Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Dans le royaume de la Marquise de Montespan

18/11/2015
Faits Divers dans le royaume de La Marquise de Montespan

Commune de Songieu (Ain) 1661

Claudine , probablement âgée de plusieurs années , est baptisée après avoir été catéchisée , 
c'est à dire instruite des règles de la religion chrétienne .
Elle est "cresmée" et reçoit donc le Saint Chrême , 
l'huile d'olive parfumée utilisée pour diverses cérémonies religieuses


"Dudict jour et an a esté baptisée cathechisée et cresmée par le
soubsigné claudine fille de gabrion girod et de claudine perru 
Son parrain a esté claude Baliod et marraine pernette 
Reverdy sa mere tous de Songieu "
Charvet curé 
 
 
 
 
 

Mais les curés laisseront plus d'une fois s'exprimer leur imagination, pour notre plus grand grand plaisir !

Les Lettrines 
L'ordonnance de 1667 sur les signatures dans les registres 
Quelques croix et signatures d'illettrés  
Des signatures maçonniques

 

Commune de Gray (70) -1629

Les lettrines sont utilisées en introduction d'un chapitre ou d'un paragraphe.
Sur cette page de registre , elles représentent différentes formes de profils humains
ressemblant beaucoup à ceux des gargouilles des églises
qui servaient bien sûr à évacuer l'eau mais aussi à chasser les esprits néfastes.
 

 

        

 

L'ordonnance de St Germain-en-Laye dite "Code Louis" de 1667 rend obligatoire :
la signature du père , du parrain et de la marraine sur les actes de baptême
la signature des conjoints et de 2 témoins au bas des actes de mariage
et la signature de 2 personnes de la famille ou de 2 amis proches sur les actes décès.
La mention "déclare ne savoir signer" est ajoutée si besoin.

Au 17ème siècle , les diverses lois sur la tenue des registres 
n'étaient pas suivies partout dans nos campagnes , 
même si le curé d'Astaillac était bien décidé à les respecter au pied de la lettre ... avec 3 ans de retard !

Commune d'Astaillac (Corrèze)- 1671
 

"Livre des Baptemes Mariages et Mortuaires de
L'église parroissiale d'astaillac suivant 
La nouvelle ordonnance pour l'année 1671 

Aux Baptemes faut qué le parrain et marraine
signent ou qu'ils déclarent ne savoir signer

Aux Mariages faut que quatre témoings signent
ou qu'ils déclarent ne savoir signer

Aux Sépultures faut les deux plus proches parents
qui auront assistés signent  ou qu'ils déclarent 
ne savoir signer "
 

 

 
 
 

Commune de Virieu-le-Petit (Ain) -1706

Durant l'incendie d'une partie du village en août 1706 , le registre de l'année fut réduit en cendres.

Le curé est alors obligé de réécrire le registre en notant les dates approximatives.

 

" Le présent registre est celluy de l'année l incendie ainsi jusqu'au
14 aout on n'a pas pu bien certifier en plusieurs endroits du jour des
actes ayant eté obligé de prendre des nouveaux registres "

"L'an mil sept cent, et six , et environ le quatorzième janvier (...) "

 

Un terrible incendie eut lieu le 2 juin 1706 dans la commune Les Sièges (Yonne) . 
attisé par un vent violent, plus d'une centaine de bâtiments furent détruits dont le presbytère et l'église "d'une manière qui tire les larmes des yeux" comme l'écrira le curé . 

" en sorte que je ne pus mesme sauver les registres des baptesmes mariages 
et mortuaires qui ont tous brulez "

Cependant, il semblerait que le curé Martin ait pris soin de recopier soigneusement le double des registres déposés , comme on peut le supposer, au greffe. 
Malheureusement , à cause "de la négligence de mes prédécesseurs " aucun double des registres n'existe avant 1697.

" Ceux qui auront besoin d'extrait de baptesme, mariage ou 
mortuaire les trouveront (la grosse) chez Mr bouton dans la place St Etienne 
depuis huit ans (1697 jusqu'en 1706) que je gouverne la parroisse , on n'en 
trouvera pas un de manque , Mais pendant les six années 
auparavant que je viens aux sièges, on en trouvera point de
produit par la négligence de mes prédecesseurs"

 

 
Carnet Rose  
 

La coutume veut que les parrains et marraines des ainés soient les grands-parents quand ils existent puis les oncles et les tantes. Malheureusement pour les généalogistes que nous sommes, cela n'est pas si simple ! 
L'enfant baptisé portait le prénom de la marraine ou du parrain ce qui explique l'usage important de certains prénoms dans un village. Nous trouvons cependant des exceptions à cette attribution des prénoms.

Ainsi , dans la commune de Verneugheol en 1701, le petit Chevallier est baptisé Gilbert du prénom de son parrain , mais celui-ci "nous a prié lorsque nous écrivons l'acte d'appeller son fillieul Marien", ce qui fut sans doute fait.


Acte en mairie de Verneugheol-Puy-de-Dôme

 

 

 

 

Toujours dans les registres de Giat, une autre exception à cette coutume a été trouvée le 24 novembre 1696. Une fille Delaporte est baptisée et le curé précise que "le nom de marie luy ayant este imposé par devotion" .

 

Le parrain et la marraine étaient donc obligatoires lors d'un baptême. Mais comme dans l'acte qui suit, il y avait sans doute de nombreux cas où le curé de trouvait pas de volontaires pour une telle charge !

Ainsi, à Bessay-sur-Allier en 1661, les pere et mere n'ayant pu trouver personne qui a voulu tenir ledit enfant sur les saincts fonds du baptesme a cause de leur grande pauvreté. " , le fils du médecin et sa grand-mère ont"voulu charitablement repondre " .

"Le vingtiesme mars 1661 a esté baptizé pierre gomard fils de Claude 
et de peronelle dautois des pere et mere pauvres gens demeurant
dans un logi au bois de loct parrin pierre chauluin fils de noble anthoine
chanluin docteur en medecine mareine pacquette matheat de la 
paroisse de bissay faict en presence de dame Catherine dhelesme
grand mere dudict pierre chauluin laquelle a signe et respondu 
pour ledit chauluin a cause de son langage et qui a voulu charitablement
repondre les pere et mere n'ayant pu trouver personne qui a voulu 
tenir ledit enfant sur les saincts fonds du baptesme a cause de leur
grande pauvreté.

 

une mort sans baptême était la pire des choses puisqu’elle privait le défunt de sa seconde vie, éternelle celle-là.
L’angoisse des parents d’enfants morts à la naissance sans avoir pu être baptisés était indescriptible 
et l’amour porté à ces tout-petits leur donnait une place privilégiée jusque dans la mort. 
Ainsi, les enfants morts sans baptême étaient le plus souvent inhumés aux endroits les plus saints : 
dans les canalisations du baptistère ou les fondations de l’église, dont les murs étaient creusés pour accueillir les petits corps, 
dans le chœur, sous le parvis de l’église (surnommé "le Paradis") ou bien sous une gouttière : 
ils étaient ainsi baignés pour l’éternité dans l’eau ruisselant du toit de l’église et sanctifiée. "

(extrait de "rites mortuaires" de notrefamille.com)

Sauver la vie spirituelle de l'enfant en le baptisant 
était donc une priorité pour tout enfant en danger de mort à la naissance .
Cela supposait-il quelques abus 
où l'enfant , bien que mort-né était déclaré vivant ?

 

 

 Commune de Gimel les Cascades - Corrèze- 1695)

La question peut se poser pour ce baptême  "sur un bras" de l'enfant "dans le ventre de sa mère ".
Le nouveau-né mourut cependant "un moment après qu'il fut sorti du ventre de sa mère"

 

 

Commune de Liergues (Rhône) - le 22 juillet 1665

Le curé ondoie un enfant avant sa naissance, "sur une main qui sorti hors du corps de la mere "      
A priori, seul l'enfant se trouvait en péril de vie puisque la mère semble avoir survécu.

 

 


"Ce jourdhuy 22 de juillet 
1665 a esté ondouyé un petit
enfant a mr françois pachard 
et a françoise fontalin marchand
Boucher lyergues jay moy 
cure soubsigné et vicaire de la
parroisse jay ondouyé le dit
enfant en la maison 
en extreme necessité  
sur la mere devant sa naissance 
sur une main qui sorti hors 
du corps de la mere ou ablution
ainsi faite par dit enfant 
et où vivant dans le corps 
de sa dite mere (...) 
après mort qui est la cause 
qu'il n'a pas reçu les ceremonies 
de leglise. 
Le dit enfant 
estoit male "
 

 

Albigny (Rhône) -1707

Il arrive cependant que l'enfant survive après un baptême dans le ventre de sa mère. Il est alors baptisé "sous condition" puisque l'Eglise refuse qu'une personne soit baptisée 2 fois.

Cet enfant né le 10 octobre 1707 "a été baptisé sous condition parce qu il l'avoit deja été dans le bras au ventre de sa dite mère"

L'enfant décèdera 9 jours après.

 
 
 
Un mystère : 
Les naissances gémellaires de la commune de Giat dans le Puy-de-Dôme sont particulièrement étranges par leur fréquence inhabituelle 
 
Lyé, Marie, Françoise et Pierre Millet naissent le 16 décembre 1694 ,jour du baptême de
"quatre enfans venus tous d'une ventrée nés du mariage de lyé millet et de marie Drouet". 
Il est précisé à la fin de l'acte que "tous lesquels enfants cy dessus denomés sont decedes les jours suivants"
 
 

 Dans la Commune d'Auvers ( Manche) ; des quadruplés

En ce jour du 28 décembre 1699, naissent des quadruplés :
un garçon et trois filles qui ne survivront pas.
Cet évènement ne semble pas pour autant impressionner le curé 
et l'acte parait bien banal sur cette page de registre .  

"Le ving huit du mois d'octobre audit an moy pretre soussigné ay baptisé
quatre enfants née de la nuit precedente pour hélie Le françois et françoise
le barbier son epouse Savoir un garçon et trois filles (...)"

en marge , la mention de la sépulture au cimetière du 29 dudit mois
 

ommune de Verneugheol (Puy de Dôme) - 1692-1694-1696 :  3 fois des jumeaux !

Jean Ribeyreix et Michelle Terrade se marient avant 1687 , date de la naissance de leur premier enfant. 
Naitront ensuite le 5 mai 1692  Marguerite et Anne . La première décède 5 jours plus tard alors qu'Anne survit et se marie en 1719 
puis le 15 mars 1694 Guillaume et Françoise qui décèdent 5 jours plus tard 
puis le 22 mars 1696 sont baptisées Michelle et Claudia qui décèdent le même jour .

 

1692

1694      

 

1696


Giat 
comptaient environ 2000 habitants à la fin du 18e siècle et entre 40 et 60 naissances par an. La moyenne des naissances de jumeaux pour ce siècle-là n'a pas été calculée, mais leur fréquence élevée certaines années peut étonner.
 
 
 
 
Les enfants illégitimes sont fréquents dans les registres paroissiaux, mais ils sont issus généralement de parents célibataires. Il est très rare d'afficher ouvertement un adultère comme ce fut le cas à Murat-le-Quaire (Puy de Dôme), et l'on peut aisément en imaginer les conséquences !

Une solution pour plus de discrétion fut adoptée par le curé Thomas de Bellenaves (Allier) puisqu'il coda l'acte de baptême ! 
Le curé peut aussi écrire l'acte de naissance à l'envers dans le registre !

Enfin, à Bourg-Lastic (Puy de Dôme), un enfant illégitime est baptisé de nuit. 

  

Commune de Murat-le-Quaire (Puy de Dôme)- 1700-1701

Antoine Guillaume , bailli de Murat, est l'époux de Françoise Sertillange avec qui il aura plusieurs enfants dont une fille née en octobre 1700.
5 mois plus tard , ce Monsieur est père d'une fille illégitime de Marie Laudouse, fille à laquelle il donnera le prénom de sa femme ! 
 

" Le Jeudy ving huit octobre mil sept cent a esté baptisée Jeanne guillaume 
fille légitime à antoine bali de murat et à damoiselle françoise 
sertillanges sa femme de la bourboule (...) "
 

"Le dimanche 13 mars 1701 a esté baptisée françoise guillaume fille
illegitime a mr antoine guillaume baly de murat et bains et a marie
laudouse sa mère (...)"
 

 

Commune de Bellenaves (Allier) - 22 avril 1658

Voici l'acte de naissance assez exceptionnel de m2r43 d3s424s fille 4ll3g4t4m3 de fr2nc74s et de g4lb3rt3 g4r7s ses père et mère !

Le code est assez facile à comprendre puisqu'il s'agit de la naissance de Marie Desieis fille illégitime de François et de Gilberte Giros mais la lecture de cet acte n'était pas à la portée de la plupart des gens illettrés de l'époque . 
Le secret sera bien gardé !

 

 

merci à Philippe Corbel

Commune de Lohuec (Côtes-d'Armor)- 29 août 1702

Voici une façon originale de repérer plus facilement l'acte de naissance d'un enfant illégitime : l'acte est écrit à l'envers !

"Yvet Caignard fils et enfant illégitime de mademoiselle 
Caignard sa mère fust né le ving et neufvieme d'aoust 
mil sept cents deux , et le lendemain baptisé dans l'église (...) "

 
 e Grand-Abergement (Ain) - 28 juillet 1735 à 6 h du matin

Lors de la bénédiction d'une cloche, l'officiant prie (entre autre) 
afin que par le son des cloches soit dissipée la violence des orages et des tempêtes. 
Il n'est donc pas étonnant de voir les hommes se servir des cloches à cette fin.  
Ironie du sort, c'est en "sonnant pour le tems" afin d'éloigner l'orage  , 
que deux hommes  meurent foudroyés sous le clocher du village !
 


"Alban Gouge dit Joseph agé d'environ quarante ans est décédé
le vingt huit juillet mil sept cent trente cinq , ayant été frappé de la 
foudre le dit jour sous le clocher en sonnant pour le tems à six heures 
du matin et comme il jettoit les derniers soupirs on lui a donné 
l'absolution et administré le sacrement de l'extrême onction, il a été
ensepulturé le lendemain dans la chapelle de Jesus marie et Joseph
en présence (...)

Bertrand Viviand dit tarvenu agé d'environ vingt ans est décédé 
e vingt huit juillet mil sept cent trente cinq , ayant été frappé de la 
foudre le dit jour sous le clocher en sonnant pour le tems à six heures 
du matin et comme il jettoit les derniers soupirs on lui a donné 
l'absolution et administré le sacrement de l'extrême onction, il a été
ensepulturé le lendemain dans le cimetière de St Amand en
présence (...)  "
 

Commune de Fayence (Var) - 1642

Voici un fait très insolite :

le curé ne connait pas le nom de la mariée . 
Encore plus insolite , elle même ne semble pas le connaitre non plus !
Restera-t-elle tout à fait anonyme dans sa vie de femme et de mère ? 
La question reste en supens !


"L'an 1642 et le 30 du moy de juin 
les cérémonies de la ste eglise gardées et 
les ordonnances (...)
j'ai fait le mariage d'antr honore rodill (...)
et la servante de monsieur de St Julian ne
sachant pas son nom (...)  "
 

  

Nantua (Ain) - 1670

Dès le 16eme siècle , il y aurait eu un battoir à papier à Nantua (voir ici) . 
Cette machine servait à broyer les chiffons lors de la fabrication de la pâte à papier 
et la présence d'une telle pratique aurait donnée son nom au-lieu dit "Les Battoirs" sur la commune de Nantua.

Le vendredi 10 janvier 1670, Rolland Curtet, fils de Benoit, âgé d'environ quinze ans
décède dans le battoir à papier appartenant à Claude Philiberte Jantet veuve de Louis Dumond. 
 

 

Giat (Puy de Dôme) -1693

A Giat, le 25 décembre 1693, Michelle Barrier décède 
"pendant que la messe de minuit se disait " !


Commune de Songieu (Ain)  - 1637- 1639 et 1640 

En moins de 3 ans , le curé Crussy note dans les registres le décès de 3 personnes tuées par des loups.


"Blaise fils de Claude Amorand de Chateauneuf
fust par mauvaise fortune tue des loups
à la petite porte dut dit lieu au soleil couchant le dernier novembre an ci dessus et le lendemain 
fust le reste de son corps enterre au lieu 
de ses predessesseurs : pour le soulagement 
de son ame fuct fait comme dessus "


 Songieu S 1619-1640 


"Claude fils de  favot de Sothonod 
fut tué par les loups (...) "
 

 

Commune de St Niziers-sous-Charlieu (Loire) - 15 juillet 1671 

Ce 14 juillet, Antoine Teuenay est "décédé d'un coup de la foudre
alors qu'il se protégeait de la pluie sous un arbre. 
Etant mort sans recevoir les derniers sacrements, le curé précise bien qu'il 
a été connu "pour son honnesteté et bonne vie qui a esté toute chrétienne".
Sa mort a été guidée " (cher lecteur) par les ordres sacrés de la providence divine" .
Il ne fait donc aucun doute pour le curé que cet homme mérite le paradis !


" Antoine Teuenay aagé de environ trente ans etant
marié et demeurant dans la maison grize , est
décédé malheureusement d'un coup de foudre
dont il a esté tué sous une branche ou il s estoit
retiré pour se garantir de la pluye et d un orage
qui fut impetueux vives pluyes et tonerres,
environ les deux heures apres midy du mardy 
quatorziesme de juillet ; et a esté enterré dans 
le cimetiere de Sianct Dizier par moy curé 
soussigné dudit livre le lendemain quinziesme 
du susdit mois de juillet mil six cens septante
et un, il a esté regrette de tous ceux dont il a 
esté connu pour son honnesteté et bonne vie qui
a esté toute chrétienne, a donc (chre lecteur) les
ordres sacres de la providance divine et prie dieu
que par sa bonté et par sa misericorde il veuille
luy pardonner ses fautes et luy donner son paradis. "
 

 

 

 Vitray-en-Beauce (Eure-et-Loir) en 1608, le curé nous fait part du décès de plusieurs travailleurs dans les champs à cause de très fortes chaleurs survenues les 2 premiers jours d'août qui se terminèrent par de gros orages de grêle. 
Un jeune homme d'une autre paroisse s'est même noyé en se baignant.


"Ce vendredy premier jour d'aoust il fist telle
et vehemente chaleur quil y eut plusieurs hommes
estant aux champs qui moururent a cause de la
vehemence de la chaleur dont y en eut ung en ceste
parroisse qui y fut enterre ung qui estoit
des (  ) ung (  ) qui mourut aussy de 
pareille mort . L'on tient quil y en eut trois 
en la paroisse de Voves qui moururent aussy 
en pareil et de telle mort toutefoys que j'entends 
quil ny en eut que deux. Plus lon tient que 
vers Chratres il en mourut aussy. Cest chose asseuree.
Il faisoit une fort grande et vehemente challeur 
pendant ledit jour il se noyt ung jeune homme de 
la paroisse de ( ) en se baignant. "

 

 

 

La canicule, bien souvent associée à la sécheresse, a été observée à plusieurs reprises en France dans les siècles passés . 
( voir "Etés caniculaires , grandes sécheresses à travers les siècles"   et  "Les grands étés en France -1135-1800)

Cependant, il est difficile d'en évoluer la gravité car nous pouvons supposer que le thermomètre n'était autrefois ni généralisé ni sans doute très fiable. 
Notons que certains historiens se basent la précocité des vendanges pour évaluer l'intensité de la chaleur qui régnait alors.

Entraînant une baisse des rendements agricoles , les chaleurs excessives peuvent aussi nuire à la santé de l'homme et du bétail jusqu'à en provoquer la mort. 
De plus, les seules sources d'eau que sont les puits et les cours d'eau naturels deviennent vite insalubres engendrant des épidémies. 
La vie se complique pour les habitants des paroisses qui doivent , entre autre, enterrer leurs morts le plus rapidement possible .


Les comètes sont réellement effrayantes, mais par notre sottise nous nous forgeons, gratuitement, des objets de terreur panique et, non contents de nos maux réels, nous en accumulons d'imaginaires" 
Gassendi , philosophe et astronome -1592-1655

Les 2 comètes de 1664 et 1665  

D'après le "dictionnaire de physique" (Aimé Henri Pautian-1781) la première comète apparut du 4 décembre 1664 au 15 février 1665 et la seconde du 4 au 20 avril 1665 .  La comète de 1664-65 fut largement observée dans toute l'Europe . Tout comme celle d'avril 1665, elle fut considérée comme annonciatrice de grandes catastrophes et épidémies  : la peste à Londres en 1665 et le grand incendie de Londres en 1666 .

Voir une description quotidienne très précise de cette comète : 
(à partir de la page 10)

Commune de Mazirat (03)

Merci à Alain Bartoux

Le curé de Mazirat fait mention de 3 comètes. Selon lui, la première comète de 1664 commença le 14 décembre. Elle disparut, puis le 5 janvier 1665 une autre fut visible qui "regardoit tout à l'opposé de la première" . L'observation de sa trajectoire sur l'image ci-contre en haut confirme bien le fait qu'elle a du disparaitre un moment de l'horizon pour réapparaitre ensuite avec une orientation différente. Les 2 comètes observées par le curé ne sont donc qu'une seule et même comète. 
La seconde, et non la troisième comme le dit le curé, apparait bien au mois d'avril 1665. 
A la fin de sa mention, le curé ne manque pas d'implorer Dieu afin qu'il nous  
" preserve des accidents qu'elles ont coustume de prognostiquer "

" Nota qu'il parut une comete pendant quinze jours qui regardoit du 
cote de l'occident et se levoit le soir environ les dix a onze heures 
et commença a paroitre des le 14 e Xbre dudit an (1000) VI soixante quatre 
et le 5e janvier de l'année suivant 1665 en commença a proitre 
une autre qui n'estoit a la verite si grande et regardoit tout à l'oppose
de la premiere, elle aparoissoit des les six heures du soir et 
continua jusque au vingtroisiesme dudit mois de janvier , dieu nous 
preserve des accidents qu'elles ont coustume de prognostiquer. Il parut une 
3e au mois d'avril"

 
Comète de 1664-1665 d'après E.Bartholini


Comète d'avril 1665 (Extrait de 'Theatrum Cometicum" Stanislas Lubienietz) 
 


Ad03 Mazirat BMS 1646-1678 vue26

Comète de 1680 - 1681  

La comète de Newton de 1680 aussi nommée la comète du déluge reste fameuse car elle fut la première véritablement étudiée par les plus grands scientifiques de l'époque tels que Newton qui détermina sa périodicité à 575 ans, , Halley ou Kepler.  Le scientifique anglais Whiston ,quant lui, soutint que cette comète provoqua le déluge et toutes les autres catastrophes qu'aurait connu la terre et qu'elle répondrait à une volonté divine. Notons qu'elle apparut en France 3 jours avant Noël. 

Voir une description quotidienne très précise de cette comète : 

 

 

 

642 à Letra (Rhöne) le curé invoque Dieu et des Saints, particulièrement "saint Roch, saint Sébastien, saint Antoine et saint Charles " contre le "mal contagieux".

"Le 11e novembre 1642 este mort du mal contagieux
Que ce grand dieu par prières et intercessions de
la glorieuse vierge marie et de tous les saints et saintes du
paradis particulierement de messires st Roch, st Sebastien, 
st Antoine et st Charles nous en preserve un  
garçon age d'entours douze heures appele pierre 
fils de (...) "


Ad69 Letra MS 1636-1667 Vue11
Soigner les malades de cette maladie hautement contagieuse causait bien des problèmes. Il fallait se protéger au mieux de la contamination, d'où l'usage d'un masque, d'une tunique, de gants et d'une baguette par ceux que l'on nomme les "médecins de peste" . Très peu de guérisons sont observées dans un monde où la purge et la saignée du malade sont parfois les seuls thérapies appliquées.
Le curé de La Chapelle-Gaugain (Sarthe) en 1670 a du alors être fier d'inscrire dans ses registres une "recepte tres escellente et tres certaine approuvée contre la peste laquelle le sire Guillaume Chaudière a envoyée de paris"  (G.Chaudiere était imprimeur-libraire à Paris) 
La recette est à base de Reine de Prés, connue pour faire baisser la fièvre grâce à l'aspirine qu'elle contient. 
"vous direz apres l'avoir esprouvé que c'est un excellent remede après dieu" !

 

Accoutrement d'un médecin de peste qui consultait les malades de la pointe de sa baguette et respirait au travers d'un bec perforé bourré d'herbes odorifères qui masquaient les odeurs putrides.

" Il fault prendre de l'eau cy-dessouls mentionnée, en 
prendre un doigt de deux jours l'un, et principalement quand on sort en 
public, ou bien si c'étoit quelqu'un frappé dans douze heures, il 
luy en fault faire prendre six onces, s'il est robuste et 
puissant , huict, et qu'il se promene un peu, ce qu'il faict 
facilement à cause de la dicte eau luy fera bon coeur, puis 
se fera coucher, et il suera dehors toute la peste ; celui 
qui l'essuiera fault qu'il en prenne un peu et qu'il rafraichisse 
ses mains de vinaigre, apres en avoir frote ses temples et  
derriere de ses aureilles. vous direz apres l'avoir esprouvé que 
c'est un excellent remède, après dieu. 
pour cognoistre l'herbe de quoy il fault faire le dict remede, 
prendrez une branche d'orme, la plus verte, je dis une branche 
et vous vous en irez en un pré , le long de quelque ruisseau 
ou petit fossé, et regarderez l'herbe qui semblera le 
mieux à la dicte branche que j'ai dict la premiere, car elle

est toute semblable, elle se nomme vulgaris regina 
prati, il ny a nul herbe lisse qui (...) 
et en la cueillant, vous sentirez qu'elle sent 
comme la pimpenelle et reseuille. , voila seroit
certain d'icelle. Vous en cueillerez tant que vous en pourrez 
mettre en une chapelle ou alambic, et auparant que la 
mettre en alambic, il faut qu'elle aye trempé dans 
un pot net plain du plus excellent vin blanc que l'on poura 
trouver vingt et quatre heures, puis tirer la dicte 
herbe sans y laisser le dict vin blanc, et la mettre dans 
l'alambic et la faire distiller lentement sans qu'elle 
soit bruslée, puis la laisser jeter son feu dedans 
une fiole deux ou trois jours, puis la servir; 
tant plus elle sera vieille et meilleure elle sera

  

 source site généalogie

 

 

 
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