Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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chronologie yollande d'Aragon fin du carnet de Voyage

19/10/2015

 

 Poursuivons notre route au Château d'Angers   

 

Sur les traces du Roi René 

 

 

 

 

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www.youtube.com/watch?v=MBl-EwqSLE8 

 

 

 

Entrez par le pont-levis qui surplombe les fossés secs et découvrez l’intérieur de la forteresse, si surprenant avec ses logis, ses jardins et ne manquez pas la très célèbre tenture de l’Apocalypse. 

 

 

Les fossés ont été creusés dès la construction de la forteresse sous le règne de Saint Louis. Au sud, ils séparaient alors le château bâti sur la colline du même nom du faubourg de l'Esvière. Au nord, ils imposaient la limite entre la Cité et le château. Ils furent agrandis au XIVe puis au XVI siècle. Deux puits s'y situent : un à l'est, l'autre au nord. Bien que la Maine passe au pied du château, il n'a jamais été question de mettre les fossés en eau, principalement à cause du dénivelé du terrain.

Sous le roi René, les fossés auraient été transformés en lices pour le déroulement des tournois que le duc appréciait tant. Au XVIIIe siècle, les fossés hébergent des jardins et des potagers. La ville d'Angers devient locataire des fossés en 1912 . 


Panorama de la cour intérieure avec la chapelle et le logis royal, vue du haut de la tour du Moulin.

La cour intérieure était divisée en deux parties. L'organisation des bâtiments construits entre les xive et xve siècles divise l'intérieur de la forteresse entre la basse-cour, ou cour de la garnison, et la cour seigneuriale, délimitée par le Logis royal, la chapelle, le châtelet, et d'autres bâtiments disparus (communs, cuisines) désormais remplacés par la galerie de l'Apocalypse.

La Grande Salle du château d'Angers date des premiers états du palais comtal vers leIX siècle. C'est une aula, une salle d'apparat où s'exerce le pouvoir comtal. La première salle, vaste de 300 m2, est agrandie vers le XIe sièclepour finalement atteindre 500 m2. Au XIIE siècle, vers 1130, probablement après l'incendie de1131, la Grande salle est réaménagée en perçant des petites baies en plein cintre et en perçant l'actuelle porte, également en plein cintre, décorée de bâtons rompus. L'ancienne aula carolingienne est une nouvelle fois modifiée vers la fin de XIV siècle : sont percés de vastes fenêtres à meneau et double croisillons, aménagées de coussiège. Entre ces grandes fenêtres sont percées de petites baies formant une alternance. Une cheminée monumentale est mise en place. La porte du xiie siècle est quant à elle conservée. Des comptes datant de 1370 font mention, du côté de la Maine, d'aménagement de fenêtres et cheminés.

 

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Une chapelle sous le vocable de Sainte-Geneviève existait probablement déjà sur le site avant la fin du IXe siècle puisque vers cette époque, elle reçoit les reliques de l'évêque de Coutances, Laud, qui lui donnera son nom de Saint-Laud.

Vers 1060, le comte d'Anjou Geoffroy Martel crée un chapitre de chanoines pour y assurer le culte. La chapelle est détruite une première fois au début du xiie siècle, reconstruite et consacrée par l'évêque d'Angers Renaud de Martigné le 8 juin 1040. Elle est de nouveau détruite dans l'incendie de 1131 et réédifiée par Henri II de Plantagenet. Bien que partiellement enterrée par la reconstruction du château de Saint Louis, elle sert de chapelle au château jusqu'au xive siècle, moment où elle sera remplacée par la nouvelle chapelle construite par Yolande d'Aragon.

L'actuelle chapelle Sainte-Geneviève-Saint-Laud est une chapelle du XIIeme siècle construite en surplomb de la Maine mais à l'extérieur de l'enceinte du XIIe. Elle mesure cinq mètres sur quinze et était couverte d'une voûte de pierre en berceau et en plein cintre. Il subsiste encore sur le mur nord des colonnes avec des chapiteaux sculptés. Elle est désormais visible en surplomb à l'extrémité de la galerie de l'Apocalypse.

Le Logis royal a été édifié par Louis II d'Anjou, vers 1410. À l'époque, les bâtiments s'étendaient jusque du côté de la Maine pour revenir vers la Grande salle, clôturant ainsi la cour

À l'intérieur du château, s'élève la chapelle construite à la demande de Yollande d'Aragon, épouse de Louis II d'Anjou. Sa construction débute en 1405 et s'achève en 1413. Elle est dédiée à Saint Jean Baptiste Avec sa nef unique rectangulaire et ses trois travées de voûte à l'angevine, elle témoigne du style architectural du gothique angevin. L'édifice est large (22,85 mètres de long et 11,90 mètres de large) et peu élevé (14,90 mètres sous voûtes) avec un décor typiquement duxve  (nervures prismatiques, base en bouteille). Les trois clefs de voûte sont finement sculptées : la première représente les armoiries de Louis II et Yolande, la seconde est ornée de l'écu couronné de Louis II. La clef de la troisième voûte représente une croix à double traverse, symbole de la vraie croix d'Anjou, reliquaire possédé par la maison d'Anjou et présent sur ses armoiries et qui fut exposé dans la chapelle entre 1412 et 1456. Les portes actuelles de la chapelle de style gothique sont les portes d'origines.

Archecture 

Sur la face sud a été placé l'oratoire seigneurial, ou loggia seigneuriale. Celle-ci, construite sous Yolande, a été reprise par René qui l'a améliorée par l'ajout d'une triple arcature tri-foliée donnant vue sur l'autel. L'oratoire est orné du côté de la chapelle par des décors et moulures en pierres, tous les ornements saillants ont cependant été détruits lors de l'occupation militaire de l'édifice. Seul subsiste aujourd'hui les traces en négatif. On y accédait soit par une porte extérieure, soit par la chapelle. Une cheminée, dont le conduit était dissimulé par un contrefort et un pinacle, permettait de chauffer la pièce.

L'éclairage se fait principalement par la verrière du chevet plat, orientée à l'est. Chaque travée est percée de deux verrières, une au nord, l'autre au sud. Les vitraux originels ont été détruits. Cependant, on peut encore trouver dans la verrière sud de la première travée les vestiges d'un vitrail du XVe siècle appartenant originellement à l'abbaye de Louroux. Transporté en 11812 à l'église de Vernante, il est donné en 1901 au Musée d'Archéologie et remonté dans la chapelle de l'ancien hôpital Saint Jean d'Angers. Il est finalement remonté dans la chapelle du château en 1951. Il représente le roi René et sa femme Jeanne de Laval à genoux, en prière, encadrant la Vierge. 

La galerie du roi René a été construite entre les années 1435 et 1453 par le duc René d'Anjou. Elle se compose de quatre pignons séparés chacun par un contrefort. Sous chaque pignon ont été aménagées deux fenêtres pour l'éclairage des deux étages de la galerie, desservie au sud-est par un escalier. Les architectes du duc d'Anjou, Jean Gendrot et André Robin, réalisent une façade largement vitrée et inhabituelle au XVe siècle. La galerie totalise quinze mètres de longueur pour une largeur de trois mètres vingt. Sur les quinze mètres de longueur, huit mètres trente sont ouverts en onze fenêtres vitrées. Les quatre voûtes des quatre travées du rez-de-chaussée sont conservées avec leur clef sculptée mais grattée depuis. Les nervures retombaient sur des culots qui ont été détruits. Le premier étage est en meilleur état de conservation, les retombées des nervures et les culots à décors de feuillages étant encore en place. Les clefs de voûtes sont armoriées, une représentant les armoiries de René d'Anjou, tandis qu'une autre représente la croix à double traverse dite «Croix d'Anjou ». Les châssis en bois ont été restitués à partir de modèles anciens. Au fond de la galerie, une porte murée témoigne des bâtiments prolongeant le logis qui ont depuis disparu.

L'escalier a été placé dans le retour d'angle formé entre la chapelle et le logis royal, et dessert le premier et le second étage du logis. Il permet également d'accéder aux combles de la chapelle. Le sommet de l'escalier est couvert d'une vôute en palmier composée de seize quartiers de voûtains séparés par des nervures prismatiques. À chaque croisement de nervures se trouve une clef portant pour six d'entre elles deux lettres de la devise du roi René : EN. DI. EU. EN. SO. IT (« En Dieu, en soit »). La septième clef est effacée et la huitième figure un soleil. Les nervures retombent sur des chapiteaux en cul-de-lampe ornés de feuillages.

Lors de l'utilisation du château comme caserne et prison, la galerie est couverte par un toit en pente, les baies sont murées et à l'intérieur les travées sont divisées par des murs en tuffeau. Les frontons ayant disparu, les travaux de restaurations les ont restitués, de même que la pente de la couverture d'origine.

La construction de la galerie et de l'escalier permet ainsi un accès indépendant aux pièces du Logis qui se commandaient jusqu'alors. Elle permet également d'avoir un double accès et une ouverture sur le logement du Sénéchal d'Anjou et sur la cour nord où se tenaient les fêtes et les cérémonies.

 Le châtelet est le portail d'entrée dans la cour seigneuriale. Il a été construit par le duc René d'Anjou et terminé en 1456. Il est l'œuvre de l'architecte angevin Guillaume Robin.Au-dessus du passage, il se compose de deux étages desservis par une tourelle d'escalier. Le châtelet est flanqué de trois tourelles en surplomb soutenues par des contreforts et coiffées detoit en poivrière, comme au châtelet du château de SaumurCelles-ci sont désaxées par rapport au pignon du bâtiment, conférant à celui-ci un aspect asymétrique. L' interieure est constitué d'un étage et de combles aménagés en logement. Jean II de Lorraine fils du Roi René y habitera, en 1707 il sera transformé en prison.Le logis actuel date du XVIIe siècle, les deux ailes encadrant une tour d'escalier qui date de la fin du XV ou du début duxvie siècle. Lors de la construction des logis actuels, une large baie vitrée a été percée à l'extérieur de la muraille, sur le côté est. Le logis dispose de quatre salles à l'étage. Dans la seconde, les fenêtres ont été aménagées en chicanes afin d'optimiser l'éclairage et de ne laisser aucun angle obscur. Le logis dispose également d'un étage sous comble dont les fenêtres sont surmontées de frontons droits.

La galerie est placée en équerre et s'inscrit sur le tracé des anciens bâtiments qui fermaient la cour seigneuriale. La première partie fait 40 mètres de long, la seconde 56. Afin de s'harmoniser avec les constructions environnantes, des moellons de schiste apparent recouvrent l'intégralité des façades. À l'intérieur, la galerie épouse le renflement des tours de l'enceinte.

La tenture de l'Apocalypse y est conservée depuis 1954, toutefois les larges baies qui laissent passer les rayons du soleil et de la lune dégradent les couleurs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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