Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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Chronique de Gabrielle d'Estrée

26/10/2015

 

 

 Bienvenue dans ma chronique

 

je m'appelle

 

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Gabrielle d'Estrée 

 

 Nous sommes en 1590 depuis le meurtre d’Henri III, Henri Bourbon devient roi de France. Mais il y a un obstacle qui lui barre la route du trône, c’est sa religion. Henri IV est protestant, et une partie de la noblesse française se refuse de le reconnaître comme le roi. Il est obligé de conquérir les villes de Paris, Rouen, Reims et Chartres qui sont aux mains de Ligueurs. Affaiblie et découragée, l’armée royale finit par se retirer à Compiègne. Le roi est triste : ses finances sont au plus bas  il écrit à Rosny : « Je n’ai quasi pas un cheval sur lequel je puisse combattre, mes chemises sont toutes déchirées, ma marmite est souvent renversée et depuis deux jours je dîne et soupe chez les uns et les autres… ».

 Un jour, il « dîne et soupe » chez son écuyer, duc de Bellegarde qui lui présente sa nouvelle amante, la ravissante Gabrielle d’Estrèes. C'est à cette èpoque qu'a lieu la rencontre entre le roi Henri et Gabrielle d’Estrèes  À 17 ans,la jeune d'Estrèe est d’une beauté éclatante, À peine la voit-il que le roi tombe éperdument amoureux et exige que Bellegarde lui cède la place. C’est le coup de foudre ! Hélas, Gabrielle se refuse au roi. Malgré les attentions du roi qui s’empresse d’être charmant, « Je ne vous aimerai jamais ! » lui lance-t-elle. Alors, le roi ordonne à Bellegarde d’oublier Mademoiselle d’Estrées, et de lui laisser place nette.Il, essaye toutes les séductions possibles, se déguise en paysan, en palefrenier, mais  chaque fois ça termine mal pour le vert galant. 

 Bellegarde se soumet, non sans regret, au vœu de son souverain. Quant au roi, il courtise la belle Gabrielle, alors que les événements ne s’y prêtent vraiment pas. Les protestants et les catholiques continuent de se massacrer. La folie et la mort sont autour et la terreur est à son comble.

Un jour, Henri demande à Gabrielle ce que lui ferait plaisir, la jeune femme réclame la libération de Chartres, tenu par les Ligueurs. Le fait est que M. Sourdis, un oncle de Gabrielle, est gouverneur de la ville, mais il en a été chassé par les ligueurs et a envie de retrouver sa place. C’est ainsi, que le roi apprend à ses conseillers stupéfaits que l’armée va faire le siège de Chartres au lieu de Rouen.

Malgré l’avis de ses conseillers, le roi et sa petite armée se dirigent sur Chartres et le 19 avril 1591, le roi emporte la ville. Gabrielle d’Estrées, éblouie par le dévouement d’Henri IV, finit par éprouver de l’admiration pour cet homme aussi galant que courageux et s’installe durablement dans sa vie.

Faire plaisir à Gabrielle !

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Gabrielle d’Estrèes

Désireux de faire plaisir à Gabrielle, et pour lui offrir une place à la Cour, Henri entreprend de la marier. Ce sera Nicolas d’Amerval, sire de Liancourt, baron de Benais. En juin 1592, Gabrielle devient Mme de Liancourt. Mais le mari s’efface aussitôt de la vie de Gabrielle, qui suit son roi à la conquête du royaume de France. Ce royaume réclame un roi catholique et le 27 février 1594, Henri IV est sacré roi de France à Chartres (et non à Reims, fidèle aux Ligueurs). Au banquet, qui suit la cérémonie, Gabrielle brille plus en reine qu’en favorite. Elle le confie elle-même : « Je suis comme la lune qui éclipse le soleil sans pour autant perdre sa propre lumière. »

Henri n’a jamais été aussi amoureux de son amante. Il le lui montre en la couvrant de cadeaux somptueux et de dons d’argent ; de même, ses lettres traduisent ses sentiments : « Mon amour me rend aussi jaloux de mon devoir que de votre bonne grâce qui est mon unique trésor. Soyez glorieuse, mon bel ange, de m’avoir vaincu, moi qui ne le fus jamais tout à fait que de vous, à qui je baise un million de fois les pieds. »

Gabrielle a de quoi être satisfaite, car l’amour du roi, sincère et entier prend de la vigueur de jour en jour, et atteint le comble lorsqu'elle lui apprend qu’elle attend un enfant. Elle met au monde le 7 juin 1594 un premier fils baptisé César et qui reçoit le titre de duc de Vendôme. Soucieux de proclamer sa paternité, Henri IV facilite l’annulation du mariage Liancourt et légitime le petit César.

La « duchesse d’ordure »

« N’est-ce pas une chose étrange de voir un grand roi serviteur Gabrielle que tout le monde nomme « la presque reine » est heureuse et songe maintenant à assurer sa position. Mais ce n’est pas facile, la jeune femme n’est pas aimée du peuple car elle est la cause de nombreuses dépenses (robes, bijoux.), et les pamphlets courent :

De femmes, vivre sans honneur,/ Et d’une putain faire un ange ! »

Henri n’y prête aucune attention, et lorsqu'il se rend à Rouen en 1596, il exige que Gabrielle soit accueillie cérémonieusement par le parlement de Normandie. C’est à Rouen, au palais abbatial le 11 novembre 1596 que Gabrielle mettra au monde son deuxième enfant : Catherine-Henriette.

Henri, fou de bonheur, comble Gabrielle de présents : il lui achète l’hôtel de Schomberg situé en face du Louvre et qui communique avec celui-ci par un passage privé. Le roi ne cache pas qu’il songe à épouser sa bien-aimée et à fonder avec elle une nouvelle dynastie. Mais un obstacle subsiste il est marié, depuis 1572, à Marguerite de Valois, la reine « Margot », qui vit retirée en Auvergne. Elle ne lui a jamais donné d’enfants et accepte d’annuler son mariage, mais précise qu’elle refuse le divorce au profit de Gabrielle.

Il est vrai que le trône de Henri IV est encore bien fragile. Et cependant, Henri persiste dans ses projets matrimoniaux ; le 15 septembre 1594, il fait son entrée officielle dans Paris, Gabrielle est à ses côtés.

Gabrielle…presque reine de France

Après la dissolution de la Ligue, il faut réconcilier les Français sur le plan de la religion. Le fameux Édit de Nantes est signé le 13 avril 1598 par le roi, l’édit qui établit la liberté religieuse sur le territoire français, facteur de paix et de justice

Gabrielle, de nouveau enceinte, accouche le 19 avril d’un deuxième garçon, que le roi prénomme Alexandre. Henri ne dissimule plus ses intentions d’épouser Gabrielle. Son entourage lui en démontre tous les inconvénients : ce n’est pas une princesse de sang royal et les Français la détestent. Les proches du roi le poussent vers une nouvelle union en rapport avec son rang. Parmi les candidates, il y a la nièce du duc de Florence, Marie de Médicis, dont les attraits physiques sont modestes mais non la dot. Mais Henri ne cède pas : il aime Gabrielle, et dans son esprit, la question de son mariage avec elle est résolue. L’un de ses principaux conseillers, le baron de Rosny, qui passera à la postérité sous le nom de Sully, est fermement opposé à ce qu’il considère comme une folie : « Je lui fis envisager la honte dont une alliance criminelle le couvrirait aux yeux de l’univers et les reproches qu’il aurait à essuyer dans la suite, de sa propre part, lorsque les bouillons de l’amour ayant éteints, il jugerait plus sainement de son action »,rapportera-t-il dans ses Mémoires.

Henri reste insensible à tous les arguments. Au début de l’année 1599, il annonce publiquement son intention d’épouser la jeune femme lors d’une fête qui se déroule au Louvre, le 23 février 1599. Devant toute la Cour, il déclare en se tournant vers Gabrielle : « Madame, voici l’anneau de mon sacre, l’anneau de mes noces avec le royaume de France, je vous le donne ! ».

La stupéfaction se lit sur tous les visages des courtisans et des ambassadeurs étrangers présents, alors qu’Henri glisse la bague au doigt de Gabrielle rayonnante, enceinte de six mois. Eh oui, Henri, en guise de bague de fiançailles, lui passe au doigt l’anneau en diamant du sacre. Sans laisser à l’assistance le temps de revenir de sa surprise, il indique la date de son mariage : ce sera au lendemain de Pâques. Gabrielle triomphe et ne dissimule pas sa joie : « Il n’y a plus que Dieu et la mort du roi pour m’empêcher d’être reine de France ! » s’écrit-t-elle.

 

 

Voici l'année 1599,Plus rien désormais ne s’oppose à son union avec Gabrielle Pourtant, celle-ci ne sera jamais reine de France, le destin en a décidé autrement.

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le 10 avril loin de son royal amant quelques heures avant son mariage la duchesse de Beaufort s'écroule et meurt assassinée,.

Tout de suite, une rumeur circule puis prend de l’ampleur :la mort serait dû à un empoisonnement.

La main de dieu a-t-elle frappé seule Gabrielle ou l’a-t-on aidé ? Qui avait intérêt à voir disparaître la duchesse ?

A la vérité, beaucoup de monde ! Les français détestent Gabrielle d’Estrées qu’ils jugent capricieuse, hautaine et de mauvaise influence sur le roi mais qui en plus se permet de le tromper.Cela en est trop pour le peuple.

Depuis qu' Henri IV l’a faite duchesse de Beaufort en 1597, le peuple ne l’appelle plus que « duchesse d’ordure ». Pourtant, le roi est très épris de sa maîtresse qui lui a déjà donné trois enfants et qui est enceinte de nouveau. En l’épousant, il donnerait ainsi un dauphin à la France, le petit César né en 1594.

Mais pour épouser la belle, il lui faut d’abord divorcer. Or, la reine Margot refusant de se séparer de sa couronne pose pourtant un ultimatum à son royal époux :elle accepte de divorcer si Henri  épouse une femme de haute naissance et en aucun cas sa « putain ».

Si Marguerite finit par céder, le pape à son tour fait une proposition au roi :il se range à la décision de la reine si Henri épouse sa nièce, Marie de Médicis.

Se sentant prit au piège entre l'Eglise et son épouse Henri accepte. Il va établir  a partir de ce moment un double jeu ménageant ainsi le coeur et la raison: Henri s éfforce en même temps de préparer son mariage avec Gabrielle, tout en menant des négociations avec les Médicis !

La situation  est périlleuse, Cependant la duchesse s'inquiète, elle  se doute de quelque chose son amant est distant pourquoi joue t'il  double jeu?

D'un côté, Henri promet d’épouser Marie, de l’autre, il fixe son union avec Gabrielle pour la Saint-Quasimodo. Le 23 février, il offre à sa maîtresse l’anneau du couronnement. Un jour Gabrielle èffrayèe de la situation dit au roi qu’il arrivera le moment où il ne pourra plus  avoir d’enfants, qu'il peut tomber malade. ou peut être sera t'il impuissant ? son union alors avec Marie de Médicis ne donnera pas d’héritier à la France,Mais si il l'épouse,elle ,la succession au trône est déjà assurée:Ne lui a t'elle pas déjà donné des enfants? 

Des mauvais présages 

L'inquiétude de la duchesse de Beaufort va s'intensifier a tel point qu'elle consultera  de nombreux  devins : tous les présages sont néfastes. 

Selon l’un d’entre eux, Gabrielle « toucherait du bout du doigt à son dessein mais un petit enfant la garderait d’y parvenir » (et Gabrielle est justement enceinte), pour un autre, la duchesse ne devait se marier qu’une seule fois (elle avait déjà fait un premier mariage avec le seigneur de Liancourt), enfin, on lui prédit qu’elle mourra jeune (elle a 28 ans).

Dans Paris, d’autres annoncent au peuple que la duchesse « ne verra point le jour de Pâques » (le 11 avril). En apprenant toutes ces prédictions, Gabrielle d’Estrèes est prise de crises de paniques si Henri la réconforte, et ne s’en inquiète pas pour autant il trouve même absurde que sa maîtresse écoute ces racontars.

Il est prévu que le couple se sépare ce 6 avril, Henri IV voulant faire bonne impression en renonçant à sa maîtresse lors de la semaine sainte. Le roi part pour Fontainebleau, Gabrielle reste sur Paris. .

 

Voici le déroulement  des derniers jours  de Gabrielle 

 

 Sa piété publique n’édifia personne et Gabrielle alla trouver du réconfort le 7 avril chez le banquier italien Sébastien Zamet, intime d’Henri IV qui a souvent reçu le roi et sa favorite

Le 8 avril, après avoir mangé un citron, Gabrielle ressent des brûlures à l’estomac puis les premières douleurs de l’enfantement. 

Détail important : le roi fut prévenu de la mort de Gabrielle seize heures avant qu’elle ne trépasse ! Avec la duchesse de Beaufort disparaît la menace d’une crise à l’intérieur du royaume qui aurait pu devenir une crise européenne pour le seul amour d’un roi envers sa maîtresse.

Ce citron que Gabrielle avait mangé était-il empoisonné ? Depuis longtemps les conseillers et ministres du roi voulaient se débarrasser de Gabrielle, menace pour l’équilibre de la France.

Zamet fut-il l’assassin de Gabrielle obéissant à quelques ordres ?

La disparition de Gabrielle ne permit-elle pas à Henri IV d’épouser sans regrets Marie de Médicis ? Certains vont jusqu'à penser que si la mort de Gabrielle arrangea bien les affaires du roi, ce dernier est impliqué dans son trépas.Poursuivant les négociations avec l’Italie tout en promettant de l’épouser, ne réagissant pas à ses crises d’angoisses, ordonnant une séparation avant le mariage et enfin n’accourant même pas auprès d’elle lorsqu'il apprit le 8 qu’elle allait mal. Au final, la mort de Gabrielle d’Estrèes arrangea beaucoup de monde.Si pour certains, elle fut empoisonnée, la mort pu également être naturelle : la duchesse aurait été victime d’éclampsie, maladie survenant dans les derniers mois de grossesse qui était à l’époque fatale à l’enfant porté comme à la mère.

Mais quand la main de Dieu frappe une duchesse de surcroît  maîtresse du roi de France l’hypothèse du poison prime sur toutes les autres d'autant plus si les conditions sont inexpliquées et mystérieuses,  !

 

Une agonie de plusieurs jours 

Le dimanche 4 avril 1599, Gabrielle d'Estrèes, enceinte de quatre mois (elle a déjà donné trois enfants au Vert-galant), quitte Fontainebleau pour venir célébrer Pâques à Paris. C'est une façon pour elle d'affirmer ostensiblement qu'elle est une bonne catholique, en dépit de sa fréquentation de nombreux réformés. Et il lui faut donner de tels gages aux Parisiens si elle veut pouvoir épouser Henri IV, dont elle est la favorite depuis huit ans. Très amoureux d'elle, le Béarnais prend la peine de l'accompagner jusqu'au bac de Melun où ils passent la nuit ensemble. Le lendemain matin, tandis qu'elle embarque sur la barge qui dessert Paris, il revient à Fontainebleau. 


 Gabrielle fait une étape à Savigny avant que le bac ne la dépose au débarcadère parisien situé près de l'Arsenal le mardi 6 avril, vers 15 heures. Elle se rend aussitôt chez Sébastien Zamet, un ancien cordonnier devenu immensément riche et ami du roi, dont l'hôtel se situe près du quai d'accostage, rue de la Cerisaie. Elle soupe chez lui, mais n'y séjourne pas, car elle a décidé de passer la nuit chez sa tante, Madame de Sourdis, au doyenné de Saint-Germain-l'Auxerois. C'est son habitude quand elle réside à Paris. Mais sa tante est absente ce soir-là, car elle est partie pour Chartres.

C'est une mauvaise nouvelle pour Gabrielle qui compte sur elle pour la rasséréner. En effet, depuis quelques jours, la jeune femme est inquiète, voire angoissée: ses astrologues lui ont prédit de terribles événements. Elle craint de mourir. Du reste, elle s'en est déjà ouverte à Henri, qui a tenté, en vain, de la rassurer. 

Elle envoie un valet chercher sa tante.

Le lendemain matin, celle-ci n'est toujours pas de retour. Gabrielle se fait conduire en litière à l'église du Petit-Saint-Antoine pour assister à l'office des ténèbres en compagnie de sa grande amie, Mlle de Guise. Dans la chapelle qui leur est réservée, Gabrielle est en train de lire les deux lettres amoureuses d'Henri reçues le matin même quand elle est prise de violents maux de ventre. Le terme n'est pourtant pas prévu avant plusieurs mois. Cette douleur lui fait renoncer à son dîner (à l'époque, le dîner est le repas de la mi-journée) comme convenu chez Zamet.

Elle s'y arrête cependant quelques minutes le temps de manger un citron. Ultérieurement, certains prétendront qu'il aurait été empoisonné au bisphénol...


De retour au doyenné, constatant que sa tante n'est toujours pas là, elle envoie un deuxième laquais pour la presser de rentrer si elle veut la voir en vie. Les médecins accourus parviennent à calmer les douleurs de Gabrielle et ses convulsions. Elle reçoit une troisième lettre du roi, lui répond et se couche.

La nuit se déroule calmement.

Le lendemain matin, elle s'habille pour assister à la messe de Saint-Germain-l'Auxerois, puis regagne son lit vers 14 heures. Deux heures plus tard, elle connaît de nouveau de terribles douleurs qui martyrisent son pauvre corps.

Va-t-elle accoucher prématurément ? Au soir, elle se sent un peu mieux et parvient à s'endormir. 

Ce n'est qu'un répit.

Le vendredi 9 avril, les maux la reprennent vers les 14 heures. Effroyables. Son ventre laisse échapper un grand flux de sang. Visiblement, elle est en train de perdre son bébé, mais celui-ci ne parvient pas à sortir.

Les médecins doivent intervenir,  devant l'urgence de la situation  et disons le dépassés , ils extraient l'enfant "à pièces et lopins". En fait , ils le découpent dans le ventre de la mère pour le sortir par morceaux. Sans anesthésie, sans asepsie ! c'est une boucherie

On imagine le calvaire subi par Gabrielle. 

 

Pour faire bonne mesure, les chirurgiens la saignent à trois reprises, lui administrent trois lavements et quatre suppositoires. Des traitements parfaitement incapables de calmer les effroyables convulsions de son corps qui l'amènent à se griffer le visage. 

Par la suite, les témoins raconteront que jamais médecins, apothicaires et chirurgiens n'en avaient vu de plus épouvantables.

 Vers six heures du soir, la malheureuse retombe sur sa couche, privée de ses sens :Elle gît, incapable de parler, d'entendre et même de voir. Le coma se prolonge jusqu'au lendemain Juste avant le lever du soleil, Gabrielle d'Estrèes, la maîtresse d'Henri IV, sort du coma qui l'avait prise la veille au soir. Son corps frêle est à nouveau secoué de formidables convulsions. Ses membres se tordent dans tous les sens. Elle hurle, son si beau visage se déforme dans un rictus effrayant. Sa peau devient noire. Ses serviteurs, Mlle de Guise, et tous ceux qui la veillent, assistent avec effroi à ce spectacle.  Vers 5 heures, après un dernier râle abominable,  ou des convulsions la reprendront.Son âme s'envolera  le samedi 10 avril 1599 à l'aube.

Gabrielle d' Estrèes ne sera jamais reine.Celle qui espérait devenir reine de France n'est plus qu'un cadavre inerte.

Le roi ne vient finalement pas la voir. Séjournant à Fontainebleau, son premier réflexe avait bien été de sauter sur un cheval pour venir l'assister dans son agonie, mais son entourage lui a conseillé de faire demi-tour, à mi-chemin, pour lui éviter un spectacle trop pénible

La nouvelle de son agonie, puis de sa mort, se répand comme une traînée de poudre dans tout Paris, provoquant l'afflux de milliers de curieux. Chacun veut constater de ses propres yeux quel monstre de laideur est devenue, dans la mort, cette beauté si lumineuse, si parfaite, si blonde.  

victime d'une éclampsie puerpérale qui frappe parfois les femmes enceintes. L'autopsie montre des poumons et un foie "gâtés", une pierre en pointe dans le rognon et le cerveau "offensé". Mais rien n'est dit sur l'estomac que le chirurgien aurait dû trouver dans un sale état en cas d'empoisonnement.

Henri IV apprend le décès de sa douce amie, le lendemain de sa mort, le dimanche 11 avril. Il lui organise des obsèques quasi royales en l'église Saint-Germain-l'Auxerois avant de se consoler dans de nombreux autres bras et d'épouser Marie de Médicis.

Si Gabrielle n'était pas morte ce jour-là l'histoire de France aurait été différente du tout au tout.  

 

une preuve  d'outre tombe

L'effroyable mort de Gabrielle d 'Estrèes a immédiatement fait penser à un empoisonnement.

 

Sully a été le premier à soutenir cette thèse dans ses mémoires. D'après lui, un clan de la Cour de France l'aurait ainsi éliminée pour l'empêcher d'accéder au trône , car Henri était bel et bien déterminé à l'épouser. Elle avait, dit-on, déjà imaginé sa robe de mariage.

Mais faut-il croire Sully ?

Certains murmure, preuves à l'appui, qu'il aurait totalement inventé cette histoire d'empoisonnement pour d'obscures raisons.

En revanche, une lettre rédigée six jours après le décès de la favorite et retrouvée au XIXe siècle donne plutôt à penser que Gabrielle serait morte d'éclampsie et de fièvre puerpérales suite à l'intervention manquée des chirurgiens pour la débarrasser de son foetus mort.

Cette lettre, signée par M. de Vernyes, un proche d'Henri IV, décrit en détail les derniers jours de la pauvre d 'Estrèe.

 

 l'Album de la Chronique de Gabrielle

 

 

img2img4Henri_IVHenri_et_Gabrielle_se_separent
10 avril 1599. L'extraction de son bébé par morceaux provoque la mort atroce de Gabrielle d'Estrées

 Couurier du coeur de Gabrielle

 

Manuscrit de Gabrielle dpromesse de Gabrielle  année 1596

Lettre à Gabrielle d'Estèes


Image Portrait d'Henri IV

Mes belles amours, ce sera demain que je baiserai ces belles mains par millions de fois ; je ressens déjà du soulagement en mes peines par l'approche d'un tel heur, que je tiens cher comme ma vie ; mais si vous me le retardez d'un jour seulement, je mourrai.

Envoyez-moi anhuy La Varenne, instruit de vos commandements. J'ai recouvert un coeur de diamant qui vous fera mourir d'envie. Si les anges portaient des bagues, il vous serait extrêmement propre.

Jamais absence ne m'a tant ennuyé que cette-ci. Passer le mois d'avril absent de sa maîtresse, c'est ne vivre pas.

Vous recevrez deux lettres anhuy de moi, et moi deux baisers demain de vous.

Bonjour, ma chère maîtresse ; je baise un million de fois vos pieds.

De Mantes, ce 20ème avril1593

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
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Dans le miroir de Gabrielle
 
 
 
 
  Sous le règne de Catherine de Médicis, la France découvre les fards, importés d'Orient. Désormais, à la Cour de France, on se maquille les yeux, les cils et les sourcils à l'antimoine noir ; on porte du vermillon sur les lèvres, les ongles et les joues. On va jusqu'à se rougir le bout des seins. Le teint diaphane est toujours de mise. Les courtisanes de Venise, considérées comme les plus belles femmes, véhiculent une nouvelle idée de la femme idéale, qui doit désormais être pulpeuse, avoir le teint pâle et les cheveux d'or (le fameux blond vénitien).

 

 

» Secrets de beauté : Pour obtenir le blond vénitien, les femmes de la Renaissance s'enduisaient la chevelure d'un mélange de safran et de citron, puis restaient au soleil la tête couverte d'un chapeau sans calotte, pour se protéger le visage

 

 

Pour avoir un beau teint, Gabrielle s’enduisait le visage d’une crème de sa composition :

 

 

Voici son secret 

 

prendre premièrement une hirondelle, entière, non plumée et non vidée.

L’ouvrir.

Y mettre de la térébenthine de Venise, des fleurs de lys, deux œufs frais, du miel, des perles broyées et du camphre.

Placer le tout dans un chaudron et faire cuire.

Puis, écraser au mortier, ajouter un peu de musc et d’ambre gris et mettre à distiller en un alambic de verre.

La liqueur obtenue rend la peau douce et ferme et d’un grand éclat. 

 
 
Ainsi se referme la Chronique de Gabrielle








 

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