Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Chronique de Louise de Savoie

12/11/2015

 

 

 

   Chambord

Château de chambord 
 

"Un rêve de pierre dans un écrin de verdure éblouissant", c'est ainsi que l'on pourrait décrire l'extraordinaire site de Chambord. Le château de Chambord est le plus vaste des châteaux de la Loire, construit sur ordre de François 1er. Commencé en 1519, il est sans conteste un des châteaux à la silhouette la plus reconnaissable, et constitue l'un des chefs-d'oeuvre architecturaux de la Renaissance

L'escalier à double révolution placé au centre de l'édifice est attribué à Léonard de Vinci. Comme son nom l'indique, il comporte deux volées d'escaliers suivant un schéma à double hélices. Il permet d'accéder à la grande terrasse, elle aussi inspirée par la Renaissance et qui offre une vue sur les cheminées et chapiteaux du toit en faisant le tour du Château. Cet escalier est surmonté d'une tour lanterne bien reconnaissable de l'extérieur

 

 Omniprésent autour du château comme l’écrin mettant en valeur un joyau exceptionnel, le parc de Chambord reste un haut lieu du patrimoine naturel français.

 

 

 Le domaine de Chambord est clos d’un mur d’enceinte de près de 32 km, dont la construction débute à la fin du règne de François Ier. Chênaies, pinèdes, landes, marais et clairières rythment le paysage. Dans la réserve nationale de chasse et de faune sauvage créée en 1947, cerfs et sangliers vivent en liberté. Les bois de Chambord repeuplent les autres forêts d’Europe en cerfs vivants et accueillent de nombreuses espèces rares, végétales ou animales.  Une attention particulière est portée à la biodiversité du milieu nature

 

Les 5540 hectares de chênaies, pinèdes, landes, marais et clairières sont gérés, depuis des siècles, conformément à l’objectif prioritaire assigné au Domaine de Chambord : la chasse.
Espaceur 

 

.Chasse

 

 Il est impératif pour le roi François 1er de protéger son domaine et la grande faune qu’il renferme. Il érige ainsi Chambord dès 1547 en capitainerie royale des chasses dont la mission est « la garde et la conservacion des boys et buissons, bestes rousses et noires ». Nul n’est autorisé à chasser dans les terres du roi et des règlements stricts sont imposés aux habitants du parc et des environs pour favoriser la prolifération du gibier. L’agriculture doit peu à peu s’effacer au profit des activités cynégétiques et sylvicolesA la tête de la capitainerie se trouve un capitaine, assisté par quelques gardes, qui tentent d’appréhender les délinquants.

Au cours du XVIIe siècle, la capitainerie des chasses de Chambord accroît son autorité et son territoire. Elle ne  se cantonne plus aux murs du parc mais s’étend sur le territoire d’une douzaine de paroisses alentour. Le personnel de la capitainerie s’étoffe lui-aussi et compte une quarantaine d’officiers et de gardes chargés de faire respecter les règlements, à commencer par l’interdiction formelle de chasser, même sur les territoires privés. Le capitaine et ses officiers assurent en outre le jugement des délits, qu’ils soient d’ordre civil ou criminel.

Ce renforcement du pouvoir crée d’importants troubles et la population locale lutte au XVIIIe siècle pour obtenir sa suppression.

 

Le poids des règlements, les abus des officiers et gardes ainsi que les dévastations causées par la prolifération du gibier, notamment dans les territoires agricoles, pèsent sur les habitants. La capitainerie devient un symbole d’injustice, d’oppression et de destruction.

 

En 1777, le roi Louis XVI supprime la capitainerie de Chambord par un édit dans lequel il reconnaît son inutilité ...

Le parc est alors confié au directeur des haras du royaume, le marquis de Polignac, qui y entretient une centaine de chevaux pour le roi.  Puis survient la Révolution : tandis que le château est pillée et son mobilier vendu, le gibier de Chambord est décimé par la population locale, trop heureuse d’éliminer l’objet de ses anciennes frustrations.

 

 

 

 

LES AMÉNAGEMENTS DU PARC

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Au cours de l’ancien régime, le paysage du parc change profondément. Primitivement, les terres du nord du parc sont essentiellement agricoles ou composées de landes et de pâtures. Au sud, il est davantage boisé, les terres ayant été annexées sur le territoire forestier de Boulogne. Au centre, aux abords de la rivière qui traverse le parc, ce ne sont que marécages …

 

Au XVIe siècle, les aménagements se concentrent sur les abords immédiats du château. Les crues régulières du Cosson et l’insalubrité du site qui entoure la nouvelle demeure du roi François 1er créent des difficultés de circulation. Les fièvres de Sologne (paludisme) déciment la population chambourdine pendant la belle saison. Ainsi, le souverain, comme ses successeurs, vient généralement à Chambord en automne ou en hiver…

 

François 1er imagine plusieurs projets pour assainir le territoire, notamment la canalisation du Cosson ou l’idée (trop) ambitieuse de détourner une partie du cours de la Loire jusqu’à Chambord. Mais rien n’est fait, ou presque, si bien que la nature reprend constamment ses droits.

 

Ce n’est qu’entre 1680 et 1750 que des travaux de grande ampleur sont prévus puis réalisés pour assainir définitivement les abords du monument.

 Gaston d’Orléans, Louis XIV, Stanislas Leszczynski .

 

 

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le Maréchal de Saxe, réalisent d’importants travaux hydrauliques, tout en aménageant des jardins sur les nouveaux parterres au nord et à l’est du château.

 

 

 MES RÊVERIES… LE MARÉCHAL DE SAXE À CHAMBORD

À l’occasion du retour à Chambord de deux des quatre poêles en faïence commandés par le maréchal de Saxe lors de son séjour dans le château, le Domaine national de Chambord a rendu hommage au plus extravagant de ses hôtes. Ce personnage fougueux et emblématique redonna vie au château de François Ier entre 1745 et 1750. Plus qu’une simple exposition biographique, Mes rêveries… mettait en perspective la rencontre entre un homme hors du commun et un monument exceptionnel.

Entre 1745, date à laquelle Louis XV offrit Chambord au héros de Fontenoy, et 1750, date de la mort du maréchal, le domaine connut de nombreux aménagements. Ainsi le maréchal de Saxe transforma les écuries de Louis XIV en haras et en caserne pour y loger son régiment de uhlans, il implanta un somptueux théâtre au deuxième étage du donjon et dessina des allées forestières dans l’ensemble du domaine 

 

 

 

 

LE JARDIN ANGLAIS DE CHAMBORD

 

Dessiné à partir des plans de celui créé en 1889, le jardin anglais s’articule autour de trois allées; deux principales composent un paysage ouvert, ponctué de grands arbres ou de bosquets ; la troisième allée parcourt un sous-bois recomposé, en lisière du massif forestier existant. Ces cheminements mettent en valeur les végétaux subsistants et s’enrichissent de massifs paysagers.

 Au total quatre-vingts plants âgés de dix à vingt ans exposent toute la variété des espèces régionales : chênes, pins sylvestres, hêtres, mais aussi cèdres, séquoias, érables, cerisiers et pommiers, complétés par des arbustes et vivaces.

 

Jardin anglais - Leonard de Serres (c) Domaine national de Chambord 110515 (8)

 

Le reste du parc est essentiellement aménagé entre le milieu du XVIIIe siècle et la fin du XIXe siècle. Le Maréchal de Saxe, en premier lieu, emploie des sommes considérables, ponctionnées sur le Trésor royal, pour créer des routes et allées forestières destinées à faciliter les déplacements dans le parc lors des chasses à courre. Il fait également réparer le mur de clôture ou remettre en état les bâtiments du domaine.

 

Après les coupes abusives réalisées par la veuve du maréchal Berthier entre 1815 et 1817, le comte de Chambord, nouveau propriétaire des lieux, espère  tirer quelques revenus de la sylviculture pour faire restaurer le château. Il fait boiser toute la partie nord du domaine. Le parc de Chambord se couvre d’une épaisse forêt de toutes parts …

 

La gestion raisonné du domaine menée par l’administration du comte de Chambord, lui a donné sa physionomie actuelle. Véritable conservatoire de la biodiversité, visant au maintien de l'équilibre sylvo-cynégétique, le domaine national abrite lui permet un grand nombre d’espèces remarquables sur le plan floristique et faunistique.

 

 

Les jardins du château de Chambord, remis au goût du jour 

 

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puis plusieurs semaines, des engins encombrants envahissent l'aile nord du château de Chambord. Quads et sondes électriques quadrillent le terrain et retournent la terre glaise des pelouses. Leur but : exhumer lignes, tracés et sédiments capables de jeter un peu de lumière sur l'ancien jardin à la française du château. Après avoir ressuscité, l'an dernier, les jardins anglais qui ornaient son parc au XIXe siècle, Chambord s'apprête à donner une nouvelle existence à cet autre jardin tel qu'il était au XVIIIe siècle.

Conçu par François Ier, Chambord, établi sur un terrain de marécages et soumis aux crues du Cosson voisin, est dépourvu de jardin. C'est Louis XIV qui, le premier, en 1680, commande les plans d'un espace ornemental pour le parterre nord du château. Pourtant, les six hectares de ce «jardin à la française » n'émergent qu'un demi-siècle plus tard, en 1734, sous les ordres du maréchal de Saxe et après de longs travaux de canalisation de l'affluent et d'assainissement des marécages.

Reconstituer presque trois siècles après sa création un jardin disparu depuis bien longtemps s'apparente à une enquête policière. «Les recherches ont suivi plusieurs étapes, explique le conservateur général du domaine, Luc Forlivesi. La première consistant à recueillir la documentation de l'époque, ce que les sources historiques et les archives disent du jardin.»

Constatant que la période la plus documentée est celle de la moitié du XVIIIe siècle, les administrateurs décident de reconstituer le jardin à cette époque. Un paysagiste puis une archéologue des jardins établissent un diagnostic. Les fouilles stratigraphiques mettent au jour de la terre de différentes couleurs, indiquant les allées et les fosses de plantation qui ponctuaient le jardin. «À notre grand étonnement, les relevés archéologiques allaient bien dans le sens de l'iconographie, habituellement peu fiable, du XVIIIe », ajoute le conservateur.

 

chateau-chambord-jardins-gravure

Une fois ce travail de recoupement terminé, l'apparence des jardins au XVIIIe siècle se précise dans la tête des conservateurs. Une allée centrale, deux allées de plates-bandes, deux allées latérales, le tout formant un grand carré dont le château représente un quart. Il s'agit plutôt d'un jardin ornemental à taille humaine.» Comme l'original, le nouveau site devrait comporter un quinconce de marronniers, un parterre ceinturé de buis et un verger.

Un «petit» jardin qui a son importance dans l'histoire de la conception du château. «Il faut bien se rappeler qu'un tel château ne naît pas hors sol, il est créé avec son domaine. Et le jardin, en particulier, est son écrin. Chambord n'est pas fait pour être au milieu d'un terrain de foot…», insiste le conservateur.

Les travaux de restructuration devraient débuter cette année. : Redonner au parterre nord du château l'aspect qu'il avait lors du règne du Roi-Soleil .

 Les yeux ont besoin d'un endroit intermédiaire sur lequel se fixer, entre le donjon et les hectares de forêt qui entourent le domaine. Ces jardins dans la proximité immédiate du château offriront une nouvelle perspective au regard jusqu'ici perdu dans l'immensité des lieux.» 

 

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Voulu dès les premières années de son règne par François 1er,  le Domaine de Chambord est le plus grand parc forestier clos d’Europe. Destiné à assouvir la passion du roi pour la chasse, le parc de Chambord, véritable écrin végétal de la demeure royale, est entièrement clos de murs sur un périmétre de 32 kms. S’étendant sur 5440 ha, soit la surface intramuros de Paris, il constituait et constitue toujours une formidable réserve cynégétique.

 Le Vin de Chambord est planté. Les vignes de Francois 1er sont de retour au château !

500 ans après leur introduction par le roi lui même, en 1519, le domaine national de Chambord replante les vignes de Francois 1er, à l’ouest du château, tout en conservant la diversité environnementale des espaces naturels.

12 hectares de vignoble au total seront plantés dans l’enceinte du Domaine national de Chambord. 4 ha de Pinot Noir ont été plantés 5 et 2ha du vieux cépage de Romorantin en juin. 6 autres ha de Romorantin (non greffés et pré-phylloxérique) seront plantés l’an prochain.
Le vin de Chambord c’est l’art de vivre à la francaise. C’est restituer une réalité historique du domaine et mettre en valeur sa biodiversité.
La vigne de Chambord sera composée de 2 cépages : le Romorantin importé de Bourgogne par Francois 1er (Appellation Origine Contrôlée unique au monde Cour-Cheverny ; un cépage né en 1517 par la volonté de Francois 1er près de la ville de Romorantin à partir de plants bourguignons) et le Pinot noir cultivé à Chambord, sous le maréchal de Saxe, propriétaire du château au XVIII siècle.

500 ans après Jean d’Haussonville, le Directeur Général du domaine fait ainsi revenir les vignes que Francois 1er avait importées de Borgogne dès 1519. Attendue pour 2019, la production de la 1ère cuvée de vin de Chambord devrait atteindre les 60.000 bouteilles. Appellation Clos de Chambord. 

 

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