse servait de cabinet de retraite et de travail au fils de Louis XV ; elle fut utilisée plus tard par son propre fils, le futur Louis XVI, lorsqu’il habita, étant Dauphin, l’ancien appartement de sa mère.

Ses boiseries datent de 1755, et les anges musiciens de la corniche rappellent les goûts du fils de Louis XV qui chantait, jouait de l’orgue et faisait régulièrement de la musique de chambre avec ses sœurs. En dessus-de-porte sont placées quatre marines peintes par Joseph Vernet. Sur la commode, exécutée pour cette pièce par Criaerd, est placé un pendule en bronze de Jean-Joseph de Saint-Germain. Le bureau plat a été livré par Simon Œben et Roger Vandercruse en 1756 pour Louis XV et a servi ensuite à son fils. 

 

Le grand cabinet du Dauphin


Grand cabinet du Dauphin

 

 

 

A l’origine, il y avait ici trois pièces : la chambre et le cabinet de Monsieur, le cabinet de Madame. Elles servirent ensuite à Monseigneur qui les réunit en 1693 pour former la grande salle actuelle. Le décor en fut renouvelé en 1747 pour le fils de Louis XV mais seules la cheminée et une partie des boiseries sculptées par Verberckt ont subsisté.
Pour orner les dessus-de-porte, le Dauphin avait demandé à Nattier de représenter ses sœurs, Elisabeth, Henriette, Adélaïde et Victoire, avec les attributs des Quatre Eléments. Ces tableaux sont aujourd’hui au musée de São Paolo (Brésil), et sont remplacés ici par des œuvres de Charles-Joseph Natoire provenant d’appartements princiers, maintenant disparus, de Versailles et de Marly. L’admirable bureau plat du Dauphin est l’œuvre d'Antoine-Robert Gaudreaus. Les sièges, par Jean-Baptiste-Claude Sené, ont été réalisés pour le salon de compagnie de la duchesse d’Harcourt à Versailles. Le globe céleste et terrestre, renfermant un second globe où sont figurés les reliefs émergés et sous-marins, a été créé par Mentelle en 1786, peint par Vernet et doré par Gardeur à la demande de Louis XVI qui le destinait à l’éducation de son fils. C’est dans cette pièce que vous trouverez une console classée Trésor National réalisée par Claude-Charles Saunier en 1787 pour l’appartement du Dauphin fils de Louis XVI et Marie-Antoinette. 

 

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