Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe

chronique deValentine Visconti

23/10/2015

Bienvenue dans ma Chronique

 

3238345681_2_3_XiDngvi2_2.jpg 

je m'appelle

Valentine visconti 

 

 "En l'an mil Mlle & .VII. fut tué le duc d'Orléans frère du royja veille saint Clément et le tua Raoulet d'Octoville par le commandement de lehan duc de Bourgongne en venant de lostel du roy et ce iourcommença le grant yverqui dura. [...] et puis le duc de Bourgongne s'en alla en son pais et commença la guerre a mouvoir... ». 

 

l' assassinat d'un roi  

 

Nous sommes en 1407. Depuis trois ans, Jean sans Peur, duc de Bourgogne, a succédé à son père Philippe le Hardi. Ce dernier avait une très grande puissance politique sur l'échiquier politique Bourgignon comme Français. En effet, Charles VI était fou. Alors, Isabeau de Bavière, son épouse, devint régente avec les grands seigneurs du royaume, dont les deux ducs Bourgignon et Orléanais. Mais maintenant que Jean sans Peur était au pouvoir, Louis d'Orléans était l'un des plus puissants. Alors, il eu rivalité et haine entre ces deux grands du royaume. Louis d'Orléans aurait eu liaison avec Isabeau de Bavière, ce qui a révolté le duc Bourgignon. Ce dernier accusa le duc d'Orléans d'avoir causé plusieurs de ses échecs. Plus les années vont passer, plus Jean sans Peur projette l'assassinat du duc. Courant 1405, il va déplacer ses armées et obliger la reine et le duc de partir. Puis, ils vont se " réconcilier " pour ensuite se détester l'année suivante 

Sentant que Louis avait beaucoup de pouvoir, la Bourgogne passa à l'étape finale : l'assassinat 

Voilà comment la chose se passa 

 

 Aujourd'hui, nous sommes le 23 Novembre. 

Le jour se lève sur Paris. Le soleil illumine déjà les rues et la cathédrale Notre-Dame. La famille des Valois-Orléans se lève. En ce jour, le duc avait décidé de rendre visite à la reine. Isabeauperdit son douzième nouveau né, Louis vint donc prendre des nouvelles de la reine, lorsqu’une missive urgente arriva : le roi voulait le voir de manière imminente. Il monta en selle et emprunta la rue Vieille du Temple en direction de l’hôtel Saint Pol.Il enfila donc ses bas, enfila sa tunique, son chapeau puis alla à l'écurie. Il astiqua la selle de sa monture puis monta. Il fit un dernier Au Revoir à sa belle Italienne, Valentine, puis se dirigea vers l'hôtel de la reine Isabeau. Seul le bruit des sabots se faisaient entendre sur les pavés.  Plus il s'avançait, plus il sentait une présence derrière lui. Pris d'effroi, il regarda furtivement derrière lui, mais aucune personne il vit. Il continua son chemin peu à peu, jusqu'à temps qu'une douleur plus qu'atroce lui apparut dans le dos. Son cheval commençait à devenir fou. C'est alors qu'il vit plusieurs hommes le prendre par tous les membres.

Il était tombé dans un guet-apens celui du duc Bourgignon pour le supprimer de l'échiquier politique

Ce 23 novembre 1407, le lendemain même d'un repas offert aux deux princes par le duc de Berry pour sceller mieux leur réconciliation, le duc d'Orléans étant allé dans la soirée visiter la reine Isabeau de Bavière à son hôtel de la rue Barbette, un valet de chambre du roi, complice de ses ennemis, lui vint dire :

"Monseigneur, le roi vous mande que sans délai veniez devers lui et qu'il a à parler à vous hâtivement et pour chose qui grandement touche  

 Monseigneur, le roi vous mande que sans délai veniez devers lui et qu'il a à parler à vous hâtivement et pour chose qui grandement touche à lui et à vous."Alors il prit la rue Vieille-Du-Temple, pour aller en direction de l'hôtel du roi, l'hôtel Saint-Pol. Alors qu'il traversait cette rue, 

 

Le prince, sans défiance, sans aucun soupçon, sortit aussitôt accompagné seulement de deux écuyers, de quelques pages et de quatre ou cinq valets de pied portant des torches.

,. Les coups d'épées s'enchaînaient, mais le pauvre duc  ne pouvait plus se défendre. 

Il s'en allait, vêtu simplement d'une robe de damas noir, en arrière de ses gens, chantant à demi voix en se jouant avec insouciance, quand tout à coup vers la moitié de la rue Barbette une troupe d'hommes armés, cachée dans une maison, se précipite sur son escorte, renverse les torches, les foule aux pieds, et court au duc en s'écriant :

A mort ! à mort !

D'abord le prince crut à une méprise et s'écria :

Je suis le duc d'Orléans. C'est ce que nous demandons !

lui répondirent les meurtriers, et ils le jetèrent en même temps de sa mule en redoublant leurs violences.

Ce fut un instant d'affreux désordre, où se confondaient les cris de douleur et les menaces de mort ; les assassins frappaient de haches et d'épées leur victime, qui essayait vainement de parer les coups avec son bras.

 Il mourut quelques minutes de massacre terrible 

Le duc tomba sans que la fureur de cette attaque se ralentît : ses cris éveillaient au loin l'écho sans qu'on accourût à lui ; les fenêtres restaient fermées, la rue déserte. 

Cependant, au commencement de ce tumulte, les chevaux des écuyers qui précédaient le duc s'étaient emportés, et quand ils purent les arrêter ils aperçurent la mule de leur maître qui les suivait sans porter de cavalier.Alors ils redoutèrent un malheur et revinrent sur leurs pas ; en voyant le duc d'Orléans accablé par cette bande d'assassins, ils coururent à l'hôtel de la reine en criant

au meurtre !

 

Enfin on s'agita, on vint au secours du prince ; alors un homme cache jusqu'aux yeux sous un grand chaperon rouge, sortant d'une maison voisine, s'approcha des meurtriers en leur disant :

Eteignez tout, allons nous-en, il est bien mort, et tous s'enfuirent en semant la rue de chausses trappes et en incendiant une maison pour arrêter les poursuites.Le sol était couvert de sang et le duc gisait, mutilé et balafré. 

Cette triste lueur éclaira une scène de désolation : le prince était étendu dans la boue, la tête brisée, le corps couvert de blessures, un main séparée du bras ; à ses côtés gisait un jeune écuyer, autrefois son page, qui avait été tué en le défendant. 

  Plus les heures passaient, plus sa Valentine s'inquiétait. Tout d'un coup, vers midi, elle entendit quelques habitants pleurer, et surtout, un moine crier à tous les coins de rue : « Priez pour l'âme du duc d'Orléans, il est mort assassiné ce matin... » A ce moment-là, la duchesse crut que c'était une blague, mais quelques temps après, un messager du roi vint à l'hôtel lui dire : « Votre mari est mort ce matin. J'en suis sincèrement désolé. Toutes mes condoléances. »

Valentine,  désemparée, ne pouvait que pleurer la mort de son époux.

Elle alla voir alors Charles, le désormais héritier du trône d'Orléans et lui annonça la triste nouvelle, puis lui dit : « Tu vengeras la mort de ton père, promets-moi ça, avant que je meure de chagrin... » Du haut de ses douze ans, son fils lui dit Oui. Alors qu'ils se prenaient dans les bras. Charles lui chuchota : « Mère, si j'ai un fils, je l'éduquerai à de façon qu'il se venge de cet assassinat aussi. » Valentine  retrouvé un peu espoir grâce à son fils. Le « petit » duc se chargea de transmettre l'information à ses frères et sœurs, sauf à la petite Marguerite, âgée d'un an.

Le soir, le corps du défunt duc rejoignit Blois pour y être inhumé. La famille ducale fit le deuil pendant plusieurs semaines. Charles fut couronné duc d'Orléans, malgré que la couronne soit trop petite et trop lourde pour sa tête. Il se réconcilia peu à peu avec les Bourgignons, même s'ils avaient fait disparaître ses parents en l'espace de deux courtes années. Son fils ne devait plus venger la mort de son grand-père, mais celle de son propre père, affaibli par le roi de France..

Les misérables restes soigneusement recueillis, furent placés devant le cercueil de plomb , tous les seigneurs qui formaient surtout le parti du duc d'Orléans, ses oncles les ducs de Berry et de Bourbon, les comtes de Nevers, de Clermont, de Vendôme, de Saint Pol assistèrent à la funèbre cérémonie. 

Le duc de Bourgogne se mêla à cette foule et vint donner de feints regrets à sa victime ; mais il ne trompa personne, nul n'ignorait le nom de l'assassin : tout d'abord on avait désigné Jean Sans Peur ; on murmura même l'avoir aperçu parmi les hommes de la vue Barbette.

Cependant le conseil des princes se réunit pour découvrir l'auteur du crime, et le duc de Bourgogne, qui avait repris son audace, s'avoua hardiment comme le meurtrier et se réfugia dans ses états.

Cette précaution était inutile, on n'osa pas le poursuivre ; la duchesse d'Orléans, Valentine de Milan, demanda justice sans pouvoir l'obtenir, et la voix seule de cette épouse désolée s'éleva contre cette lâche et horrible violence.

Les Parisiens, qui détestaient le duc d'Orléans pour son faste et son orgueil, applaudirent hautement ; les états de Flandre et de Bourgogne, auxquels le duc exposa approuvèrent également sa conduite

"comment il avoit fait occire le duc Louis et la cause pourquoi il l'avoit fait,"

.Le duc de Bourgogne ne resta pas longtemps éloigné de Paris, il revint avec une armée, malgré les défenses du roi, et fut reçu comme un protecteur par les Parisiens ; ils saluèrent son retour de leurs acclamations, et l'entrée du meurtrier du frère de Charles VI sembla un triomphe.

Afin qu' il fût complet, Jean Sans Peur fit prononcer publiquement en présence de la cour, par un cordelier appeler Jean Petit, une apologie de son crime ; étrange monument des mœurs de ce siècle, lâche discours qui déshonorait tout à la fois et celui qui le prononçait et ceux qui l'écoutaient.

On profita d'un instant de calme pour faire déclarer à Charles VI qu'il ne conservait aucune déplaisance de la mort de son frère, et le duc de Bourgogne se crut suffisamment absous.

En 1409 de nouvelles négociations eurent lieu, et la reine et les princes d'Orléans, qui jusqu'alors s'étaient refusés à toute paix, consentirent à pardonner au meurtrier du duc d'Orléans.

La réconciliation eut lieu dans l'église de Chartres : les fils du duc d'Orléans jurèrent qu'ils ne gardaient aucune malveillance contre leur cousin, et celui-ci voulut bien demander pardon au roi :

"pour le fait commis en la personne du duc d'Orléans pour le bien du royaume et de sa personne ;"

on se promit solennellement, en face de l'autel, une inviolable amitié et l'oubli du passé.

JJean Sans Peur put alors croire son crime entièrement expié ; mais il avait donné aux partis un exemple fatal , qui ne fut point oublié : un jour on devait, lui rappelant l'assassinat de la rue Barbette, le frapper en prétextant le bien du royaume, comme il l'avait fait lui même pour justifier sa vVengeance. 

a abandonné l’hôtel Saint Pol, où hurle le roi fou, pour demeurer dans l’hôtel Barbette, belle résidence où fut réorganisé le centre de la vie de la cour. On a longtemps cru que la tourelle (de la fin du XVe siècle) qui fait l'angle de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Vieille-du-Temple était un reste de l'hôtel Barbette; on sait aujourd'hui qu'elle dépendait de l’habitation de Jean Hérouet, grand argentier de Louis XII

 

 La Galerie photos de la Chronique de Valentine

 

.assassinat-1_1.jpgLouisdOrleans_1.jpg

Ma rédaction N°14 ~



  Les peits papiers de Valentine

 

lettre signée «Par ma Dame la Duchesse J. Sauvage»

, Blois 29 mars 1407 (1408); vélin oblong in-4.Rare charte peu après l'assassinat de son mari, et mentionnant son fils le futur poète.

[Le duc Louis d'Orléans venait d'être assassiné sur ordre de Jean sans Peur le 24 novembre 1407; sa veuve tenta en vain de faire punir les meurtriers.]

«Valentine Duchesse d'Orleans Contesse de Blois et de Beaumont et Dame de Coucy, ayant la garde et gouvernement de nostre treschier et tresamé ainsné filz Charles Duc dudit Duchié d'Orleans et de Valois, et de noz autres enfans», donne ordre à son conseiller Jehan Bracque seigneur de Saint Morise [Saint-Maurice] de payer à son écuyer Philippe du Mesnil Regnart [Mesnil Renard], «jadis escuier descuierie de feu nostre tresredoubté seigneur dont Dieux ait lame», 105 livres tournois pour sa pension... 

 

 téléchargement_2.pngLa chronique de Valentine se referme sur ses petit papiers

 

. .


 

Dernière mise à jour du site le
Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe