Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Chronique de Louise de Savoie

05/11/2015

 

 

 

 

 Bienvenue 

Dans ma chronique

 

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je m'appelle Louise de Savoie 

 

La Maison de Savoie 

L'origine de la maison de Savoie remonte en 1032 lorsque la Savoie est intégrée avec le second royaume de Bourgogne, au Saint Empire romain germanique. Loin de l'empereur allemand, les seigneuries se créent au hasard des guerres, des mariages et des donations.

La maison de Savoie est une dynastie européenne ayant porté les titres de comte de Savoie 1033, puis de duc dec Savoie 1416,prince de Piemont, roi de Sicule (1713,roi de Sardaigne1720 et rroi d'Italie1861.

La numérotation des chefs successifs de cette maison ne tient pas compte des changements de titre. La seule exception viendra des rois Humbert Ier d'Italie et Humbert II d'Italie qui n'ont pas repris à leur compte la succession purement savoyarde, d'où l'absence d'Humbert IV et V.

  

Les ascendants du fondateur de la dynastie des Savoie,Humbert aux Blanches mains ne sont à ce jour pas connus. Toutefois, son importance au début de l'an mil à mener les médiévistes des siècles précédents à envisager une origine de grande noblesse issue de l'aristocratie post carolingienne. Toutefois, la recherche actuelle amène différents historiens à donner de nouvelles orientations sans apporter de réponses définitives.

un certain Bérold, que l'on trouve parfois sous la graphie Girold, serait le fondateur de la maison de Savoie qui, au cours des siècles, imposa son autorité à toutes les autres familles nobles de la Sapaudia, finissant par se saisir de la totalité de la péninsule italique et en devenir la dynastie régnante Il serait le fils d'un certain Hugues, duc de Saxe, et petit-fils de l'empereur Othon II, et frère d'Othon III. Ce prince dut s'exiler dans le royaume de Provence après avoir tué la femme de l'empereur, surprise en flagrant délit d'adultère. Parti combattre les montagnards révoltés en Savoie, il les aurait vaincu à Cules, à La Charbonnière, à Hermillon et dans bien d'autres batailles. L'écho de ses prouesses serait parvenu aux oreilles de l'empereur qui lui pardonna son crime et le fit gouverneur du Viennois, dans la vallée du Rhône. Les historiens jusqu'au XIX siècle considèrent ainsi que Béroldt, bien qu'aucun document ne le mentionne, serait le père du comte Humbert, père de la dynastie des Humbertiens, puis de la maison de Savoie.

Une autre légende en fait un descendant deWitikind, ennemi, puis ami de Charlemagne, mais cette légende aurait été fabriquée par Jean d'Orville dit Cabaret (xive siècle). Cette légende a été diffusée par les princes de la maison de Savoie afin de prouver leur origine saxonne et donc leur droit à ceindre, en tant que princes du Saint-Empire, la couronne impériale.

 Il semble plus vraisemblable que ce Humbert, premier comte de Maurienne, ait appartenu à une famille de grands propriétaires de la combe de Savoie et qu'il ait eu pour frère Odon,évêque de Belley. Le premier comte de Maurienne est mentionné dans une vingtaine à une soixantaine d'actes. Humbert et sa famille serait originaire du Comté de Vienne Lui et ses frères Burchard et l'évêque de Belley, Odon, possédaient des terres et des droits dans le sud de l'eveché de Belley Aucun acte ne mentionne le nom de leur père.

Cette famille peut être considérée comme puissante au niveau régional puisqu'une proche parente par alliance, peut être une sœur Hermengarde ou Ermengarde, épouse en 1011 le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III . Cette influence familiale s'observe déjà vers la fin du xe siècle, lorsque Odon, fut qualifié par l’archevêque de Vienne Thibaud de quidam illustris stemmate, ecclesie Bellicensis onomate Odo presul. La famille des Humbertiens semble donc provenir d'une illustris stemma (de « naissance illustre »), comme le laisse entendre l'archevêque de Vienne Thibaud.

 

 La Chronique est ouverte

voici 

 Le Procés pour l'Héritage des Bourbons

 

Le 11 Août 1522 Louise de Savoie assigna devant le tribunal de Paris le Connétable Charles de Bourbon, le plus grand seigneur de France, pour la récupèration de la totalité de l'héritage de la dernière duchesse de Bourbon Suzanne morte l'année précédente le 28 avril 1521.

Les Parties en présence

 

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 louise de Savoie           Anne de Beaujeu               François Ier      

 

 Contre

 

 téléchargement.jpg99129a.jpgSuzanne de Bourbon

   Connétable Charles de Bourbon

 Ce procés inédit auquel participait avec le Connétable sa belle mère  Anne de Beaujeu, fille de Louis XI  et deux fois Régente de France, l'opposait à Louise de Savoie, mère du roi de France et elle même Régente de France en 1515 et à François Ier le roi en titre allait partager la France en deux campsceux qui se rangeait au côté des epoux Bourbon et  ceux qui approuvait la Couronne

 

Les questions émises

La question  à régler lors de ce procés pas comme les autres était particulèrement  complexe car elle se situait au confluent du drooit féodal et civil encore balbutiant à l'époque de Louise.

Ajoutons que le Parlement de Paris était à cette époque trés remonté contre le roi François Ier dont la politique étrangère était fortement critiquée.Le droit publique des apanages et du Domaine de la Courronne n'était qu'une doctrine élaborée par Louis XI mais qui n'avait pas reçu l'imprimatur du Parlement: je m'explique le Parlement n'avait pas donné une permission  aprés le rapport favorable conclut par la mention nihil obstat.

 

 Les point de vue des parties

Le Connétable de Bourbon

d'abord, il s'était fait remettre par testement la totalité des biens de sa femme Suzanne;sa question était simple: il demandait au Parlement de reconnaitre la  validité du testement de son épouse.

 

Anne de Beaujeu 

quant à elle désirait que soit validé le principe du leg par testements a son gendre de la totalité de ses propres biens.

Le roi de France François Ier faisait valoir que dans l'héritage de Suzanne de Bourbon il y avait des biens qui devaient faire un retour immédiat à la Courronne, les Apanages..Il n'était pas dans le pouvoir du testateur de céder par testament des Apanages qui appartenaient à la Courronne. 

 

En outre la Couronne

faisait valoir la parfaite nullité du testement d'Anne de Beaujeu qui selon la volonté expresse du roi Louis XI son père devrait à son décés  faire retour à la Courronne de l'ensemble des biens éventuellements acquis durant son existence.

 Enfin Louise de Savoie

faisait valoir la nullité du Testement qui avait pour effet  de la déposséder elle la plus proche héritière.Il faut savoir que la réclamation de Louise de Savoie était légitime uniquement pour des biens privés représentant un tiers de la fortune globale car elle n'avait aucun droits sur les Apanages en sa qualité d'héritière, selon la Doctrine de la Couronne.

 

Non seulement Le procés était suivi d'une part par la noblesse française, mais aussi  par l'Empire de Charles Quint pour lequel la position adoptée sur l'Apanage de Bourbon pourrait faire jurisprudence sur celui de Bourgogne.

Ce procés particulier allait mettre en scène des ténors du barreau  deux des trois principaux avocats

 

 Guillaume Poyet_small.jpgX-2007020715523159382.jpg

Guillaume Poyet        et    Pierre  Montholon devinrent successivement chancelier de France aprés la mort de Duprat, quant à Pierre Lizet il resta vingt ans Premier président du Parlement de Paris. 

 

Le Parlement était dans une situation complexe

Anne de Beaujeu tournant le dos aux consignes de son père Louis XI s'était empréssée de faire annuler par Charles VIII et Louis XII les dispositions les plus contraignantes, le Parlement ne pouvait pas intérpréter priotairement la parole du roi  par rapport à ses successeurs, une seule solution s'offrait alors à lui: le Parlement se retrancha derrière l'impuissance et se refusa  a juger.

 Reconnaissons que la position de la Courronne etai complexe: si le Parlement refusait de juger le roi, ce dernier pouvait choisir de sa propre initiative le vassal de son choix en droit féodal ce que pouvait en aucune facon lui refuser le Parlement.

 Il faut préciser qure le choix d'un vassal en droit féodal ne comportait aucune conséquences sur la dévolution  des biens sinon que le détenteur se trouvait exposé à ne pouvoir en en disposer librement cat l'opposition du seigneur lige était une situation suffisemment pour geler toutes les décisions administrtives dans le ressort du vassal.

C'est justement devant cet etat de fait que se trouva François Ier: ne pouvant obtenir de décision de la part du Parlement il révoqua le lien de vassalité avec le Connétable de Bourbon.Il adouba du même coup sa mère Louise de Savoie en qualité de duchesse  de Bourbon,d'Auvergne  comtesse de Clermont et de Forez et Baronne du Beaujolais soit les provinces les  plus riches de l'héritage des Bourbons:Nous sommes le 7 Octobre 1522.

 

Bien entendu ces actes étaient révocables et le roi ne les avait prises uniquement pour peser sur le Parlement  en rappelant que ces dispositions restaient avant tout  du ressort exclusif d la Courronne.

Le Parlement resta ferme. Sur le plan juridique La question en soit etait simple, Le Connétable pouvait il prétendre au transfert des droits de son épouse? oui certainement:les droits mais pas les domaines eux mêmes qui devraient obeir aux clauses successives trés compliqués contenus dans chacun des actes de mariage et des décés ou leur actes modificatifs.  

 

Louise de Savoie avait elle  droits sur l'héritage? oui nous le pensons mais en l'absence de testament. Or il existait bien un  testament il indiquait clairement le connétable comme héritier.

Conçernant la question des Apanages le Parlement se retranchait derrier la paroles de Charles VIII et Louis XII.

Devraient ils faire retour à la Courronne comme le plaidait le roi faisant valoir des clauses abolies par la contresignature des rois précédents sur des modifications demandées par Anne de Beaujeu?  

 

La situation etait a ce t instant précis dans une impasse, toutes les parties restaient sur leur positions François Ier décida donc de brusquer les choses:il décida d'asphyxier financièrement le Connétable de Bourbon a partir du 7 Octobre 1522. 

 

la question des Apanages

 Pour mieux comprendre  en quoi consiste les Apanages apportons une précision: intéréssons nous d'abord à l'étimologie du mot Apanages vient du latin "panis" qui signifie nourrir ou  doter. Cela pouvait concerner le dot des jeunes filles ou la dotation des princes.

Trés vite ensuite au fil du temps le terme c'est  spécialisé aux  princes: les Apanages alors exprimaient la volonté des rois ainés d'éviter des troubles politiques, de compenser la frustrations des puînés par l'attribution provisoir d'un fief appartenant à la Couronne.

d'Hugues Capet à philippe Auguste les Apanage se transmettaient aux collatéraux ainsi qu'aux filles, puis de Louis VIII jusqu'à Philippe le Bel s'effectue un changement les collatéreaux sont exclus  seules les filles sont maitenues dans les droits de succession.

Ajoutons que Philippe le Bel sera le premier à prononcer l'exclusion des femmes lors de L'Apanage du Comté de Poitiers à son fils Philippe le Long en stipulant le retour à la Couronne du Comté à défaut d'hoir mâle. Cette décision entraina le déboutement de la Duchesse de Bourgogne fille de Philippe le Long de sa demande à la suite  de sa reclamation de l'Apanage du Comté de Poitiers.Le juge avait juger que Philippe le Long devenu roi l'Apanage avait rejoint le domaine de la Couronne et donc qu'il n'en était plus propriétaire.Premiere affirmation de cette règle.

 

Charles V le premier  en 1374 stipula que ce qui était affecté aux puînés n'était qu'un revenu en  fond de terre.

Cette règle fut abondonnée par la suite.

en 1461 Louis XI stipula concernant l'Apanage du Duché du Berry  qu'en cas de non postérité masculine  et si poursuit il "le Duché devait tomber en ligne femelle le retour à la Courronne serait immédiat"

.Les expressions choisies  par le  Roi montrèrent alors que ce qui relevait du droit commun des Apanages était la transmission en ligne directe et le défaut d'hoir mâle.

 

Lors des Etats généraux de 1467, les Etats éstimèrent que le roi avait  juré de ne séparer aucune provinces de la Couronne, et que les Apanages devaient se réduire à une rente exprimée en fond de terre.

Cette dernière règle ne fut pas codifiée avant le siècle précédent; Pour revenir à François Ier sa résistance à la cession de la Bourgogne découlerait donc de ce serment. 

Si on en croit  ce rapide panorama ces décisions royales successives avaient fini en 1520  par admettre le retour immédiat à la couronne des Apanages, venant à echoir en ligne femelle.

 Revenons à notre affaire: le problème majeur du Connétable de Bourbon se précise en fin d'année  1504, Louis XII son suzerai et vassal en titre accepta l'hommage pour les Apanages concernés, La propriétaire des droits sur ces Apanages était alors son épouse  mais non le Connétable.Il aurait pu en tant que tuteur les administrer au nom de son fils si ce dernier avait vécu.

 

La succession des Bourbon: les Apanges une question compliquée

Avant tout il faut savoir que la fortune des Bourbon se construit en trois étapes

Robert de Clermont fils de Saint Louis est reconnu Comte de Clermont (apanagé); sire de Bourbon par son mariage avec Béatrice de Bourbon.

En 1322 et 1327 son fils Louis Ier de Bourbon est apanagé Comte de la Marche et Pair de France, il est nommé Duc de Bourbon.

 

Louis II de Bourbon son petit fils recoit par héritage  la principauté de Dombe et la baronnie du Beaujolais.Son épouse Anne d'Auvergne lui  apporte en dot le Dauphiné d'Auvergne,Le Comté de Forez, et la seigneurie de Mercoeur.

Son fils Jean Ier de Bourbon est apanagé duc d'Auvergne et Comte de Montpensier par son mariage avec Marie de Berry.A cette occasion le roi négocie avec Louis II la transformation du duché de Bourbon en Apanage en contrepartie de la reconnaissance royal de son fils au duché d'Auvergne. 

 

Enfin par son mariage  avec Anne de Beaujeu Pierre de Beaujeu apporte aux Ducs de Bourbon la seigneurie de Gien, les Comtés de Carlat, Murat et de Montaigut en Cambraille.

Charles de Bourbon Montpensier apporte Suzanne  fille de Pierre de Beaujeu le Comté de Montpensier.

 

Héritage des Bourbon: Les droits des Montpensiers

Fait a ne pas négliger dans cette affaire Charles de Bourbon Montpensier  peut revandiquer ses droit sur la succession des Bourbons en tant que descendant en ligne  mâle directe  d'une branche collatérale.

Mais alors une question se pose: pourquoi ne fait il pas valoir ce droit auprés du Parlement plutôt que de réclamer celui d'heritier de sa femme par testement?

Nous pouvons emettre plusieurs suppositions:

Dabord la confiance dentre le roi et sa mére avait été brisée par plusieurs annéees de mauvais traitements.Montpensier pensait sans doute que François Ier ne cherchait q'un pretexte pour mettre la main mise sur ses domaines.

Montpensier était bien entendu conseillé par des avocats renommés, et ces dernier ont certainement porté à sa connaissance le fait selon lequel le Parlement validerait le testement.Leur idée première était d'éviter le roi, les hommes de Loi se mefiaient en effet de son implication dans ce conflit.Cependant personne n'avait pourtant anticipé la réction féodale du roi qui fit préter serment à sa mère Louise de Savoie pour les domaines concernés.

 

Supposons que les avocats aient recommandé au duc de Bourbon de négocier avec le roi en 1522 les rapports étaient tels que le duc n'y serait pas parvenu.Il faut dire également que même si Charles de Bourbon etait en droit  le roi en tant que souverain pouvait l'en priver: ce qui entre nous etait fortement problable contenus de leurs rapports.

 

Héritage des Bourbons :Les droits de Charles de Montpensier 

 Une question cependant se pose dans cette affaire: quelles sont les prétentions de Charles de Montpensier dans l'héritage des Bourbons? n'oublions pas que Montpensier est un descendant mâle de la ligne directe d'une branche collatérale; et qu'à ce titre il peut lui aussi revendiquer sa part d'heritage de tous les Apanages des Bourbons.

 

Alors poussons notre investigation et demandons nous pourquoi ne fait il pas valoir ce droit  auprés du Parlement, au lieu de reclamer celui d'heritier de son épouse par testement?

Continuons notre raisonnement et exposons nos suppositions d'abord la confiance entre le roi et sa mère avait  été brisé par plusieurs année de mauvais traitement.Montpensier devait sans doute pensé que le roi ne cherchait qu'un pretexte pour mettre la main sur ses domaines.

 

Les avocats de renom qui entouraient Montpensier le conseillaient ,l'instruisaient et l'avertirent sans délais que le Parlement validait le testement;c'etait sans conteste pour Charles une manière d'éviter le roi.Il se méfiait en effet de l'implication royale dans le conflit.

 Mais personne pas même Montpensier n'avait pu anticiper la réaction toute féodale de François Ier, il fit prêter serment à sa mère pour les domaine conçernés

Même si en 1522 les hommes de loi  recommandaient au duc de Bourgogne la prudence et l'engagèrent à negocier avec le roi  les relations étaient telles que le Duc n'y serait pas parvenu.

D'ailleurs en tant que suzerain le roi avait sur Charles de Montpensier tout pouvoirs même celui de l'empêcher d'hériter, c'est fort possible compte tenu de leur rapports.

Le Connétable a donc été sans doute amené a estimer que la voie testamentaire présentait moins d'aléa que la discussion avec le roi.

 

Le Jugement de Paris 

Nous sommes en 1523 exactement fin juillet le Parlement  choisit ce moment pour se réunir afin  de reporter pour une seconde fois  la  décision à la session parlementaire d'Octobre.Cette abstention de jugement était sans aucun doute un défi adressé au roi et  à sa mère  Louise de Savoie.Le Parlement avait étudié tous les cas de figure: Laisser le Connétable maître de ses biens alors que ce dernier avait été déchu du serment d'hommage par le roi il semblait donner implicitement raison au Connétable. 

 

La trahison du Connétable de Bourbon 

 

Fort heureusement  pour François Ier et sa mère le 15 Août 1523 la trahison du Connétable de Bourbon est éventée. Louise de Savoie restée à Paris pour sa Régence du royaume  peut ainsi  faire pression sur le Parlement afin qu'il prononce la mise sous séquestre de tous les biens du Connétable de Bourbon.

Ce dernier réussit  a s'enfuir  d'une façon rocambolesque et il gagne l'Italie où il décide d'entrer au service de Charles Quint.Il est nommé par l'Empereur  lieutenant général de l'armée d'Italie, ce qui en fait le seigneur le plus titré de L'Empire.En 1524 il conduit  la malheureuse expédition de Provence aucours de laquelle il peut amèrement constater combien sont peu respectés  les tratés signés l'année précédente. puis il revient péniblement en Italie bousculée par l'avant garde du roi de France;Les troupes impériales l'emportent sur François Ier à la bataille de Pavie le 25 fevrier 1525.Mais Lanoy s'empart de François Ier et l'emmène en Espagne où il reste prisonnier jusqu'au 13 Mars 1526.

 De retour en François Ier veut rétablir son autorité et instaure de mesures.En 1527 il s'emploie à casser toutes les séditions des communes et des parlements survenues pendant la Régence de sa mère. 

Le procés de Charles III de Bourbon le 27 Aout 1527 s'ouvre  solennellement devant le Parlement et le Connétable est dépouillé de tous ses biens et attributs.

 

 Le courrier du Coeur de Louise

 

   e de François Ier, Régente de France pendant la captivité de son fils. L.S. «Loyse», La Ferté-Bernard 12 novembre [1517], au Vice-Chancelier de Milan Jean de Selve; contresignée par François de Bonjan; 1 page in-4, adresse (lég. mouill.). En faveur 

 

Mère de François Ier, Régente de France pendant la captivité de son fils. L.S. «Loyse», La Ferté-Bernard 12 novembre [1517], au Vice-Chancelier de Milan Jean de Selve; contresignée par François de Bonjan; 1 page in-4, adresse (lég. mouill.). En faveur de sa demi-soeur Philiberte de Savoie (1498-1524), qui avait épousé en 1515 Julien de Médicis, marquis de Soragna et duc de Nemours (1479-1516). «En ensuivant ce que le Roy vous escript touchant le proces qui est intanté entre ma seur la duchesse de Nemours dune part et le chevalier de Mesly [Meli Lupi] dautre pour raison du marquisat de Soraigne [Soragna], lequel proces porte que ledit Sgr desire treffort la pacificacion pour le bien desd. parties et moy semblablement. A ceste cause vous en ay bien voulu escripre et prier tresaffectueusement ace que touchant levocation que ledit Sgr en a faicte pardavant luy vous la vueillez mettre le plustost que faire se pourra a execution et sans quon y puisse faire quelque delation ne reffuz car ainsi lentend ledit Sgr».. 

 

Le miroir de Louise

 

 Ce n’est un secret pour personne : l’Italie eut une influence majeure sur la Renaissance française, y compris, semble-t-il, dans le domaine des soins de beauté. Claude Gouffier, grand écuyer du roi François Ier, écrit un manuscrit où sont consignés et datés les secrets de santé et de beauté de personnalités de la cour comme Louise de Savoie (mère de François Ier), Marguerite de Valois (sa sœur) ou Catherine de Médicis (sa bru). Marguerite aurait été une adepte des recettes de beauté venues d'Italie. Quant à Catherine, elle aurait lancé à la cour la mode des parfums importés par Venise d’Orient ou du Nouveau Monde. 

Sa rivale, Diane de Poitiers, favorite d’Henri II restée célèbre pour avoir conservé sa beauté jusqu'à plus de 60 ans, aurait puisé ses secrets d’horizons divers. On sait par exemple qu’elle faisait grand usage des bains de lait d'ânesse inspirés de Poppée, mais aussi des ablutions et toilettes et des bains à l'eau de pluie froide inspirés d’avantage de l’Europe du Nord. Elle disposait également de cosmétiques dont elle tenait, dit-on, les recettes des plus grands noms de l’époque. Paracelse, le célèbre alchimiste flamand, aurait créé pour elle une "eau de beauté". 

Céruse, sublimé, soufre, pigeon haché... des recettes aux ingrédients douteux

À la Renaissance, la parure devient plus raffinée qu’au Moyen-Age et le maquillage fait son grand retour, et avec lui hélas la céruse des romaines. Les bains collectifs médiévaux disparaissent au profit de bains individuels réservés aux plus riches. Et l’hygiène n’en sort pas gagnante ! 

Mais bon nombre de rituels de beauté changent peu : on s’épile toujours le contour du front, on cherche toujours à blondir ses cheveux et à blanchir sa peau. La composition des recettes s’améliore peu à peu. Au fil du temps, le nombre d’ingrédients des formules tend à diminuer et les matières animales les plus "infernales" à disparaître au profit des plantes médicinales. Toutefois, certaines recettes réservent des surprises. Ainsi, une fameuse formule nommée "eau de pigeon" contient aux côtés d'ingrédients végétaux (melon, concombre, fleur de lys...), de la chair de pigeons blancs, hachée puis… distillée ! Cette recette, qui semble originaire du Danemark, allait rester en vogue jusqu'à la fin du XVIIème siècle. Par ailleurs, à la Renaissance, les substances chimiques sont à nouveau tendance : céruse, sublimé, vif argent, soufre… Nostradamus lui-même donne dans son "Traité des confitures", des recettes de beauté qui tiennent plus de l’alchimie, voire de la chimie lourde, que de la cosmétique. 

 

 Louise de Savoie vous invite à  sa table

 

Les deux origines se recoupent. Dans convive comme dans commensal, le lien se fait « avec », le cum latin, c'est-à-dire avec quelqu’un qui vous invite à sa table, la mensa. Pour partager un festin qui se transforme de ce fait en un moment de fête. Car le repas au temps de la Renaissance, du moins pour les classes qui en ont les moyens, est l’occasion « d’un ludisme tout rabelaisien ». Tant pour les mets que l’on sert que pour la vaisselle qui orne la table, la composition et l’ordonnancement du repas ont une importance que les traités, les livres de « cuysine » et les recueils de recettes codifient avec soin. 


La civilité exige en quelque sorte qu’un certain maintien accompagne la qualité et l’abondance des plats. Savoir se tenir à table est en effet un signe de civilisation et Erasme considère que les manières permettent de « distinguer les couches supérieures des couches inférieures ».


Autour du repas se déploient non seulement une culture des sens, avec en priorité le goût et la vue, mais aussi l’expression d’un pouvoir, celui de la cour et des élites se traduisant notamment par un cérémonial de plus en plus précis, embelli, transmis. Comme le montre un à un les chapitres de cet ouvrage original et qui offre une synthèse sur le sujet, la table devient le lieu qui concentre de multiples savoir-faire. Ils vont de celui des gentilshommes servants et de l’écuyer tranchant à celui de l’artisan qui façonne le gobelet d’argent, de celui du tourne broche à celui de l’échanson, du maître d’hôtel au grand panetier. 


Reposant sur l’infinie variété des produits, la cuisine est davantage une gastronomie qui implique l’élaboration de plats raffinés, savoureux, variés, que le Moyen Age, soucieux de prémunir les esprits du péché de gula, la gourmandise, avait écartés sinon condamnés. Parmi les denrées prisées, arrivent en premier les viandes que l’on nomme rôts. On retiendra qu’à cette époque où la diététique n’a pas encore imposé ses lois, « foie, rate, boyaux, tripes, rognons, langue, crête de coq, mais aussi tête, museau, cervelle, oreilles, joues, palais voire les yeux sont utilisés pour la cuisine aristocratique ». 


Les poissons et les légumes viennent ensuite. Le dindon, que Christophe Colomb découvre lors de son premier voyage en Amérique, arrivera vers 1530 sur les nappes européennes. Gargantua en déguste en 1534, sans doute avec sa farce. Les épices, bien sûr, qui participent à nombre de saveurs et le sucre qui sert de base à certains confits, intègrent les préparations.    


Ainsi, au cours de cette Renaissance qui connaît certes les drames des guerres mais aussi les fastes de la paix, le festin réunit un ensemble d’éléments qui représentent ceux de la puissance et de la réjouissance. Les artistes célèbrent ces rencontres autour des tables dressées etdécrivent les banquets qui constituent une espèce de théâtralité. Une splendide tapisserie exécutée à Tournai vers 1520, met en valeur l’élégance des convives et la perfection des ustensiles. 

  • L'âge de la pâtisserie

La Renaissance consacre un goût irrépressible des élites sociales pour la pâte d'amande, les confitures et les confiseries.
Venise et Madère sont le berceau d'un nouvel artisanat, celui des confiseurs capables de réaliser personnages et fruits en sucre. Les Cours Royales européennes qui voient dans la pâtisserie sucrée un moyen d'expression de leur puissance, s'empressent de recruter de tels artistes.
En France, la pâtisserie connaît de réels progrès sous l'égide d'artistes italiens qui accompagnent Catherine de Médicis lors de son mariage avec le futur roi Henri II en 1533, ainsi que Marie de Médicis qui en 1600 s'unira à Henri IV.
De la Renaissance datent de nombreuses tourtes et tartes, le gâteau de riz, la pâte d'amande et le massepain, les dragées, le pain d'épices, la pâte à choux, les biscuits à la cuillère, les pâtes de fruits (confitures sèches), les fleurs confites (ancêtres des violettes en sucre), les écorces de fruits confits, le nougat et la crème glacée.

  • L'influence italienne

 

C'est dans l'Italie du Nord que le processus de civilisation va démarrer et se diffuser en Europe. Mais la principale influence italienne se fera non sur la cuisine elle-même, mais plutôt sur le service, les arts de la table et la façon de manger

 on assiste à une révolution durable des manières de table avec la généralisation de la fourchette à deux dentsqui nous arrive de Venise et de Florence dans les bagages de Catherine de Médicis, des assiettes individuelles (en particulier en faïence) et la multiplication des verres importés de Murano qui remplacent désormais les coupes de vermeil, d'argent ou d'étain.

Cependant, son usage ne deviendra systématique qu'à
partir de la mode des fraises et des collerettes sous le règne d'Henri III (ici à droite).
On trouve alors plus commode, pour ne pas se tacher, d'utiliser une fourchette. C'est le début d'un changement profond des mentalités.
Désormais, le raffinement consiste à éviter aux convives les contacts directs avec les aliments. Les locaux culinaires s'équipent en conséquence, avec réserves de froid, matériel mécanique et feu continu.

  • Les produits du Nouveau Monde

L'introduction de nouvelles plantes contribuèrent à l'émergence d'une "nouvelle cuisine" et de nouveaux usages de table.
La découverte de l'Amérique apporte sur les tables des mets nouveaux : petits pois (à gauche), tomates, maïs, piments, café, chocolat, dinde et pommes de terre. L'inventivité culinaire ne pouvait être que stimulée, avec l'apparition d'un nouvel ordre de service qui subsistera longtemps : les fruits sont servis en entrée, puis viennent les bouillis, les rôts et viandes, puis les desserts.

  • Le développement de l'imprimerie

Les presses à bras en bois (image ci-dessous) permettent à présent une plus grande divulgation du savoir par les livres.

Les recettes de cuisine sont désormais diffusées à grande échelle, constamment réactualisées, témoignant ainsi de la créativité culinaire qui traverse tout le XVI è siècle.
La gloire et l'influence de Taillevent vont très largement dépasser le XIVe siècle, car « Le Viandier », qui n'était qu'un manuscrit peu répandu, aura, après la découverte de l'imprimerie, de nombreuses éditions jusqu'au début du XVIIe siècle. Ce sera également le cas pour d'autres ouvrages médiévaux. Le succès de ces ouvrages montre que la cuisine de la Renaissance est proche de la cuisine médiévale.
En fait, l'esprit de la cuisine française n'est pas encore né.

 

 

 La recette de Louise de Savoie

 les Saucisse de Bologne au poisson.

 

Dans un bol d'eau claire, faire tremper du boyau à saucisse (taille chipolata)

 

Faire revenir 3 échalotes hachées finement dans un peu de beurre.

 

Prendre 300 gr de darne de saumon frais, 200 gr de de filet carpe, 50 gr de saumon fumé. Hacher le tout et mélanger avec les échalotes, 1 pincée de poivre, ½ de cannelle, 3 de sel et 1/2 verre de vin moelleux (ou de muscat), 3 jaunes d’œuf et bien que la recette ne le précise pas, 2 cuillers de graines de fenouil.

 

Mettre votre mélange dans une poche à douille et remplir le boyau pour en faire des saucisses.

 

Faire griller les saucisses dans du beurre et servir nappé de sauce aux agrumes (mélanger du jus de citron, d'orange et 1/2 pamplemousse). Lier avec un roux brun 

 

la Régente Louise de Savoie vous souhaite un bon appétit 

 En faveur de sa demi-soeur Philiberte de Savoie (1498-1524), qui avait épousé en 1515 Julien de Médicis, marquis de Soragna et duc de Nemours (1479-1516). «En ensuivant ce que le Ro

 

Selve; contresignée par François de Selve; contresignée pa

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