Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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chronique Françoise de Montespan Reportage suite2

24/11/2015

 

Versailles sera tel que je l'ai conçu […] je n'ai pas l'impression que tout cet argent soit à jamais perdu; plus il aura coûté mon beau château, plus il rapportera. Je suis convaincu que dans 100 ans, dans 200 ans, dans 300 ans, celui qui régnera sur la France d'alors saura le préserver des injures du temps tant il sera le témoignage de la grandeur de mon pays. On y lira comme en un livre impérissable, l'histoire des héros immortels du plus beau pays qu'il y a sur la terre." Louis XIV 

 

Manière de montrer les jardins de Versailles en 1704, avec indications de l'itinéraire à suivre Autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" On ira voir la salle du bal, on en fera le tour, on ira dans le centre et l’on sortira par le bas de la rampe de Latonne."

 Le bosquet de la Salle de bal ou bosquet des RocaillesC’e" le dernier bosquet réalisé par André Le Nôtre à son retour de voyage d’Italie.Ce bosquet prend d’ailleurs la forme d’un amphithéâtre romain. À l’origine, en 1685, cebosquet e" composé de gradins recouverts d’une pelouse comme aujourd’hui et d’une pi"e de danse au centre. De l’autre côté des gradins, se trouve une cascade derrière laquelle s’installaient lesmusiciens. Le décor rappelle le spectacle :sur les 4 vases placés à l’entrée )gurent des scènes de danse ; les torchères illu"rent les thèmes de lamusique et de la danse.En 1707, la pièce de danse e" retirée et le bosquet prend alors le nom de bosquet des Rocailles.Ce terme de rocaille englobe l’ensemble des pierres meulières*, reliées entre elles par un )lmétallique, mais aussi les concrétions* de grès dont les formes sont naturelles, les coquillagesramenés de la mer Rouge et de l’océan Indien et les lapis-lazuli, pierres semi précieuses decouleur bleue.

 Aménagée par Le Nôtre entre 1680 et 1683, la salle de Bal s’appelle aussi bosquet des Rocailles, en raison des pierres de meulière et des coquillages rapportés des côtes africaines et malgaches sur lesquels l’eau ruisselle en cascade. Au centre, une « île » en marbre, aisément accessible, servait à la danse, art dans lequel s’illustrait Louis XIV. Les musiciens se tenaient au-dessus de la cascade et, en face, un amphithéâtre aux gradins recouverts de gazon permettait aux spectateurs de s’asseoir.

 On ira droit au point de vue du bas de Latonne, et en passant on regardera la petite fontaine du satire qui est dans un des bosquets 

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 Le bassin de Latone résulte de la volonté de Louis XIV de créer, au centre de son Jardin, une fontaine qui raconte l’enfance d’Apollon, le dieu-soleil qu’il s’est choisi pour emblème. Pour créer cette fontaine, Louis XIV fait transformer un bassin creusé par Louis XIII en y installant progressivement des jeux d’eau et des décors sculptés par les frères Marsy. Le bassin de Latone connaît plusieurs états avant d’épouser sa forme actuelle. En 1667, il est la fontaine aux Crapauds. De 1668 à 1670, un premier bassin de Latone apparaît ; Latone est alors au même niveau que les autres figures et tournée vers le Château. De 1687 à 1689, Jules Hardouin-Mansart crée le bassin actuel, en faisant faire un demi-tour à Latone et en la hissant au sommet d’une pyramide de marbre.

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" quand on sera au point de veüe, on y fera une pause pour considérer les rampes, les vases, les statues, les Lésars," On passera sur la chaussée où il y a des jets aux deux costez, et l’on fera le tour de la grande pièce ; quand on sera au bas, on fera une pause pour considérer les gerbes, les coquilles, les bassins, les statües et les portiques."

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La fontaine de Latone est constituée de 74 jets d’eau, répartis entre les trois degrés de la pyramide et le bassin inférieur. Ces 74 jets d’eau sont alimentés par une double couronne de plomb à la forme d’araignée située dans une salle voûtée souterraine.

Les eaux jaillissantes sont projetées de toutes parts, certaines vers Latone, d’autres vers l’extérieur de la pyramide, d’autres encore à la verticale. Les eaux sont ensuite recueillies dans les degrés de la pyramide, puis s’écoulent, de degré en degré, jusqu’au bassin inférieur. Deux grandes gerbes latérales complètent cet ensemble.

Les dispositions hydrauliques du bassin sont restées globalement inchangées entre la construction de la pyramide, dans les années 1680, et le milieu du XIXe siècle. Depuis lors, la principale transformation concerne la suppression des jets verticaux du deuxième gradin. On a également identifié des modifications de forme et d’intensité des jets,notamment la transformation des deux lances latérales en gerbes et la réduction du rayon de courbure des jets de la couronne de lézards et de tortues.

 "Latonne et le chasteau ; de l’autre costé, l’allée royalle, l’Apollon, le canal, les gerbes des bosquets, Flore, Saturne, à droit Cérès, à gauche Bachus"

 Plus encore que l’architecture végétale et les bosquets, l’eau sous toutes ses formes est l’ornement privilégié des jardins français : l’eau cascadante de certains bosquets, l’eau jaillissante des fontaines, l’eau calme des vastes nappes qui reflètent le ciel et la lumière, tel le Parterre d’Eau ou le Grand Canal.r

L’allée de Flore et de Cérès

Symétriques aux bassins de Bacchus et de Saturne, les bassins de Cérès et de Flore symbolisent respectivement l’été et le printemps. Flore, à demi-nue, repose sur un lit de fleurs; elle est également entourée d’Amours qui tressent des guirlandes. Le sculpteur Tuby réalisa ce groupe entre 1672 et 1677. Cérès, la faucille à la main, entourée d’Amours, est couché sur un sol jonché d’épis de blé. C’est l’œuvre du sculpteur Regnaudin. 

Le bassin de Flore


 

 

L’allée de Flore et de Cérès

Situé au carrefour de plusieurs bosquets, dont celui de la Reine, le bassin de Flore, déesse romaine des fleurs, des jardins et du printemps, symbolise la première saison de l’année. Sculptée par Tuby, elle est représentée avec une couronne de fleurs, au centre du bassin 

 Le bassin de Cérès

Le bassin de Cérès

  Le Bassin de Cérès, carré, a été conçu entre 1672 et 1679 par Thomas Regnaudin, d’après un dessin de Charles Le Brun.Cérès, déesse romaine des moissons, est assise sur un lit de gerbes de blés, accompagné de bleuets et de roses. Symbole de l’été, il complète celui de Bacchus, Flore et Saturne qui incarnent les trois autres saisons 


  

 

 

 L’allée de Bacchus et de Saturne

Les allées de Bacchus (l’automne) et Saturne (l’hiver) sont scandées par deux bassins décorés en leur centre de statues en plomb doré, œuvres des frères Marsy pour l’un et de Girardon pour l’autre. Ils symbolisent avec leurs symétriques de la partie nord

L’allée de Bacchus et de Saturne Le bassin de Saturne

quatre saisons.
Dans son guide des jardins, Louis XIV en parle en ces termes : « De l’autre côté, l’allée royale, l’Apollon, le canal, les gerbes des bosquets, Flore, Saturne, à droite Cérès, à gauche Bacchus » 

 Le bassin de Saturne

 Parfaitement symétrique au bassin de Flore, le bassin de Saturne, situé dans la partie sud, a été sculpté par François Girardon et symbolise la saison de l’hiver. Saturne trône au centre, entouré de ses petits amours, sur une île parsemée de coquillages

Le bassin de Bacchus

Le bassin de Bacchus

 Bassin dit de l’Automne, il est l’égal des trois autres bassins consacrés aux saisons et proches de l’Allée royale. Bacchus, figure mythologique romaine, enseigne à travers le monde la culture de la vigne. Dieu du vin et l’ivresse, il symbolise l’époque des vendanges et est entouré de petits satyres, moitié enfants, moitié boucs

On descendra par la girandolle qu’on verra en passant pour aller à Saturne, on en fera le demy tour et l’on ira à l’isle royalle.

 Avec son pendant, le bosquet du Dauphin, le Bosquet de la Girandole sont les deux premiers bosquets créés par André Le Nôtre entre 1661 et 1663. Il tire son nom des motifs décoratifs et des effets hydrauliques de son bassin central. Comme le bosquet du Dauphin, il a été restauré en 2000. Plusieurs termes sont disposés dans cette salle de verdure. Ils ont été commandés par le surintendant des Finances, Nicolas Fouquet, pour son château de Vaux-le-Vicomte, et exécutés à Rome sur des modèles de Poussin

 

Les statues placées à l'est du Miroir d'eau seront peu à peu retirées entre 1701 et 1821. En 1704, les fontaines longeant la chaussée de séparation entre les deux bassins seront supprimées. L'absence d'entretien pendant la Révolution aura pour conséquence de ramener les lieux à leur état primitif, c'est-à-dire un marécage puant. Pendant la Restauration, l'architecte Dufour aménagera à l'endroit de l'Ile Royale un jardin à l'anglaise, appelé "Jardin du Roi".
L'Ile Royale telle qu'elle est en 1687

Le Nôtre réalisa les deux bassins de l'Ile Royale en 1671 pour recueillir les eaux des étangs situés le long de la route de Saint-Cyr et qui se déversaient directement dans le Grand Canal. 

"Ce bosquet renferme une grande pièce d'eau de 130 toises de long (environ 254m) sur 60 de large (environ 117 m) dont la grande gerbe a 47 pieds de haut et les moyennes en ont 44. Il contient aussi une autr
Le Nôtre réalisa les deux bassins de l'Ile Royale en 1671 pour recueillir les eaux des étangs situés le long de la route de Saint-Cyr et qui se déversaient directement dans le Grand Canal. 

"Ce bosquet renferme une grande pièce d'eau de 130 toises de long (environ 254m) sur 60 de large (environ 117 m) dont la grande gerbe a 47 pieds de haut et les moyennes en ont 44. Il contient aussi une autre pièce supérieure et en vertugadin qui est accompagnée de quatre statues antiques de marbre...." 

Le petit bassin est nommé le "Miroir du Roi" ou "Vertugadin" en référence à la forme des robes du début du XVIIème siècle. Depuis 1680, six niches en treillage abritent six statues antiques autour de ce miroir. 

L'Ile d'Amour

La grande pièce d'eau comportait à l'origine une île, en son centre. Cette Ile d'Amour était composée de vingt-quatre jets. Le bras de terre séparant les deux pièces d'eau fut décoré de deux alignements de 12 fontaines à vasque à partir de 1680. 

L'Ile Royale

En 1684, L'Ile d'Amour fut remplacée par cinq grandes lances d'eau. on peut y voir nager des cygnes de Touraine et du Danemarke pièce supérieure et en vertugadin qui est accompagnée de quatre statues antiques de marbre...." 
Les statues placées à l'est du Miroir d'eau seront peu à peu retirées entre 1701 et 1821. En 1704, les fontaines longeant la chaussée de séparation entre les deux bassins seront supprimées. L'absence d'entretien pendant la Révolution aura pour conséquence de ramener les lieux à leur état primitif, c'est-à-dire un marécage puant. Pendant la Restauration, l'architecte Dufour aménagera à l'endroit de l'Ile Royale un jardin à l'anglaise, appelé "Jardin du Roi
Le petit bassin est nommé le "Miroir du Roi" ou "Vertugadin" en référence à la forme des robes du début du XVIIème siècle. Depuis 1680, six niches en treillage abritent six statues antiques autour de ce miroir. 

L'Ile d'Amour

La grande pièce d'eau comportait à l'origine une île, en son centre. Cette Ile d'Amour était composée de vingt-quatre jets. Le bras de terre séparant les deux pièces d'eau fut décoré de deux alignements de 12 fontaines à vasque à partir de 1680. 

L'Ile Royale

En 1684, L'Ile d'Amour fut remplacée par cinq grandes lances d'eau. Aujourd'hui, on peut y voir nager des cygnes de Touraine et du Danemark. 
Les statues placées à l'est du Miroir d'eau seront peu à peu retirées entre 1701 et 1821. En 1704, les fontaines longeant la chaussée de séparation entre les deux bassins seront supprimées. L'absence d'entretien pendant la Révolution aura pour conséquence de ramener les lieux à leur état primitif, c'est-à-dire un marécage puant. Pendant la Restauration, l'architecte Dufour aménagera à l'endroit de l'Ile Royale un jardin à l'anglaise, appelé "Jardin du Roi"

De nombreuses fêtes ont lieu dans les jardins de Versailles comme Les plaisirs de l’île enchantée, en mai 1664. Cette fête, qui a duré 8 jours et 8 nuits, était donnée en l’honneur de Louise de La Vallière, la favorite du roi Louis XIV. 600 personnes ont assisté à des défilés équestres, ballets, feux d’artifices, jeux, courses de bagues… Trois pièces de Molière y sont également jouées, ce qui a nécessité 4 mois de préparation. Cette fête était réservée à la cour. Quelques années plus tard, en 1668, Louis XIV donne un Grand divertissement, en l’honneur de Madame de Montespan, fête ouverte au public, ce qui a donné lieu à quelques débordements
 
 "Après on ira jusques à la petite allée qui va à l’Apollon, et l’on entrera à la gallerie par en bas ; on en fera le tour, et l’on sortira par l’allée qui va à la Colonade."
 «
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On entrera dans la Colonade, on ira dans le milieu, où l’on fera le tour pour considérer les colonnes, les ceintres, les bas reliefs et les bassins. En sortant on s’arrestera pour voir le groupe de Guidy et l’on ira du costé de l’allée royalle.

 On entrera dans la Colonade, on ira dans le milieu, où l’on fera le tour pour considérer les colonnes, les ceintres, les bas reliefs et les bassins. » 

Anciennement « jardin des Sources » de Le Nôtre, le bosquet de la Colonnade a été construit en 1685 par Jules Hardouin-Mansart pour accueillir des concerts.

Le bosquet tire son nom des 32 colonnes ioniques de marbre alternativement blanc et rose reliées par des arcades. Chaque colonne est couronnée par un pot-à-feu et s’appuie sur un pilastre en arc boutant.

Vingt-huit vasques de marbre occupent les espaces situés entre ces piliers. Les écoinçons, ornés de bas-reliefs, sont consacrés à l’enfance. Ils représentent principalement des enfants musiciens. La décoration est l’oeuvre des plus grands sculpteurs de Versailles : Le Hongre, Tuby, Coysevox, Vigier, Lecomte

 Au-delà des parterres, les jardins sont quadrillés par un réseau d’allées rectilignes tracées sur un plan géométrique. Au XVIIe siècle, elles étaient bordées de palissades et de charmilles ou d’ormilles, haies de charme ou d’ormes taillées de manière à former de véritables murailles vertes. Quelques nichées étaient aménagées dans ces murs de verdure pour abriter des statues  

"On descendra à l’Apollon , où l’on fera une pause pour considérer les figures, les vases de l’allée royalle, Latonne et le chasteau ; on verra aussi le canal.

 L’Allée royale

 Appelée aussi « Tapis vert », en raison de la bande de gazon qui se déroule au milieu, l’Allée royale mesure 335 mètres de long sur 40 mètres de large. Son tracé date de Louis XIII, mais Le Nôtre la fit élargir et scander de douze statues et douze vases, placés par paires symétriques. Pour la plupart, ce sont des œuvres envoyées par les élèves de l’Académie de France à Rome au XVIIe siècle. De part et d’autre, des allées permettent d’accéder aux bosquets que le promeneur découvre au fur et à mesure de son cheminement.

Point de vue du Roi Dans le petit guide Manière de montrer les jardins de Versailles, conçu par Louis XIV, le visiteur est invité à faire une pause au « point de vue ». De cet endroit, on peut observer la vue sur les bassins des quatre saisons et d'Apollon (voir plan). On apprécie ainsi les jeux de symétrie et de perspective caractéristiques d'un jardin à la française

en fera le tour pour considérer les statües, cabinets et bas- reliefs. 

André Le Notre le fit élargir et décorer de 12 statues et 12 vases, beaucoup venant de l’académie de France à Rome.

Côté Nord

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 "On passera par Lancellade, où l’on ne fera qu’un demy-tour, et après l’avoir considéré, on en sortira par en bas."

"On entrera à la salle du Conseil, on remontera jusqu’à Flore, on en fera le demy tour."

 Salle des Festins (salle du Conseil)  bosquet de l’Obélisque

 Conçu par Le Nôtre comme une île à quatre lobes entourée d'un canal qui comprenait 50 jets d’eau. Une simple fontaine occupait chaque lobe de l’île ; l’accès à l’île était obtenu par deux petits ponts tournants. Aux quatre points cardinaux il y avait quatre autres fontaines.1671 Sous la direction de Jules Hardouin-Mansart, le bosquet fut remanié complètement. L’île centrale fut remplacée par un grand bassin élevé sur une base à cinq gradins entourée d'un canal. La fontaine centrale se composait de 230 jets d’eau qui, lors du jeu de la fontaine, formait un obélisque qui donna son nouveau nom au bosquet :

"On ira à la montagne, on fera un demy tour dans la petite allée qui tourne devant que d’entrer dans le centre de l’Etoille, et quand on y sera, on fera un tour de la montagne."

 Bosquet de l'Etoile

  • 1666À l’origine, André Le Nôtre conçut ce bosquet comme une salle de verdure avec un chemin qui entourait un espace octogonal au milieu du bosquet.
  • 1671Un chemin plus complexe fut développé afin de rehausser la nouvelle fontaine du milieu ; il fallut un changement de nom au bosquet de la Montagne d’Eau.
  • 1704Le bosquet de la Montagne d’Eau fut remanié et rebaptisé bosquet de l’Étoile

Anciennement « bosquet de la montagne d’eau » en raison du bassin et de ses rocailles d’où jaillissaient une gerbe et des lances d’eau.

Le bosquet de l’Etoile est l’un des premiers bosquets à être aménagé par André Le Nôtre, dans la partie nord du jardin du château de Versailles, en 1666. Le tracé en étoile des allées principales, le labyrinthe des autres allées intérieures, le centre aménagé en salle de verdure ponctuée par les jeux d’eau de sa fontaine et close de treillages, font du bosquet de l’Etoile un véritable salon de plein air.

 "On ira après à Cérès pour aller au théâtre, on verra les changements, et l’on considérera les jets des arcades."

 Ce bosquet, carré de 180 mètres de coté, se situe dans la partie Nord du parc, à environ 200 mètres au nord-ouest du corps central du château. Il se trouve entre le bosquet de l'Étoile (à l'ouest, séparé par l'allée de l'Été), lebosquet des trois Fontaines (à l'est) et le bosquet des Bains d'Apollon (au sud, séparé par l'allée des Prés).

À son angle sud-ouest, se trouve le bassin de Cérès, au croisement des allées de l'Été et des Près et à son angle sud-est, le rond-point des Philosophes.

Plan du bosquet du Théâtre d'eau au temps de Louis XIV.

Ce bosquet, alors nommé bosquet du Théâtre d'eau, fût l'un des plus célèbres de Versailles, l'un de ceux dont Louis XIV tînt jusqu'à la fin de ses jours à le conserver, malgré son coût d'entretien astronomique.

Il écrivit dans l'une des dernières versions de ses Manières de voir les jardins de Versailles: « on ira après Cérès pour aller au théâtre, on verra les changements, et considérera les jets des arcades ».

L'idée de ce jardin en reviendrait au roi lui-même, inspiré par le Teatro olimpico et sa patte d'oie, œuvre de Palladio à Vicence, dans le nord de l'Italie. Le bosquet est construit entre 1671 et 1674. Sur une conception de Le Nôtre et à partir de dessins de Lebrun, c'est le décorateur et machiniste Vigarani qui coordonne le travail des fontainiers Claude Denis  et Francine ainsi que des sculpteurs Gros, Tuby et Gaspard Marsy

Le centre du bosquet est occupé par une scène avec pour décor arrière des fontaines d'eau et avec devant des gradins engazonnés.

Rocailles, meulières, coquillages, vases de faïence ou de tôle, sculptures de plomb doré, treillages et topiaires, s'y mêlent étroitement aux multiples effets d'innombrables jets d'eau. Ce foisonnement exubérant caractérise parfaitement la première partie du règne de Louis XIV, ainsi que l'apogée d'une conception baroque à laquelle Mansart finira par mettre fin.

Ce bosquet glorieux est très dispendieux, non seulement en raison de la fragilité de ses décors composites, mais aussi par sa consommation en eau, denrée précieuse à Versailles, et toujours insuffisante

 On sortira par le bas de la rampe au Nort, et l’on entrera au Marais, on en fera le tour

 Le bosquet des Bains d’Apollon Le bosquet du Rond vert

  Au début, le bosquet comprenait un bassin rectangulaire avec une bordure en gazon. Au bord du bassin, des roseaux en métal cachaient bon nombre de jets d’eau ; un cygne avec un jet d’eau jaillissant de son bec se trouvait à chaque coin. Au milieu du bassin se trouvait un arbre en fer avec des feuilles en étain peintes en vert. À cause de cet arbre, le bosquet était également connu sous le nom du bosquet du Chêne-Vert.

Le bosquet des Bains d’Apollon

 Ce bosquet, que l’on appelait le Marais, fut aménagé durant le règne de Louis XIV, entre 1670 et 1673, à l’instigation de Mme de Montespan, dit-on. En 1704, Jules Hardouin-Mansart conçut pour ce lieu un bosquet nouveau destiné à accueillir les groupes des Chevaux du Soleil et celui d’Apollon servi par les Nymphes. Cet ensemble fut sculpté entre 1664 et 1672 pour orner la fameuse grotte de Téthys, et lorsque cette dernière fut détruite pour construire l’aile nord du Château, on le transféra au bosquet des Dômes. Hardouin-Mansart aménagea donc ce lieu pour mettre en valeur ces œuvres particulièrement remarquables. En 1776,  un an après l’ordre donné par Louis XVI de replanter le parc, on demanda au peintre Hubert Robert un projet d’aménagement nouveau. Le bosquet qu’il imagina, achevé en 1778, le fut dans le style, alors à la mode, des jardins anglo-chinois.  

Le bosquet du Rond vert

 Au nord des jardins, entre le Rond vert (ancien bosquet du Théâtre d’eau) et l’Étoile (ancien bosquet de la Montagne d’eau), à l’écart des allées fréquentées, se dissimule un bassin circulaire au milieu duquel s’élève un rocher. Il s’agit de l’Île des Enfants, chef-d’œuvre de fraîcheur réalisé par Hardy en 1710. Sur le rocher sont disposés six enfants nus jouant avec des fleurs, tandis que deux autres s’ébattent dans l’eau. 

 " On entrera aux trois fontaines par en haut, on descendra, et après avoir considéré les fontaines des trois étages, l’on sortira par l’allée qui va au Dragon."

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 ll est situé au nord de la terrasse, entre lebosquet de l'arc de Triomphe et celui de Rond Vert, à proximité des bassins des Dragons et de Neptune.

Le bosquet des Trois Fontaines a été dessiné en 1677 par Louis XIV et aménagé par son jardinierAndrè le Nôtre, à l'emplacement du bosquet du Berceau d'eau.

Le bosquet est composé de trois fontaines et de deux cascades alimentant l'eau de la fontaine supérieure à la fontaine inférieure. La fontaine inférieure est un bassin octogonal avec une vasque entourée de huit jets droits. La vasque possède aussi huit jets entourant un jet central (jamais représenté dans les peintures). Cette fontaine est surplombée de la cascade inférieure composée de deux bassins latéraux, ayant chacun trois jets, séparés par un escalier. La fontaine intermédiaire est un bassin carré encadré par quatre jets droits et composé de six jets qui se croisent en formant trois arceaux. Cette fontaine est dominée par la cascade supérieure, encadrée par deux escaliers.

Cette fontaine est composée de trois marches composant chacune deux jets latéraux. Devant la première marche, se dresse un petit jet et entre la première et la deuxième, se dresse une vasque avec un jet. La fontaine supérieure est un bassin rond simplement décoré d'un gros jet. Les fontaines sont entourées de marches de buis et detopiaires.

 On tournera autour du Dragon , et l’on fera considérer les jets et la pièce de Neptune

Le bassin du Dragon

Le bassin du Dragon 

 

 

 

 

 

L’Allée d’Eau débouche par une demi-lune sur le bassin du Dragon qui représente un des épisodes de la légende apollinienne : le serpent Python, qui fut tué d’une flèche par le jeune Apollon. Le reptile est entouré de dauphins et d’Amours armés d’arcs et de flèches, montés sur des cygnes. Le jet d’eau principal s’élève à vingt-sept mètres de haut, c'est le plus haut des fontaines des jardins de Versailles. De chaque côté de ce bassin restitué en 1889, des allées donnent accès à deux bosquets, celui de la France Triomphante et à l’ouest, celui des Trois Fontaines.

Le bassin du Dragon se trouve au niveau de l’intersection entre l’avenue de Trianon et l’allée d’Eau, au Nord-Est du parc. Le bain des Nymphes est situé à son côté Nord. Depuis le château, il précède le bassin de Neptune.ci, les frères Marsy ont choisi de représenter le dragon agonisant, percé des flêches d’Apollon, et crachant son sang figuré par l’immense jet d’eau sortant de sa gueule. Il a une crinière de cheval, des ailes pointues et une queue de poisson. Autour de lui, se trouvent quatre enfants armés d’arcs et de flêches, qui symbolisent Apollon, montés sur des cygnes et escortés par quatre dauphins.

 Ici, les frères Marsy ont choisi de représenter le dragon agonisant, percé des flêches d’Apollon, et crachant son sang figuré par l’immense jet d’eau sortant de sa gueule. Il a une crinière de cheval, des ailes pointues et une queue de poisson. Autour de lui, se trouvent quatre enfants armés d’arcs et de flêches, qui symbolisent Apollon, montés sur des cygnes et escortés par quatre dauphins.

 

On en trouve une des premières descriptions dans la Relation de la feste de Versailles du 18e juillet 1681, par André Félibien, historiographe du roi :  « Quand leurs Majestez eurent fait le tour du grand parterre, elles descendirent dans celuy de gazon qui est du costé de la grotte, où après avoir consideré les fontaines qui les embellissent, Elles d’arresterent particulierement à regarder celle qui est au bas du petit parc du costé de la pompe. Dans le milieu de son bassin l’on voit un dragon de bronze, qui percé d’un fléche semble vomir le sang par la gueule, en poussant en l’air un bouillon d’eau qui retombe en pluye, & couvre tout le bassin.

Autour de ce dragon il y a quatre petits Amours sur des cignes qui font chacun un grand jet d’eau & qui nagent vers le bord comme pour se sauver : Deux de ces Amours qui sont en face du dragon, se cachent le visage avec la main pour ne pas le voir, & sur leur visage l’on apperçoit toutes les marques de la crainte parfaitement exprimées. Les deux autres plus hardis parce que le monstre n’est pas tourné de leur costé, l’attaquent de leurs armes. Entre ces Amours sont des Dauphins de bronze dont la gueule ouverte pousse en l’air de gros boüillons d’eau. »

 

Le bassin de Neptune

https://www.youtube.com/watch?v=FhIFTxelL90 

 Le bassin de Neptune

 C’est sous la direction de Le Nôtre que fut construit, entre 1679 et 1681, le bassin de Neptune, nommé alors pièce d’eau sous le Dragon, ou pièce des Sapins. Ange-Jacques Gabriel en modifia légèrement le tracé en 1736 et, en 1740, on mit en place le décor sculpté. Trois groupes : Neptune et Amphitrite, Protée ainsi que Le Dieu Océan réalisé par Jean-Baptise Lemoyne. Le nouveau bassin, inauguré par Louis XV, suscita l’admiration par le nombre, l’ampleur et la variété des jets d’eau jouant sur les sculptures de plomb. Il compte quatre-vingt-dix-neuf jets d’eau qui constituent un extraordinaire ensemble hydraulique.

 

  

 

 

 

 

 

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