Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Chronique de Françoise de Montespan invitation à la Cour du Roi

19/11/2015

 

 Invitation à la Cour royale

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le Roi vous reçoit 

 Il vous raconte d'abord  sa journée

                                                                                           La journée du roi Louis XIV

« Avec un almanach et une montre, on pouvait à trois cents lieues d’ici dire ce qu’il faisait » (Saint-Simon).

Le petit lever

  • 8 h : Heure du petit lever, le premier valet, qui a passé la nuit au pied du baldaquin du roi sur un lit d'appoint, s’approche de celui-ci et murmure : « Sire voilà l’heure ». Suivaient les premiers chirurgiens qui examinaient le roi. Entrait le premier gentilhomme de la chambre du Roi. Il ouvrait le rideau du lit. Six personnes, les garçons de chambre, étaient déjà entrées dans la pièce.
  • 8 h 15 : C'est l’« entrée familière » par les arrières des membres de la famille royale (collatéraux mais pas les cousins), des princes du sang, le premier médecin, le premier chirurgien, le premier valet de chambre. Ensuite ce sont les « grandes entrées », les officiers de la Couronne, le grand chambellan, le grand-maître de la garde-robe, le premier valet de garde-robe et quelques seigneurs que le roi veut honorer. Les trois autres gentilshommes de la chambre et les trois premiers valets pouvaient participer également. Ils étaient alors au minimum 22 personnes dans la pièce. Le premier valet de chambre déposait quelques gouttes d’esprit de vin sur les mains du roi. Le grand chambellan présentait le bénitier. Louis XIV se signait. Tous les assistants se dirigeaient vers le cabinet des conseils. Un aumônier les attendait. L’office durait un quart d’heure ; le roi le suivait de son lit. On introduisait ensuite le barbier et le valet du cabinet des perruques. Le roi en choisissait une et sortait du lit, chaussait ses mules, enfilait sa robe de chambre, s’asseyait sur un fauteuil. Le grand chambellan lui ôtait son bonnet de nuit. Le premier barbier commençait à le peigner. On ne rasait le monarque qu'une fois habillé, et ce tous les deux jours. Le petit lever est terminé.

 Le grand lever

  • 8 h 30 : Petite Entrée du médecin et du chirurgien ordinaire, l’intendant et le contrôleur de l’argenterie, le premier valet de la garde-robe, puis « entrée d'affaires » des gentilshommes titulaires de « brevet d’affaires ». Le roi s'installait sur sa «chaise d'affaire », le barbier acheve de le peigner et de lui ajuster sa perruque du lever, moins haute que celle de la journée.
  • C'est alors l'« entrée de la chambre » : le aumônier escorté des aumôniers de service trimestriel, les ministres, les conseillers d'Etat, les maréchaux de France, le grand veneur, le grand louvetier, le grand maître de cérémonie. Le roi en profite pour retirer sa robe de chambre, le maître et le premier valet de la garde-robe lui ôtent sa chemise de nuit, l'un par la manche droite, l'autre par la manche gauche. Puis ils lui passent une nouvelle chemise qui a été apportée par un fils de France ou le grand chambelland. Le roi se lève alors de son fauteuil, pour se reposer et on l'aide à ajuster son haut de chausse ; le grand-maître de la garde-robe ceint l'épée au roi, lui passe le reste des vêtements : la veste, le justaucorps et la cravate.
  • Entrent les « gens de qualité », chacun donne son nom à l’huissier. Il y avait désormais au moins 50 personnes dans la pièce.

Le déjeuner

  • 9 h : le Roi prenait le déjeuner : deux tasses de tisane ou de bouillon. On lui tendait trois mouchoirs, il en prenait deux. L’horloger remontait sa montre, il s’agenouillait sur le prie-dieu et faisait ses prières. Enfin, il changeait de perruque et passait dans son cabinet de travail.

 Voici ensuite ses occupation de la journée

9 h 30 : Rendez-vous avec les ministres dans le Cabinet du Conseil où les ordres seront donnés pour la journée.

10 h : Messe. Au retour de celle-ci, le roi s’enquérait des placets. Ce sont des requêtes écrites, qu’au début de son règne Louis XIV lisait personnellement. Tout le monde pouvait en formuler.

11 h : le roi tient son conseil

Le dimanche : le plus important, on y débattait des questions les plus graves.

les lundi et mercredi : Conseil d’État ou « Conseil d’en Haut ».

Le samedi : Conseil des Finances.

Le jeudi : audience des jardiniers et architectes.

Le vendredi :Confession. On vit là un siècle de grande dévotion. Le roi, sous l'influence de Madame de Maintenon, devint très dévot. Tous ses confesseurs furentjésuites  (l'un des plus connus restera le Père Lachaise). Le confesseur parti, il lui arrivait de convoquer ses musiciens.

13 h : Dîner au « Petit Couvert » où seul son frère peut s'asseoir.

14 h : Retour au cabinet pour se changer. Puis chasse ou promenade. Le roi sortait tous les jours. Il ne chassait plus à cheval depuis qu’il s’était cassé le bras en 1684, mais conduisait habilement une voiture découverte. Le roi adorait ses jardins. Il écrivit un guide pour mieux les visiter.

 Ce roi amoureux des arts et démiurge aimait se promener et festoyer dans les jardins de Versailles.

Conçus par André Le Nôtre puis Jules Hardouin-Mansart, ils sont le prolongement de la personnalité du roi et contribuent encore un peu plus à sa gloire grâce au faste des bosquets, des fontaines, des statues allégoriques et à la maîtrise de la nature.

Bien que les jardins aient subi quelques transformations, il est toujours possible de s'y balader comme le faisait Louis XIV grâce aux consignes données par le roi lui-même.

En effet, Louis XIV a rédigé un manuel où est indiqué l'itinéraire à privilégier pour découvrir au mieux les coins et les recoins de ces jardins. Six versions ont été écrites entre 1689 et 1705 dont certaines de sa propre main. 

Manière de montrer les jardins de Versailles est un guide concis dans lequel le roi mentionne le point de départ de la promenade et explique où il faut faire des pauses notamment.

Ce guide était a priori destiné aux fontainiers pour les mises en eau, pour les fêtes mais également pour permettre au roi d'admirer ses jardins lorsqu'il devait être aidé pour se déplacer.

L'ouvrage est illustré de 20 tableaux représentant les bosquets peints par Cotelle et Allegrain.

C'est un manuel à vous procurer si vous souhaitez re(découvrir) les jardins grâce à cette visite guidée majestueuse.

  • 17 h : Retour. Changement de vêtement et « salut » dans la chapelle.
  • 19 h : Appartements. C’est le nom des réjouissances qui avaient lieu dans le Grand Appartement. On y jouait aux cartes, au billard, on y dansait également.
  • 22 h : Souper au « Grand Couvert » où étaient conviés les membres de la famille royale.
  • 23 h : Coucher. Même cérémonial qu’au lever (en version abrégée cependant), agrémenté de la cérémonie du bougeoir où jour après jour changeait l’heureux bénéficiaire qui avait l’honneur de tenir le bougeoir du roi .

 Dans la promenade,Le Notre ou Mansart l'accompagnait, à qui il posait de nombreuses questions. Ou bien il accompagnait les dames à Trianon ou à Marly.

17 h : Retour. Changement de vêtement et « salut » dans la chapelle.

19 h : Appartements. C’est le nom des réjouissances qui avaient lieu dans le Grand Appartement. On y jouait aux cartes, au billard, on y dansait également.

22 h : Souper au « Grand Couvert » où étaient conviés les membres de la famille royale.

23 h : Coucher. Même cérémonial qu’au lever (en version abrégée cependant), agrémenté de la cérémonie du bougeoir où jour après jour changeait l’heureux bénéficiaire qui avait l’honneur de tenir le bougeoir du roi .

Les soirées d'appartement se tenaient plusieurs soirs par semaine de 19 à 22 heures, et pas forcément uniquement les lundis, mercredis et jeudis soirs comme il est couramment entendu. Le jeu tenait une place importante à la cour. L’hiver, il constituait l’une des principales activités à côté de la conversation. Une distinction fut établie entre les jeux de hasard (basette, lansquenet, joc, trou-madame…), en principe bannis, et les jeux de commerce (piquet, tritrac, whist…), faisant appel à l’intelligence du joueur. Les jeux en vogue évoluèrent au long des règnes :

  • le joc vers 1675,
  • le lansquenet en 1695,
  • le brelan,

Des pièces furent spécialement aménagées :

  • le cabinet du Billard, installé dans le salon de Diane par Louis XIV,
  • le salon de Mercure, réservé au jeu de la famille royale,

Grand amateur de billard (son médecin le lui avait prescrit pour faciliter sa digestion), Louis XIV y avait ses partenaires attitrés (dont le ministre Michel Chamillart) ; un jour qu’un de ses coups parut contestable, le roi se tourna vers le duc de Gramont et lui demanda ce qu’il en pensait :

  • « Inutile, Sire, Votre Majesté a perdu »
  • « Comment pouvez-vous décider contre moi avant de savoir ? »
  • « Hé ! Sire, ne voyez-vous pas que, pour peu que la chose ait été seulement douteuse, tous ces messieurs se seraient hâtés de vous donner gain de cause ! »

Ailleurs, on jouait aux cartes avec mises, ce qui permettait au roi de tenir la noblesse sous sa coupe en les renflouant s’ils perdaient et d’en faire ses obligés. Certains hurlaient, d'autres blasphémaient et frappaient la table du poing, que toute la salle en retentissait. Certains joueurs, comme le marquis de Dangeau, passaient pour avoir amassé une partie de leur fortune par le jeu.

Au temps de Louis XIV, les bals avaient ordinairement lieu lors des soirées d’appartement

 

Suivons le roi ...........et ecoutons le nous expliquer.

Hygiène 

Le brevet d'affaires

Les détenteurs d'un brevet d'affaires se voyaient octroyer le droit de voir Louis XIV sur sa « chaise d'affaires ». En d'autres termes, ils payaient 60 000 écus voire 100 000 pour rencontrer le roi sur sa chaise pèrcée occupé à se soulager. Le roi se mettait en cette situation plus par cérémonie que par nécessité. Le porte-chaise d'affaires avait acquis sa place 20 000livres pour laquelle lui succédera son fils. Son salaire s'élevait à 600 livres, ni nourri, ni blanchi. Son rôle consistait à dissimuler les selles royales. Pas moins de 200 chaises d'affaires se répartissaient dans le château. À cette époque, on prêtait de l'importance à connaître l'état des selles, les médecins croyaient que les humeurs trahissaient l'état intérieur. Sous Louis XV, les mœurs changèrent et le roi s'enfermait dans son « cabinet d'affaires ». 

Au XVIIe siècle les courtisans ne bénéficiaient pas de commodités fixes . Pour autant, et contrairement à ce qui est souvent rapporté, on ne se soulageait pas sous un escalier ou dans un endroit plus ou moins discret Des porteurs mettaient à disposition des seaux pour assurer quelque commodité, moyennant une petite rétribution.

De nombreuses mauvaises odeurs envahissaient par ailleurs le château :

  • les chevaux qui avaient galopé ainsi que la transpiration de leurs cavaliers.
  • les chèvres ou vaches que l'on amenait jusqu'aux appartements des princesses pour le lait.
  • les courtisans entassés qui se méfiaient de l'eau chaude que la Faculté considérait comme agent propagateur de maladies.

 Pour masquer ces odeurs fortes, on parfumait la crasse de patchouli, de musc, de civette de tubéreuse etc. La diffusion des parfums se faisait par :

  • des soufflets
  • des pastilles à brûler.
  • des cassolettes contenant de l'eau de mille fleurs.
  • les gants parfumés que l'on se procurait chez le gantier parfumeur.

Les demoiselles masquaient leur mauvaise haleine avec des plantes aromatiques telles que cannelle, clou de girofle, fenouil, menthe, marjolaine, thym, pouliot, fleur de lavande ou mélilot. Madame de Sévigné décrivit la toilette de la duchesse de Bourbon qui se frisait et se poudrait elle-même tout en mangeant : «…les mêmes doigts tiennent alternativement la houppe et le pain au pot, elle mange sa poudre et graisse ses cheveux ; le tout ensemble fait un fort bon déjeuner et une charmante coiffure… ». Les poudres se dissimulaient dans les coffres à vêtement ou sur soi dans des sachets.

Un appartement de bain fut installé par Louis XIV en 1675 au premier étage du château. À la fin de sa vie, le roi, surnommé le « doux fleurant », se parfumait à la fleur d'oranger et il fallait prendre garde en s'approchant de lui, à ne pas lui chagriner les narines avec un parfum qu'il ne supportait plus.

le roi se lavait tous les jours, l'après-midi en rentrant de chasse. Les salles de bains comportaient deux baignoires : l'une pour se savonner, l'autre pour se rincer. Le roi recevait pendant ses bains. Les cuves étaient en cuivre, tapissées de linge pour ne pas irriter la peau. Deux robinets pour l'eau chaude et froide étaient reliés à un énorme réservoir alimenté par des valets (appelés « baigneurs-étuvistes ») tous les jours. Au temps de Louis XIV, l'eau avait mauvaise réputation (il préférait pour son hygiène se frotter le corps avec un linge sec ou imbibé de vinaigre ou d'alcool, en toile  d'où le terme de toilette  tandis que Louis XV se faisait frotter avec un pain de Marseille), mais le château comptait de multiples salles de bain ; Louis XV en fit démolir plus de la moitié pour agrandir la chambre de sa fille. L'eau est extrêmement chaude, on se repose des « fatigues du bain » dans une autre pièce, la « chambre des bains » dans laquelle le roi se faisait masser et épiler. Les cheveux ne doivent pas être mouillés ; ils sont frisés au fer, coiffés pour être dégraissés. Il arrive que le temps manque pour la coiffure, alors on met la perruque. Les hommes se baignent nus, les femmes ont une chemise spéciale.

Les femmes aussi reçoivent pendant leur bain par leurs femmes de chambre, les « baigneuses » qui préparent le « bain de modestie » (sachets de poudre d'amande, d'écorces d'orange, de racines d'iris parfumant le bain et assouplissant la peau), la baignoire en cuivre de Marie-Antoinette étant par exemple garnie de trois coussins remplis de plantes, l'un pour s'asseoir, les deux autres pour se frictionner. Elles le prennent le matin, le cérémonial de la toilette peut durer quatre heures pour la reine. C'est l'occasion de prendre des leçons de langue, de faire venir un professeur. Le bain n'est pas un moment de détente complète. Le petit déjeuner n'existe pas alors, les gens ont coutume de prendre une tasse de liquide chaud durant le bain. Marie Antoinette prenait un thé au citron. Les femmes ne se mouillent jamais les cheveux elles non plus, elles les font peigner parfois pendant des heures pour les dégraisser. Pendant le bain, elles les attachent avec une toile plus ou moins volumineuse appelée charlotte. Les salles de bains sont des petites pièces étroites, des cabinets dont la porte est discrète dans les murs de la chambre.

Les vertus de l'eau étaient beaucoup moins reconnues au XVIe et au XVIIe siècle qu'au temps de Louis XVI. L'eau était porteuse de maladie ; certains courtisans ne devaient pas avoir accès tous les jours à une salle de bains. Ainsi les gens pratiquaient la toilette sèche ; on changeait de vêtement six à huit fois par jour.

La Mode 

https://www.youtube.com/watch?v=8xN7g6vEXpM 

 

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Au début du règne, la mode masculine, encouragée par Louis XIV, changeait souvent, plus fréquemment que la mode féminine. On portait des rubans, jusqu’à 300 aulnes et aussi des bijoux. Le roi dansait fardé de rouge et de rose. Les hommes l'imitaient en se mettant de petits bouts de taffetas découpés en comètes, en étoiles ou en lunes...La mode à Versailles Depuis toujours, les courtisans ont adoptés la mode de leur souverain. On a vu sous Henry III , les hommes se parer de gants et de boucles d'oreilles et François premier instaura le port de la barbe. Mais de tout ces rois, Louis XIV fut le seul à créer sa propre mode et à rallier ses courtisans aux même choix. Allant même jusqu'à créer en 1661 un brevet, permettant à certain privilégiés de porter le justaucorps. Suivre la mode à Versailles était pour un courtisant une nécessité. il se devait de respecter les normes des tailleurs si il ne voulait pas se ridiculiser


La gente masculine portait également de fausses hanches, de faux mollets avec les bas, des attelles pour rectifier les épaules tombantes, mais elle portait aussi des chaussures à talons hauts pour éviter de se salir en marchant dans les rues boueuses des villes.

Les fils de Louis XIII ont toujours donné l'exemple, en portant des habits somptueux, Louis XIV voulait sa cour éclatante et les gentilshommes, pour être à la hauteur de leur monarque se ruinaient en rubans, perruques et autres fanfreluches. Au début du règne de Louis XIV, la rhingrave et le justaucorps était les vêtements favoris des hommes de la cour. La rhingrave se composait d'une petite jupe en forme de petit tonneau rigide sous lequel était fixé un haut de chausse bouffant. En général, elle montait jusqu'à la ceinture et se poursuivait par un pourpoint très court à manches fendues sur les cotés qui s'arrêtaient aux deux tiers des bras. Le tout agrémenté de rubans multicolores de dentelles tissées d’or et ornés de papillons et d’oiseaux d’or qui étaient alors un signe de richesse. Les chaussures quand à elles disparaissaient bien souvent sous le flot de rubans ce qui obligeait les courtisants à marcher les jambes écartées. Par la suite, le soulier qui, autrefois, était carré très long et surmonté d’un énorme ruban fut remplacé par la botte. Elle était fine et pointue et ornée d’une boucle de pierreries .

Costume Louis XIV vers 1670Costume de Louis XIV vers 1660

 

On complétait la tenue par une perruque lourde et volumineuse, Vers 1660 la perruque reçut un perfectionnement important : les cheveux furent passés à travers une toile fine ou tressés sur des fils de soie et non plus cousus sur une calotte. Le port de la perruque se généralisa et le commerce d'exportation prit un essor considérable. Mais Louis XIV, pourvu d'une abondante toison, ne consentit à se plier à cette mode qu'en 1673 ; encore fallut-il lui faire des perruques munies de trous par lesquels il passait les mèches qu'il voulut conserver. Les barbiers perruquiers, auxquels Louis XIV donna un statut, imposèrent vers 1690, les immenses crinières royales dressées en deux hautes pointes et dont les boucles tombaient sur les épaules. Elles étaient si lourdes (un kilo environ) qu'on se faisait raser la tête pour les porter. Le roi dut se soumettre à cette obligation jusqu'à soixante dix ans tant ses cheveux poussaient. Elles portaient les noms de perruques " à la royale ", " infolio ", " à la brigadière " ou encore pour les militaires, " à la robin ". Il faudra attendre les années 1700 pour voir apparaître les perruques poudrées en blanc. On recouvrait rarement sa perruque d’un chapeau, de par sa taille extravagante. La mode était aux petites calottes basses et rondes faites de peaux de castors et ornés de ruban ou de plumes selon les époques. Par la suite, les bords du chapeau se retrousseront des trois cotés, pour créer le Tricorne.

 

 - Le chapeau est un grand feutre garni de plumes et de rubans.
2 - La perruque doit être portée par tout homme de qualité.
- Le jabot est l'ornement de dentelles qui garnit l'ouverture de la chemise sur la poitrine.
4 - Le rabat est un col orné de dentelles, qui se noue sous le cou avec des cordons.
5 - Le pourpoint est une sorte de brassière courte, ouverte devant pour exhiber la luxueuse chemise.
- La luxueuse chemise.
Les cordons sont terminés par des houppes ou des glands.
- Le baudrier, large bande d'étoffe brodée de soie, garnie de galons et de franges sert a soutenir l'épée. On le passe par-dessus le pourpoint.
9 - La rhingrave est la pièce la plus extraordinaire, c'est une sorte de jupe-culotte, ornée de dentelles et de rubans superposés.
10 - Les hauts-de-chausses sont presque entièrement dissimulés par la rhingrave et fermés à la base par des ornements de dentelle.
11 - Les canons, ornements de dentelles fermant les hauts-de-chausses.
12 - Les bas sont en soie très fine et peuvent être superposés.
13 - Les souliers.
14 - Les talons sont importants : avec la perruque, il servent à grandir la taille.
15 -Les galante sont des rubans de soie. Il en flotte des épaules aux souliers. Même la canne en est ornée.
16 - Les gants, en peau souple, à grands poignets évasés, couverts de broderies, sont imprégnés de parfums.

 

Vers 1670, on abandonna la rhingrave et les flots incommensurable de rubans pour adopter une culotte collante, sérré par une jarretière à double boucle sous le genoux. Avec ce nouveau vêtement, les hommes devinrent aussi coquets que les femmes, attachant énormément d’importance à leurs mollets .

Il leur fallait choisir leurs bas, souvent blancs, ils leurs arrivaient de d’assortir au reste de la tenue, ils étaient attachés par la jarretière à boucle et roulés au dessus du genoux. le roi commençant à prendre de l'âge et de l'embonpoint abandonna la rhingrave pour adopter l'uniforme militaire. Ce fut le triomphe du justaucorps. Ce dernier se composait de deux tuniques ajustées qui se superposaient. Elles étaient toutes deux boutonnées de haut en bas et étaient garnies de deux poches sur le devant. Pendant quelques temps, l’on plaçait par dessus ce justaucorps un baudrier, bien souvent garnis de fleurs de soie, puis il disparut pour laisser place au ceinturon puis au porte épée .La cravate était de rigueur et se voulait large et faite de dentelle. On complétait le costume par une cape ou un brandebourg dont on enfilait pas les manches. Pour pouvoir sortir, il manquait encore quelques petits détails à la mise du gentilhomme : son mouchoir parfumé au musc, une paire de gants , sa tabatière en nacre ou en ivoire, sa montre , généralement en or sans oublier la canne .

Pendant la guerre de succession d'Espagne, le roi, sous l'influence de madame de Maintenon, se vit contraint de faire des économies et délaissa les artifices du costumes. On vit alors disparaître broderies, aiguillettes, rubans et autre noeuds d'épaules. La soie fut remplacée par le coton et l'on vit apparaître le chapeau à plumet. La disparition des aiguillettes devait lancer une nouvelle folie : les boutons. Il arrivait qu’un gentilhomme en porte plus d’une douzaine sur sa tenue, allant jusqu’à les agrémenter de pierreries et les recouvrir de soie.

 Le justaucorps à brevet

Il s'agissait d'un habit brodé d’or et d’argent. Au temps de Mademoiselle de la Vallière, Louis XIV en distribua à ceux qui l'avaient accompagné de Saint-Germain à Versailles. C’est un honneur que d’en porter un ; un honneur qui ne donne droit à rien.

Les perruques

 

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<<Je prélèverais toutes les têtes du royaume pour parer celle de Sa Majesté » disait Binet.

Louis XIV avait de très beaux cheveux, mais à partir de 38 ans, il dut se résoudre à porter la perruque. Néanmoins, il refusait qu’on les lui coupât entièrement. Des fenêtres pratiquées dans la perruque permettaient de mêler les vrais aux faux cheveux sans qu’il n’y parût. Monsieur Binet le perruquier du Roi, demeurait Rue des petits Champs. Il en créa de si extravagantes que naquit l’expression « avoir une drôle de binette ». Les perruquiers avaient alors des escouades de coupeurs de cheveux qui sillonnaient les provinces pour en acheter, ou même pour raser les morts. Les plus estimés venaient du Nord. 

Les talons rouges

 

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En 1662, Monsieur frère du roi, revenant du Carnaval au marché des Innocents à Paris crée involontairement une nouvelle mode à la Cour. Ses talons devenus rouges, car maculés de sang, dès les jours suivants les nobles de la Cour adoptent des talons rouges pour leurs chaussures 

Louis XIV portaient parfois des talons pouvant mesurer jusqu'à 12 cm.Il avait un faible pour les hauts talons rouges en cuir, que les courtisans adoptèrent rapidement.

 

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Les ornements de la chaussures apparurent aussi à cette époque. On attribue à Louis XIV l'introduction des rosettes de ruban et des garnitures en dentelle empesée. Les souliers royaux et nobles arboraient aussi des pompons

.Pendant longtemps, les femmes furent habillées par des tailleurs masculins, mais les couturières finirent par se faire reconnaître. Les plus connues furent Madame Villeuneuve et Madame Charpentier.

La mode féminine quant à elle, était bien souvent dictée par les maîtresses royales. Les dames dépensaient alors sans compter pour leurs toilettes et affichaient leurs richesses sur la garniture de leurs jupes faites de brocarts d’or, damas, satin, velours, le tout surchargé de dentelles, passementerie, de prétintailles (découpes d'étoffes qui servaient d'ornement sur les vêtements féminins). Les falbalas (bandes d'étoffe froncées en largeur garnissant les toilettes féminines) firent leur apparition vers 1676 et les déshabillés, au sens de toilettes simples, non habillées, vers 1672.

Les pièces principales de la toilette féminine se composaient de robes ou jupes

 

 C'est la lingerie et les jupons qui donnent desormais son volume à la jupe. La transition entre le corsage et la jupe s'assouplit; au milieu du siècle, les femmes mettent un busc (pièce de métal, de bois ou d'ivoire) pour donner de la rigidité au corsage. Les manches s'arrêtent au coude et se terminent par des manchettes ornées de volants de dentelle.

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accompagnées de corsets (appelés « grand corps »), une quantité impressionnante de tissus, de bout d'étoffes, de dentelles que l'on fixait dans la journée avec des épingles.

 

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La jupe de dessus était large et laissait entrevoir d'autres jupes plus étroites que l'on portait en dessous. La première portait le nom de « modeste », la seconde était la « friponne » et la dernière se nommait la « secrète ». Les deux jupes de-dessous étaient faites de tabis (sorte de moire de soie) ou de taffetas, celle du dessus par contre, était faites de velours, satins, soieries et autres moires. Cette dernière jupe était relevée légèrement sur le côté pour ainsi découvrir la seconde et se prolongeait par une traîne que l’on appelait « manteau » ou « queue ». Cette traîne déterminait, selon sa longueur, le rang d’une femme. Ainsi, une duchesse avait une queue de cinq aunes, une princesse de sang de six, une petite-fille de roi de sept, une fille de France de neuf et le maximum était pour la reine qui voyait sa robe se pourvoir d'une traîne de onze aunes Le corset était une espèce de gaine, emboîtant la poitrine depuis le dessous des seins jusqu’à la dernière côte, s’arrêtant en pointe sur le ventre et fort serré à la taille. Il donnait un maintien extrêmement noble aux femmes, mais provoquait des accidents lorsqu'on le serrait trop. Il se voulait tantôt souple, tantôt rigide

Recueil des modes de la cour de France, 'Femme de Qualité Estant a sa Toilette' Jean Dieu de Saint-Jean 1683/ Corps milieu du XVIIème/ Corset en broché époque Louis XIVLe décolleté, quant à lui, se voulait généreux, laissant entrevoir la naissance des seins, la forme ovale appartient au « grand habit », porté pour les cérémonies de lever par exemple, tandis que la forme carrée appartient à la « robe à la française », plus fantaisiste. Les manches étaient courtes et échancrées, parfois garnies de dentelles, appelées « petits bonshommes ». Le soir, les robes se paraient de satins et autres brocards. Le corps décolleté était serré à l'extrême pour rendre la taille très fine. D'où les malaises et évanouissements répétés des femmes de la cour
Le changement entraîne quelques innovations. Les anciens corsages sont remplacés par la hongreline, courte veste à basque en soie, également à la mode en Angleterre. La taille de la robe remonte, le corsage moins serré est lacé devant sur une jupe ample.

Si les femmes continuent à porter la pièce d'estomac, celle-ci est plus courte et moins rigide.Les hanches sont moins rembourrées, mais l'imposant vertugadin a disparu.

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On put distinguer dans les années 1630 plus de cinquante nuances pour les bas de ces dames. Des couleurs aux noms extravagants telles que : « ventre de biche », « veuve réjouie », « trépassé revenu » et autre « baise-moi ma mignonne »…

Le xviie siècle se vit dépourvu de sous-vêtement. Le caleçon que Catherine de Médicis avait réussi à implanter au sein de sa cour fut vite délaissé, ne prenant quelque importance que lors de promenades à cheval. Une femme de qualité se contentait d'un jupon ou d’une chemise de toile fine, ornée de dentelle d’Alençon, seules les courtisanes portent des dessous plus variés. Avant et après Catherine de Medicis, la femme de grande comme de petite condition se trouva entièrement nue sous ses vêtements, et il fallut attendre trois siècles après le caleçon pour voir apparaître la petite culotte.On vit les maîtresses de Louis XIV inventer la mode. Ainsi,Madame de Montespan lancera la robe pour femme enceinte. Une robe longue et sans ceinture que l'on appelait « l'innocente ».

Les coiffures

 

 

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 quant à elles, fort sages vers 1660 avec la frisure à la « Sévigné », devenaient de véritables œuvres d'art, allant au gré des tendances. La mode de « la frisure à la Sévigné » fut supplantée par l'« Hurluberlu », puis ce fut le tour de la coiffure « à la Fontanges ». La « Sévigné » consistait à se faire des boucles à l'anglaise et des frisures sur le front.

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Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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