Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Chronique Gabrielle d'Estrées suite Carnet de Voyage

27/10/2015

                            Les carnets de voyage se terminent à Pau et au chateau de Cazeneuve

 

 

Laissons le Duché d’Albret et poursuivons notre route en Aquitaine, suivons Gabrielle d'Estrée  sur les pas d'Henry IV ……. Arrêtons nous a Pau capitale du Bearn 

 

 

Le royaume de France n’est toujours pas stabilisé. C’est dans ce but qu’est créé, en 1462, le Parlement de Bordeaux, auquel siège Michel de Montaigne, célèbre auteur des Essais. Cependant un royaume du sud de la région va faire parler de lui… 

Le royaume de Navarre, sous l’autorité des Albret, sera non seulement un foyer du protestantisme dans la région, mais aussi la patrie du futur Henri IV. Né protestant, marié une première fois à la très catholique Marguerite de Valois, Henri de Navarre se convertira au catholicisme en 1589 pour accéder au trône (le célèbre « Paris vaut bien une messe ») et mettra un terme aux guerres de religions entre catholiques et protestants avec l’Edit de Nantes (1598) Et qu’arrive-t-il ensuite à notre Aquitain du XVIIème siècle ? 
S’il appartient à la noblesse, il aura peut-être le privilège d’assister au mariage de Louis XIII avec Anne d’Autriche, à Bordeaux en 1615, ou à celui de son fils Louis XIV avec Marie-Thérèse Infante d’Espagne, à 
Saint-Jean-de-Luz en 1660. S’il est d’origine plus modeste, il participera certainement aux violentes révoltes populaires contre la fiscalité royale. Car elles trouvent en Aquitaine,un terrain très favorable leur permettant de cultiver une certaine indépendance.

                       

 

 

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Le Château d’Henry IV

www.youtube.com/watch?v=wzTF8-Sq5Gc

 

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http://www.dailymotion.com/video/x2deorv_cap-sud-ouest-pau_travel

 

Dans la seconde moitié du XIVe siècle, le château de Pau est radicalement transformé par Gaston III, comte de Foix et vicomte de Béarn (1343-1391).
Ce personnage hors du commun est passé à la postérité sous la dénomination de « Gaston Fébus », surnom qu'il s'était lui-même choisi, en référence à sa chevelure blonde. Grand seigneur fastueux, amateur de chasse, de musique et de livres, administrateur avisé et fin politique, Gaston Fébus est l'un des acteurs essentiels d'une époque terrible, la guerre de Cent ans.

Ce prince profite des troubles pour augmenter sa fortune et ses domaines, dont il s'efforce de conforter l'indépendance vis-à-vis des rois d'Aragon, d'Angleterre et de France. Il affirmera ainsi ne tenir sa vicomté de Béarn « que de Dieu et de [son] épée ». Son projet, inachevé à sa mort, de créer un véritable état pyrénéen de Foix jusqu'à Pau, le pousse à une intense activité de bâtisseur : il fait construire ou agrandir plusieurs châteaux sur ses terres pour les protéger de ses ennemis.
Le château de Pau, où pourtant Fébus réside peu, n'échappe pas à ces travaux et se transforme sous son règne en une citadelle imprenable. Influencé par l'architecture civile du milieu du XIVe siècle, comme le Palais des rois de Majorque à Perpignan, l'architecte et maître d'œuvre de Fébus, Sicart de Lordat, choisit la brique, matériau souple et facile à utiliser pour construire le lourd et haut donjon Fébus de 33 mètres de haut et la tour dite aujourd'hui « de la Monnaie », au pied du château. Un système de trois enceintes successives, de glacis et de portes à herses renforce encore le dispositif défensif. Au château de Pau, comme sur les autres constructions béarnaises de ce prince, l'inscription « Febus me fe » (Fébus me fit) témoigne encore de l'apport essentiel du « comte soleil » à ce monument.

 

La forteresse imprenable voulue par Gaston Fébus est maintes fois remaniée par ses successeurs. Les transformations les plus importantes sont opérées sous le règne de Gaston IV de Foix-Béarn (1423-1472) : il fait coiffer les tours de hautes toitures d'ardoise, surélever le bâtiment sud d'un deuxième étage, percer de nombreuses fenêtres à croisées de pierre surmontées de lucarnes simples que l'on peut toujours observer sur le bâtiment nord. Par son mariage avec Eléonore de Navarre, Gaston IV permet aux comtes de Foix de ceindre une couronne royale : leur petit-fils François Fébus deviendra roi de Navarre en 1480.

Par ailleurs, il favorise Pau comme capitale du Béarn et en 1512, lorsque Catherine de Navarre et son époux Jean d'Albret sont chassés de Pampelune et se replient sur leurs territoires français, c'est tout naturellement qu'ils y trouvent refuge. Devenu palais royal, le château de Pau perd sa vocation défensive et s'ouvre aux innovations architecturales de la Renaissance. C'est sous le règne d'Henri II d'Albret et de son épouse, Marguerite d''Angoulême, sœur du roi de France, François 1er, que les transformations s'accélèrent : cuisines, escalier - un escalier droit, rampe sur rampe, orné d'une frise de H et de M reliés par des liens d'amour -, cour d'honneur décorée de médaillons sculptés, balcon de l'aile Sud permettant de jouir de la vue sur les Pyrénées... Le palais royal, ainsi remis au goût du jour, sera agrémenté d'extraordinaires jardins sous le règne de Jeanne d'Albret et d'Antoine de Bourbon. C'est dans cette fastueuse résidence que naît leur fils, le futur Henri IV, le 13 décembre 1553. L'extraordinaire destinée de ce roi ne lui permettra pas de résider longuement dans son palais natal. On signalera toutefois que c'est sous son règne qu'est construite la porte Nord des jardins, connue aujourd'hui sous le nom de porte Corisande, sous l'impulsion de Catherine de Bourbon, régente du Béarn au nom de son frère.

 

 www.chateau-pau.com

Le Carnet de Visite

suivons Gabrielle 

 

 la cour de la forteresse, après avoir franchi le superbe portail que l'on doit à Napoléon III.

 la particularité de ce château : Il fut le lieu de naissance du bon roi de France et de Navarre, Henri IV, le 13 décembre 1553. L'endroit porte toujours aujourd'hui de nombreuses marques de sa présence dans ces murs, mais la forteresse est en réalité bien plus ancienne puisque son existence remonte à mille ans.

Dès la fin du X ème siècle, il semble bien qu'un premier ouvrage défendu par une palissade de bois se dressait sur l'éperon rocheux situé entre le gave de Pau et l'un de ses affluents, le Hédas. Pau, en occitan, signifierait d'ailleurs « palissade de pieux ». De cet endroit privilégié, on surveillait les mouvements portuaires sur le gave. Ce premier ouvrage aurait été plus tard remplacé par un simple château fort. En regardant de plus près, on remarque qu'il subsiste des morceaux de construction de cette période : ainsi, la tour Mazères, d'une hauteur de 22,3 mètres et avec des murs épais d' un mètre soixante-cinq, s'élève t-elle dans la partie sud du château. Au nord, se trouve également la tour Montauser (qui date du XIII ème siècle), haut donjon carré en pierre.


 

Ce château fut avant tout la forteresse de Gaston Fébus. Nous sommes à la fin du XIV ème et Gaston Fébus, comte de Foix et vicomte de Béarn, profite de la guerre de Cent ans pour affirmer son indépendance face aux rois d'Aragon, d'Angleterre et de France. Pour assurer la protection de sa vicomté, il érige donjons et forteresse, faisant ainsi du château une citadelle imprenable. Sous l'influence de l'architecture civile du milieu du XIV ème, comme pour le Palais des rois de Majorque à Perpignan, il choisit la brique, un matériau souple et facile à utiliser pour construire le lourd et haut donjon Fébus, haut de 33 mètres, et la tour de la Monnaie, au pied du château.

Au fil du temps, cette citadelle va connaître des transformations. Le choix de Pau en tant que capitale du Béarn, l'accession des Foix-Béarn sur le trône de Navarre au XV ème siècle, puis le repli de la cour de Navarre, à Pau, en 1812, vont concourir à l'évolution du vieux château médiéval. Henri d'Albret et son épouse Marguerite d'Angoulême, sœur du roi de France, François 1er, y feront souffler un vent de Renaissance dès le début du XVI ème. Les transformations sont nombreuses, : cuisines, escalier (un escalier droit, rampe sur rampe, orné d 'une frise de H et M reliés par des liens d'amour), cour d'honneur décorée de médaillons sculptés, balcon de l'aile sud permettant de jouir de la vue sur les Pyrénées...transformeront le château en palais royal, agrémenté du magnifiques jardins. C'est dans ce contexte qu'Henri IV verra le jour en 1553, mais la destinée de ce futur roi l'éloignera bien vite de Pau. Sous son règne, la forteresse connaitra peu de changements, excepté la construction de la porte nord des jardins, appelée aujourd'hui Porte Corisande. Souvent parti, Henri IV confiera le château à la garde des gouverneurs (dont les Gramont à partir du XVII ème). L'endroit sera entretenu, mais en grande partie vidé de son mobilier d'apparat, et son domaine, largement amputé au profit du développement de la ville de Pau au XVIII ème siècle.

 

A son arrivée sur le trône en 1830, Louis-Philippe décidera de restaurer le château (qui fut heureusement épargné par la Révolution française) en souvenir d'Henri IV. Soucieux de se rattacher à son glorieux ancêtre Bourbon, le roi des Français se lancera dans une complète rénovation du palais, avec refonte totale du décor intérieur, dans l'esprit de la Renaissance, et en y ajoutant le confort et l'étiquette d'une cour royale du XIX ème siècle. Le bâtiment est retouché : côté Ouest, on rajoute une tour factice (tour Louis-Philippe) et côté Est, on transforme l'avant-corps de garde en chapelle (ci-dessous) et on détruit l'ancien couloir fortifié. Louis-Philippe ne mettra jamais les pieds à Pau et les travaux extérieurs resteront inachevés en 1848, lors de son exil en Angleterre. Son successeur, Napoléon III les poursuivra, en reprenant toutes les façades, les sculptures Renaissance des lucarnes, les portes et les fenêtres (deuxième photo), en les restaurant ou en les complétant, sans oublier l'entrée principale, à l'est, qui subit aussi des modifications. On remplace le bâtiment bas de la Chancellerie (qui fermait l'accès à la ville) par un portique (créé par l'architecte Ancelet) et une tour de quatre étages, l'actuelle tour Napoléon.

Après la chute du Second Empire, en 1870, le château de Pau conserve encore pendant quelques années sa vocation de demeure de prestige. Le président de la République, Sadi Carnot, y descendra en 1891. Mais bientôt, cet endroit sera transformé en musée national, plus exactement en 1929, musée tout entièrement consacré à Henri IV et à la carapace de tortue qui lui aurait servi de berceau à sa naissance. Depuis lors, les efforts des conservateurs successifs visent à un double objectif : constituer une importante collection dédiée à Henri IV mais également restituer, restaurer et valoriser le riche ensemble décoratif du XIX ème siècle. C'est à cette découverte que je vous convie maintenant.


 

Nous commençons notre visite par la Salle des Cent couverts (ci-dessous), l'une des salles les plus réputées du château, grâce à ses vastes proportions, de son riche décor de tapisseries et de son mobilier. L'immense table de chêne sur tréteaux de sapin où l'on pouvait installer une centaine d'invités, et les chaises de chêne tourné, livrées en 1841 par l'ébéniste Jeanselme, constituent le seul mobilier de cette grande salle à manger d'apparat voulue par Louis-Philipe 1er. Des tapisseries des Gobelins, de deux séries différentes, Les Mois Lucas et les Chasses de Maximilien ornent les murs. Ces tapisseries viennent, par leurs tons de vert et les ambiances de sous-bois qui s'en dégagent, prolonger le spectacle offert par les coteaux voisins, sur lesquels s'ouvrent de vastes baies.

Par ailleurs, les cuisines qui sont traditionnellement attribuées à Marguerite d'Angoulême, sont voûtées de lourdes ogives et équipées de deux grandes cheminées. Le château abrite également une salle à manger pour les officiers de service. Voûtée d'ogives au XVI ème siècle, cette salle est meublée d'une table et de chaises en acajou de style Empire estampillées Jacob-Desmalter, et initialement destinées par Napoléon Ier au Conseil d'Etat. Un grand vase à décor japonisant, en porcelaine de Sèvres, fut envoyé à Pau en 1894 par le président de la République Sadi Carnot, en souvenir de sa visite au château, alors palais national, en 1891. De part et d'autre de la porte de communication avec la salle des cent couverts, deux hautes statues en carton-pierre représentent Henri IV et Sully. Ce matériau qui imite le bronze, est composé de pâte de carton , de colle et de craie. Facile à utiliser il était très en vogue dans les années trente où ont été réalisées ces statues.


 

Nous passons maintenant par l'escalier d'honneur afin de rejoindre le premier étage. Ce grand escalier constitue l'un des premiers exemples d'escaliers Renaissance connu au sud de la Loire. Construit entre 1529 et 1535, à volées droites séparées par des paliers et des demi-paliers, voûté en anses de panier, il est orné d'une frise de H et de M (initiales de Marguerite d'Angoulême et d'Henri Albret) unies par des liens d'amour. Les volées supérieures ont été refaites au XIX ème siècle.

 

 le Salon d'attente (ci-dessous) puis dans le Salon de réception. Avant l'établissement d'une cloison au XIX ème siècle, Salon d'attente et Salon de réception ne formaient qu'une seule et même pièce, c'est à dire le « tinel », grande salle où se réunissait, au Moyen-Âge, la Cour Majour (assemblée des nobles et du clergé du Béarn) et qui devint à la fin du XV ème, la salle du trône des rois de Navarre. Une certaine unité décorative a été conservée au XIX ème siècle (avec les lustres et les sièges) mais la solennité et la somptuosité ont été privilégiées pour le salon de réception. Sur le plafond à caissons, alternent les chiffres, dorés à l'or fin, de Marguerite d'Angoulême et d'Henri II d'Albret, roi de Navarre, les grands-parents d'Henri IV. Les lustres monumentaux, alors destinés à la galerie des croisades du château de Versailles, sont l'oeuvre des lustriers et bronziers du roi, Chaumont et Marquis, au XIX ème siècle. La disposition du mobilier offre l'exemple de l'aménagement cérémonial d'un salon de résidence de résidence royale dans la première moitié du XIX ème siècle. La variété est introduite par les éléments décoratifs, tapisseries des Gobelins, statue de bronze d'Henri IV enfant, par le sculpteur François Joseph Bosio, décor peint des vases étrusques en porcelaine de Sèvres, en constante référence au premier Bourbon et à son époque.


 

Le Salon de famille (ci-dessous), est, dans son état actuel, avec son mobilier et son décor entièrement renouvelé sous le second Empire, l'une des pièces les plus confortables du château, agrémentée d'un certain nombre d'objets précieux. Un velours de soie ciselé à arabesques exécuté par Grands Frères à Lyon en 1811-1812 fut envoyé à Pau en 1856. Les sièges, eux aussi entrés cette même année, sont signés Janselme père et fils, et sont garnis de velours de couleur identique. Sur la console, deux majoliques palermitaines des années 1610-1620, anciens pots à pharmacie à décor de tresses, entourent la pendule d'époque Louis XIII.


 

Nous voici maintenant dans la chambre des souverains : les tapisseries qui ornent les murs proviennent d'une tenture « les Mois Lucas » réalisées aux Gobelins en 1688-1689 pour le roi Louis XIV. Les rideaux de croisée furent taillés dans un damas cramoisi à décors de pampres exécuté à Lyon en 1804 pour décorer le trône du Pape Pie VII lors du couronnement de l'empereur Napoléon 1er. Les chaises et fauteuils cannées en noyer, de type hollandais, richement décoré au XVII ème siècle, voisinent avec des meubles du XIX ème siècle qui s'inspirent de motifs Renaissance et gothique et intègrent parfois des éléments réellement anciens. Le très beau cabinet espagnol oubargueno date du début du XVII ème siècle et a été acheté en 1839 pour le château de Pau.


 

Aménagé sous Louis-Philippe pour son épouse, la reine Marie-Amélie, l'appartement de l'Impératrice fut utilisé effectivement par Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III, d'où sa dénomination. Il se compose d'un boudoir (ci-dessous), d'une chambre, d'une salle de bains et d'un cabinet de garde-robe complétés par une antichambre, une chambre de domestique et une salle des atours (destinée au linge et aux vêtements de l'Impératrice). Au-delà de son très beau mobilier tendu de délicates soieries et des objets qui l'ornent, cet appartement permet d'évoquer dans un espace plus intime, des aspects de la vie quotidienne au XIX ème siècle. Des objets de toilette, de somptueuses porcelaines de Sèvres ou de simple porcelaine blanche, sont aussi présentés dans les vitrines de l'antichambre. La salle des atours, récemment ouverte au public, permet d'admirer quelques beaux objets en porcelaine de Sèvres ainsi qu'une table à ouvrage en acajou, laque des Indes et décor d'ivoire et de nacre, d'origine anglaise. L'ancienne chambre de domestique fut, quant à elle, transformée en cabinet de peintures. On peut y admirer des œuvres importantes de la collection du XIX ème siècle, dont une superbe esquisse d'E.Deveria, La Naissance d'Henri IV, grand tableau d'histoire actuellement exposé au Louvre.

 

Au deuxième étage se trouvent le Cabinet Bourbon et la Salle Marquet de Vasselot (ci-dessous). Ces deux espaces constituaient au XIX ème siècle les appartements du gouverneur militaire du château. Décloisonnés, ils permettent dès à présent de présenter dans une muséographie qui fut renouvelée en 2002 une cinquantaine d'oeuvres composant un portrait riche et sensible du roi Henri IV. Le Cabinet Bourbon offre de voir des figures de l'enfance intime et de la jeunesse du prince de Navarre, tandis que la grande salle Marquet de Vasselot, elle, montre des portraits plus majestueux et plus officiels du roi. On peut aussi y apercevoir d'autres figures historiques comme celles de Catherine de Bourbon, qui fut régente de Béarn, sacrifiée sur l'autel de la raison d'Etat, son père, le fastueux Antoine de Bourbon, sa mère, Jeanne d'Albret, tête politique et âme du parti réformé au XV ème siècle, ses maitresses, à travers le portrait de Diane d'Andoins, dite Corisande, sa deuxième femme, Marie de Médicis, et son ministre, Sully, fidèle d'entre les fidèles.

 

Revenons sur la chambre de Jeanne d'Albret (en photo ci-dessous). Cette pièce fait partie des appartements dits historiques. Il s'agit de reconstitutions réalisées comme l'ensemble du décor intérieur du palais, sous la Monarchie de Juillet. Ce qui retient ici l'attention est le lit. Il porte la date de 1562, mais fut fabriqué au XIX ème siècle, pour partie avec des éléments décoratifs anciens, tels le guerrier endormi ou la chouette. Là encore, de somptueuses tapisseries décorent les murs.


 

Coeur des reconstitutions du XIX ème siècle, la chambre natale d'Henri IV, entièrement artificielle, fut conçue pour servir d'écrin à la carapace de tortue de mer, légendaire berceau du roi Bourbon. Autour du berceau et de son décor qui date de la Restauration (1822), on remarquera le lit monumental orné de médaillons, la table ronde, l’inscription à la gloire du monarque et les tapisseries des Mois Arabesques, autant d'éléments évoquant la vie et la légende du roi, à la fois vert-galant, sage administrateur et courageux chef de guerre.


 

Avant de quitter les lieux, il est important de jeter un œil sur le couloir des Maisons royales, entièrement tendu de tapisseries tissées pour le roi par la Manufacture des Gobelins entre 1668 et 1682. Représentant les principaux châteaux de Louis XIV, les fleurs et les fruits de ses jardins, l'orfèvrerie de son trésor, les animaux de sa ménagerie, ces somptueuses maisons royales sont conçues comme une célébration des fastes de la cour du roi Soleil. L'envoi à Pau de ces tapisseries sous la Monarchie de Juillet manifestait sans doute l'ambition des restaurations du monument par Louis-Philipe, faire de ce château une maison royale à part entière.

 

 

Les pas perdus  dans les Salles et appartements historiques


La salle aux cent couverts


Cette salle, située au rez-de-chaussée du monument, est à juste titre l'une des plus réputées du château : on ne peut qu'être impressionné par ses vastes proportions, son riche décor de tapisseries, ses lustres de style hollandais et bras de lumière en bronze doré et par l'immense table de chêne et de sapin où l'on pouvait installer une centaine d'invités, d'où son nom. Le plateau de la table, posé sur des tréteaux, est entièrement démontable. Avec les chaises de chêne tourné livrées en 1841 par l'ébéniste Jeanselme, elle constitue le seul mobilier de cette salle, marquant bien la destination voulue par Louis-Philippe pour cet espace : une grande salle à manger d'apparat. Ornant les murs, des tapisseries des Gobelins, appartenant aux tentures des Mois Lucas et des Chasses de Maximilien, viennent, par leurs tons de vert et les ambiances de sous-bois qui s'en dégagent, prolonger le spectacle offert par les coteaux voisins, sur lesquels s'ouvrent de vastes baies. Depuis le Second Empire, une imposante statue en marbre de Carrare, commande de la reine Marie de Médicis en 1605 au sculpteur Pierre de Franqueville, représentant Henri IV en triomphateur, écrasant les dépouilles de ses ennemis, domine cet espace.

Le grand salon de réception


Jusqu'au XIXe siècle, le grand salon de réception forme avec le salon d’attente, le « tinel », grande salle d'apparat du château où se réunit, au Moyen-Age, la Cour Majour (assemblée des nobles et du clergé du Béarn), devenu à la fin du XVe siècle, la salle du trône des rois de Navarre. La cheminée en pierre du XVIe siècle a été entièrement reprise au XIXe siècle lors des travaux de rénovation du monument sous Louis-Philippe. Tout est somptuosité dans le salon de réception décoré sous la Monarchie de Juillet : on peut admirer le plafond à caissons, où alternent les chiffres, dorés à l’or fin, de Marguerite (Marguerite d'Angoulême) et Henri (Henri II d'Albret, roi de Navarre), les grands-parents d’Henri IV. Les lustres monumentaux, initialement destinés à la Galerie des croisades du château de Versailles, œuvres des lustriers et bronziers du roi Chaumont et Marquis, ont été réalisés vers 1840. La disposition du mobilier offre l’exemple accompli de l’aménagement cérémonial d’un salon de résidence royale dans la première moitié du XIXe siècle. La variété est introduite dans ce décor par les éléments décoratifs, tapisseries des Gobelins (tentures des Mois Lucas), statue de bronze d'Henri IV enfant par le sculpteur François Joseph Bosio (1768-1845), décor peint des vases étrusques en porcelaine de Sèvres, en constante référence au premier Bourbon et à son époque.

La Chambre du roi


Si la chambre qui vit effectivement naître Henri de Navarre en 1553, se trouvait certainement à l'étage inférieur (actuel Salon de famille), cette pièce fut conçue au XIXe siècle pour servir de reliquaire à un objet insolite : la fameuse carapace de tortue, berceau légendaire du petit Henri, futur Henri IV. Entre histoire et légende, cette carapace est vénérée à Pau au moins depuis le XVIIIe siècle. Elle échappe quasi-miraculeusement à la destruction pendant les heures les plus troublées de la Révolution française, et en 1821, Louis XVIII la dote de son actuel décor de lances, casque orné d'un blanc panache de plumes d'autruche, broderies et bannières aux armes de France et de Navarre. Louis-Philippe, lors des travaux qu'il mène au château de Pau, fait aménager cette chambre natale artificielle autour de la carapace, alors objet d'un véritable culte. Lit orné de soixante-quatre portraits de rois, tapisseries des Mois arabesques tissées aux Gobelins et portant des effigies de dieux romains, inscription au-dessus de la cheminée néo-Renaissance, tout évoque ici la grandeur et le destin hors du commun du premier roi bourbon.

 

 

 


Château de PauChâteau de PauBerceau d'Henri IV
La carapace de tortue dans laquelle 
fut exhibé Henri à sa naissance

 

 

Dans les coulisses du château

 

Le séjour mouvementé de Marguerite de Valois


Il ne fait pas bon être catholique en Béarn en 1579. C'est en tout cas l'impression que Marguerite de Valois, dite la Reine Margot, retire de son court séjour au château de Pau. Arrivés le dimanche 24 mai, les souverains de Navarre font leur entrée solennelle dans la capitale du Béarn. C'est la première fois que Marguerite découvre la vicomté et sa capitale..., ce sera la dernière. Après un début de séjour agréable, où une cour nombreuse et élégante anime le palais, se produit un fâcheux incident qui marque tant la reine de Navarre qu'elle le relatera dans ses Mémoires : le 7 juin, jour de la Pentecôte, alors qu'elle assiste à la messe qu'elle est seule autorisée à faire célébrer dans le château de Pau, des habitants de Pau s'introduisent dans le palais pour pouvoir assister à leur culte, interdit en Béarn depuis 1571. Averti, le secrétaire du roi de Navarre les fait arrêter dans la chapelle même, en présence de la reine. Il les met en prison, dont ils ne peuvent sortir que contre une grosse amende. Marguerite de Valois est offensée ; furieuse elle se plaint à son royal époux, qui préfère aller chasser dans les environs et laisser passer l'orage... Mais, à Pau, une autre affaire, de cœur cette fois, empoisonne les relations des deux époux : Henri de Navarre tombe éperdument amoureux d'une demoiselle d'honneur de Marguerite, Mlle de Rebours, qu'il cajole avec force sucreries. C'en est trop pour la reine qui exige de repartir à Nérac, dont elle apprécie le séjour.

Marguerite de Valois écrit dans ses Mémoires, qu'elle "jura et protesta qu'elle ne mettrait jamais le pied" en Béarn ni dans "ce petit Genève de Pau". Elle tint parole !

Les peines de cœur de Catherine de Bourbon


La raison d'Etat ne fait jamais bon ménage avec les histoires de cœur, même sous le règne du Vert Galant... Sa sœur Catherine de Bourbon en fait la triste expérience au château de Pau. La princesse est alors en charge du Béarn, dont elle assume la régence au nom de son illustre frère. Elle réside principalement au château de Pau. C'est là que son cousin Charles de Bourbon, comte de Soissons, ancien compagnon d'armes d'Henri IV, vient la retrouver au printemps 1592. Catherine, très éprise, a décidé de passer outre l'opposition du roi et d'épouser celui qu'elle aime. Peut-être Diane d'Andoins, dite Corisande, maîtresse quelque peu délaissée d'Henri IV, n'est-elle pas pour rien dans cette décision hardie. Henri IV, qui en est persuadé, lui en gardera rancune. Car on ne désobéit pas au roi de France, fût-on de sa famille. Le 6 avril, le président du Conseil souverain de Béarn reçoit un billet sans équivoque : le roi lui ordonne de faire cesser cette situation, sous peine d'y perdre la vie. Le soir même, le magistrat fait cerner le château, adresse des remontrances à la princesse et fait arrêter le comte de Soissons, qui est consigné dans sa chambre, dont les fenêtres sont pourvues de barreaux et la porte de verrous. Quelques mois plus tard, la princesse quitte pour toujours le château de Pau et le Béarn pour regagner la cour de France. De cet événement est née une légende paloise, celle de la fontaine aux cent écus.

Le château de Pau, monument historique devenu Musée national à la fin des années 1920, abrite des collections aussi riches que diverses : peintures, sculptures, dessins, estampes, porcelaines, tapisseries, mobilier… Le décor intérieur du monument, demeure royale entièrement réaménagée sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), témoigne d'un véritable programme artistique contribuant à l'affirmation d'une légitimité politique. Objets et œuvres d'art, régulièrement acquis pour les collections depuis le début du XXe siècle, évoquent l'histoire politique, religieuse et artistique du règne du premier des Bourbons, Henri IV, et de l'importance de son souvenir

Cet homme il le considère comme son propre frère mais qui en réalité n'est autre que son propre cousin Raymond de VICOSE. Plus que des liens familiaux, une affection profonde unit ces deux hommes inséparables. Inséparables ils le sont depuis l'enfance, élevés ensemble à la Cour, sur les champs de bataille comme dans les affaires du royaume et même à la chasse. Mais la plus belle preuve d'affection et d'estime reste le geste d'Henri IV après la bataille d'Ivry, quand le Roi de France prend son panache blanc, le donne à Vicose et lui accorde le droit de le porter sur un casque d'or royal semblable au sien. Toujours ensemble lors du combat, il était dès lors difficile de savoir lequel des deux était le Roi ! Le casque d'or d'Henri IV surmonté du panache blanc devient l'emblème de Vicose et figure sur son blason.






Château de CAZENEUVE en Gironde

 

www.chateaudecazeneuve.com/
 

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 /www.youtube.com/watch?v=7fmGdbT6yms

 

 

Le Château de CAZENEUVE, Château d'Henri IV et de la Reine Margot en Gironde. Joyau d’Aquitaine du XVIIème siècle, le Château épouse la Form ed’unpolygone irrégulier, construit en surplomb des gorges du Ciron, fut également le lieu de séjour de plusieurs rois de France. Cette demeure appartenait déjà XIIè siècle aux ........ Seigneurs d'Albret, les ancêtres directs d'Henri IV. Ce Château restera le fief de la famille des Ducs d'Albret et Rois de Navarre durant 4 siècles. A cette époque, les Rois possédaient de nombreuses propriétés mais le grand intérêt de Cazeneuve réside dans le fait  que ce château a été pendant longtemps leur résidence favorite, "privilégiée", c'est-à-dire celle où ils séjournaient le plus souvent.

Le Roi Edouard Ier d'Angleterre viendra à Cazeneuve avec son épouse Aliénor de Castille le 29 novembre 1287.C'est en 1572 qu'Henri III de Navarre hérite du château de Cazeneuve à la mort de sa mère Jeanne d'Albret (épouse d'Antoine de Bourbon, Duc de Vendôme). Dix sept ans plus tard il deviendra Roi de France sous le nom d'Henri IV. Toujours en cette même année 1572, où il hérite de ce château de famille, alors qu'il n'est encore que Roi de Navarre, il épouse Marguerite de France (Duchesse de Valois). Cette "fameuse" Margot est la fille du Roi de France Henri II et de Catherine de Médicis, sa forte personnalité marquera énormément Cazeneuve. Plus tard, deux autres Rois viendront à Cazeneuve :  Louis XIII et Louis XIV dont nous reparlerons.

En faisant le tour du château à pied, vous constaterez que la forteresse de Cazeneuve est située sur un banc de rochers taillés à pic, à la confluence du Ciron et de la rivière l’Homburens. Cette implantation constituait un emplacement idéal pour un point défensif.

Construit sur des fondations gallo-romaines on distingue trois parties principales :

  • La MOTTE au Nord où fut édifié au XIè siècle « le château primitif » essentiellement fait de terre et de bois qui deviendra le Donjon.
  • Le Château proprement dit construit au début du XIVè siècle par Amanieu VII d’Albret grâce aux importantes carrières de pierre qui se trouvaient sur le domaine (et qui ont servi également à la construction de la cathédrale de Bazas). Ce château en forme de polygone irrégulier enserre une cour intérieure à deux niveaux et ses limites.

 

Au-delà du pont levis et des douves sèches s’étendait : "La ville de Cazeneuve" entourée de remparts avec des créneaux et protégée par de larges fossés et une puissante barbacane située devant la porte d’entrée que l’on appelait « La tour de Lusignan ». Les défenses de cette ville furent fortement endommagées par les guerres successives et il ne reste plus aujourd’hui que la porte d’entrée en arc brisé dite « Arc de Triomphe » et de larges pans de mur enserrant une cour et servant d'appui côté Est aux bâtiments annexes devant le château. Cette ville de Cazeneuve était un véritable bourg qui possédait son notaire et une Capitainerie. Elle comprenait et conserve toujours aujourd’hui outre ses écuries, sa chapelle, ses caves voûtées, ses prisons et sa boulangerie avec ses fours à pain.

La dernière reconstruction importante du château date du XVIIè siècle. Nous sommes en 1595, soit 23 ans qu’Henri IV règne sur Cazeneuve. Notre Roi de France connaît avec les ligueurs des guerres difficiles pour réunifier les Français, et Cazeneuve, fief familial en a beaucoup souffert. Les guerres coûtent fort cher à Henri IV pour ne pas dire le ruinent. Il doit se rendre à l'évidence, il ne possède plus l'argent nécessaire pour remettre en état cette maison meurtrie par la guerre, en outre il est aux prises avec les affaires du Royaume à Paris. Si lui ne le peut, il ne voit qu'un seul homme digne de cette tâche en qui il a toute confiance et qui possède l'immense fortune nécessaire à cette restauration.

 

 

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Cet homme il le considère comme son propre frère mais qui en réalité n'est autre que son propre cousin Raymond de VICOSE. Plus que des liens familiaux, une affection profonde unit ces deux hommes inséparables. Inséparables ils le sont depuis l'enfance, élevés ensemble à la Cour, sur les champs de bataille comme dans les affaires du royaume et même à la chasse. Mais la plus belle preuve d'affection et d'estime reste le geste d'Henri IV après la bataille d'Ivry, quand le Roi de France prend son panache blanc, le donne à Vicose et lui accorde le droit de le porter sur un casque d'or royal semblable au sien. Toujours ensemble lors du combat, il était dès lors difficile de savoir lequel des deux était le Roi ! Le casque d'or d'Henri IV surmonté du panache blanc devient l'emblème de Vicose et figure sur son blason.


 

 

Henri IV cède donc Cazeneuve à Vicose qui exauce son vœu et transforme ce château médiéval en un château de plaisance et d’apparat comme en témoignent ces deux ailes à l’allure XVIIè (il agrandit les ouvertures, édifie une terrasse, fait sculpter les cheminées, etc.). Sur la porte d'entrée est gravée le panache blanc d'Henri IV qui règne à tout jamais sur Cazeneuve même si les ans l'ont un peu usé. Raymond de Vicose prénomme son fils Henri, son parrain est bien sûr le Roi de France.

Sur la cheminée de cette salle appelée "salle consistoriale", à droite et à gauche du cartouche vous pouvez voir des branches de lierre entrelacées symbole d'attachement conjugal avec en leur milieu les initiales R.B.S. : RB pour Raymond de "Bissouze" comme le surnommait Henri IV et S du prénom de son épouse Suzanne.

De la terrasse on aperçoit le Parc qui comme le château est classé Monument Historique. Henri IV a lui-même pris grand soin du parc puisqu'il y a fait planter des pins parasols qui continuent toujours de nos jours à se ressemer naturellement. A droite on peut apercevoir les vestiges de la Vieille Ville et en face au fond de la douve on devine l'entrée murée (pour raison de sécurité) du souterrain de la Reine Margot.






Le parc du château Cazeneuve

 

Magnifique promenade où vous découvrirez la motte médiévale, les contre forts, les arbres centenaires, les gorges du Ciron et la Grotte de la Reine, sur les traces de la Reine Margot son lieu de prédilection.

En poursuivant votre promenade le long de la rivière l'Homburens, vous passerez devant la fontaine, puis l'étang avec son moulin, son lavoir, son île aux oiseaux et la bambouseraie géante. Au détour des allées et des bosquets il n'est pas rare de rencontrer quelques chevreuils, lapins de garenne, lièvres, palombes,…

"Un voyage de rêve à travers les siècles .

 

 

 

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