Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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chronique yollande d'Aragon suite carnet de voyage

20/10/2015

le Colosse de calcaire et d'ardoise,

 

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 http://philippenoisette.free.fr/visites-virtuelles/Chateau/Angers.htm                          

 

 

   le Chateau d'Anger

 

 

L'emplacement du château d'Angers est stratégique car il se situe sur le flanc ouest de la colline de la Cité, le point le plus haut d'Angers, avec 47 mètres. L'altitude du château oscille entre 35 et 45 mètres. Elle domine la Maine qui coule à une altitude de 20 mètres environ. La colline elle-même se compose de schiste ardoisier dont l'abrupt vers la Maine s'accentua par son extraction à la période médiévale.


Vers le
 XII E siècle, le palais passe sous le contrôle de la dynastie des Plantagenêts. En 1131 ou 1132 un incendie le dévaste. Pendant la reconstruction, la Grande salle est réaménagée et dotée de l'actuelle porte. Les appartements continuent d'y évoluer vers le nord et le sud de la cour. Enfin la nouvelle chapelle Saint-Laud est érigée à l'extérieur de l'enceinte romaine sur laquelle elle appuie sa façade nord. C'est une chapelle à nef unique voûtée en berceau brisé, ne présentant qu'une unique absidiole sur sa façade sud. L'Anjou fait alors partie de l'empire Plantagenêt, le palais perd son rôle de centre politique alors que les souverains plantagenêts ne tiennent plus qu'épisodiquement leur cour à Angers. Les chambres et logis se dégradent.

C'est une fois la période de troubles et d'invasions terminée que les comtes d'Anjou édifient ce qui deviendra le palais comtal. Celui-ci ne subira jamais de siège et sera très peu fortifié car les comtes d'Anjou vont peu à peu soumettre le Poitou, le Maine, la Normandie et l'Aquitaine. Il est alors mentionné comme une aula et non comme uncastrum. Par conséquent, il sera constitué en majorité de bâtiments d'habitations12. La Grande salle, ou aula a été construite à l'extrémité ouest du promontoire, probablement sur l'ancienne terrasse antique tandis qu'une cuisine prenait appui sur l'ancienne enceinte gallo-romaine. La chapelle Sainte-Geneviève, qui dessert les habitants du site, reçoit vers la fin du iX siècles les reliques de Saint Laud, lesquelles lui laisseront finalement leur nom. Au Xe siècles, une étuve est construite dont les bases des colonnes de tuyaux ont été retrouvées lors des fouilles du palais comtal Au xie siècle, la Grande salle est agrandie vers le nord, passant de 300 à 500 m2.

En 1214, après la Bataille de Bouvines et celle de la Roches aux Moines, le roi Philippe Auguste confisque l'Anjou àJean Sans Terre et réunit la province au domaine royal, ce qui rapproche alors les frontières royales plus près du duché de Bretagne, lequel ne dissimule pas son hostilité au royaume de France. Les Bretons parviennent à prendre Angers en1227 mais en sont rapidement chassés par les troupes de la régente Blanche de Castille et Louis XI. Blanche entame peu de temps après la construction d'une forteresse royale. Pour la mener à bien, les chanoines de Saint-Laud, ainsi qu'une partie des habitants de la ville sont expulsés afin de pouvoir ériger une forteresse étendue sur 2,5 hectares. Près d'un quart de l'ancien quartier canonial Saint Maurice d'Angers est également détruit pour permettre l'agrandissement de la forteresse. Pour l'édification du château, le trésor royal verse plus de 5 000 livres, et un impôt est levé sur les bourgeois d'Angers. La construction prend une douzaine d'années (1230-1242) qui est l'acte de naissance de la forteresse telle qu'elle est perçue aujourd'hui : une enceinte de plus de 800 mètres de long ponctuée de 17 tours. Seul le flanc nord, abrupt, face à la Maine, ne fut jamais fortifié. Louis IX ne s'arrêta pas là puisqu'il décida également d'englober la ville dans une enceinte urbaine.

L'Anjou sera alors laissé en apanage au frère de Louis IX, Charles Ier de Sicile. Il sera à l'origine de la dynastie Capétienne d'Anjou. Bien que Charles soit appelé par le pape en Italie, il ne néglige pas la forteresse pour autant, s'assurant de l'entretien et de l'amélioration de celle-ci. C'est sur le modèle du château d'Angers qu'il fait construire à Naples le Castel Nuovo. Ses successeurs marqueront peu de leur empreinte le château, lequel revient dans le giron royal en 1290. Angers perd alors son rôle politique et ses logis se dégradent.

L'Anjou devenu duché en 1360, une nouvelle dynastie, issue de la Maison des Valois, va prendre place à Angers. Louis Ier d'Anjou y séjourne rarement, de même que son successeur Louis II. Louis Ier rénove cependant le logement dusénéchal derrière la porte de la Ville, avant 1370, puis il réaménage la Grande salle, dans laquelle il perce de nouvelles fenêtres plus larges et où il installe une monumentale cheminée. Il va également construire une nouvelle cuisine quatre fois plus grande que l'ancienne cuisine comtale qu'elle jouxte. Il charge son architecte comptable, Macé-Delarue, de l'entretien et de la réfection du château. Son successeur, Louis II va ériger vers 1410 le Logis royal. Yollande d'Aragon, épouse de Louis II, fait édifier une nouvelle chapelle afin d'y héberger la relique de la Vraie Croix d'Anjou, laquelle était précédemment hébergée à l'abbaye de La Boissière menacée par les Anglais.

En 1409, elle met au monde, dans les appartements du château, son fils  René. Elle fait également remettre le château en état de défense, en prévision des incursions anglaises. En 1443, le duc dev Saumerset, débarqué en Normandie avec 8 000 hommes, arrive dans les faubourgs d'Angers. Une salve d'artillerie tirée depuis le château tue un des capitaines de Somerset qui décide de lever le camp et part assiéger le château de Pouancé. Sous le règne du duc René  d'Anjou, le Logis royal se voit adjoindre une galerie. René fait également bâtir le châtelet et une série de corps de logis dans les années 1450.

Retour sous l'autorité royale

René d'Anjou  entre en conflit avec son neveu le roi de France Louis XI à propos de l'héritage du duché. Louis XI décide de s'emparer du duché par la force et vient en Anjou en 1474 avec son armée, forçant René à renoncer à son projet de succession. Louis XI installe aussitôt une garnison dans le château et en confie le commandement à Guillaume de Cerisay. En 1485, Charles VIII fait recreuser les fossés qui étaient jusqu'ici simplement ébauchés. Par la suite, Jean Bourré est nommé capitaine du château et le dote en artillerie.

En 1562, on décide d'adapter le château aux nouvelles techniques de guerre. L'architecte Philibert Delorme est chargé des plans des travaux qui seront réalisés par Jehan de l'Espine. Des terrasses d'artilleries sont établies au sud, côté cour, et derrière le rempart nord, entre la porte et le logis de gouverneur, où sont encastrés des boulets. Un bastion avancé est construit en avant de la porte des champs. Les fossés sont une nouvelle fois élargis.

En 1585, en pleine guerre de Religion, les catholiques et les protestants se disputent le château. Henri III donne alors l’ordre de le raser afin qu’aucun des partis ne puisse l'utiliser contre lui. C'est au gouverneur du château, Donadieu de Puycharic, de mener la démolition à bien. Les tours sont décoiffées et le couronnement est abattu. La démolition est lente : les travaux sont suspendus à six reprises, puis finalement abandonnés à la fin des luttes. La grue de démolition restera en place jusqu'au milieu du XVIIIeme siecle. En 1595, de nouvelles terrasses d'artillerie sont aménagées, puis certaines meurtrières sont changées en canonnières.

Le château est encore utilisé en 1648 quand les bourgeois d'Angers se révoltent contre le gouverneur, puis de nouveau pendant la Fronde. Le château est alors utilisé comme prison d'état et maison de retraite pour invalides.

En 1661, Louis IV ordonne à d'Artagnan d'arrêter Nicolas Fouquet le surintendant des finances que le roi soupçonne d'avoir détourné douze millions de livres au Trésor Royal. Après son arrestation au Château de Nantes, Fouquet est conduit au château d'Angers où il réside trois semaines. Au cours du xviiie siècle, une garnison modeste commandée par un lieutenant du roi y est hébergée. le château commence à souffrir du manque d'entretien


 

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L'aspect général extérieur de la forteresse date presque entièrement de l'époque de Louis ix et évoque de manière monumentale le rôle militaire du château. En revanche, l'intérieur et les bâtiments de la cour, plus tardifs, construits entreLouis Ier et le roi René, rappellent le rôle résidentiel de la cour d'Anjou entre lexive et xve siècles.La porte des Champs permettait la liaison entre le château et l'extérieur de la ville. C'est l'élément architectural le plus avenant du château. Son parement extérieur est couvert de tuffau sur ses deux tiers. Le dernier tiers alterne entre couches de tuffeau et couches de schiste.

Deux tours flanquent une porte charretière, laquelle donnait accès par une passerelle dormante, puis par un pont -levis qui devait être actionné par une unique chaîne à partir d'une ouverture au-dessus de la porte.

La défense de cette porte se faisait en premier lieu par une série d'archères disposées en quinconce sur les quatre étages dont dispose chacune des tours. Certaines de ces archères seront reprises et transformées en canonières. Au XVIIie ou XVIII siècles, deux de ces canonnières furent habillées de petits balcons semi-circulaires à encorbellements.

L'entrée était ensuite gardée par une série de quatre archères (deux de chaque côté) qui aboutissent au niveau même de l'entrée. Cette dernière était ensuite défendue par un système de double herse, le tout renforcé d'un assomoirentre les deux. La herse en place d'aujourd'hui est une herse d'origine en bois et aux sabots renforcés de fer, datant probablement du XVe siècle-XVI siècle. Enfin, une porte, dont il reste un gond et les traces de la barre de fermeture, venait renforcer cette entrée extrêmement bien défenduen retrait de l'entrée se trouve une salle voûtée du xiiiesiècle qui supportait les salles de garde et sur laquelle s'appuie maintenant le Logis du Gouverneur. L'intérieur des tours est constitué de trois salles en vôutes d'ogives d s'appuyant sur six culots. Ceux-ci sont plus travaillés que sur les autres tours de la forteresse et représentent des visages ou des motifs végétaux.

Lors des 600 ans du Roi René, lesAteliers Perrault frères ont construit pour l'occasion une passerelle temporaire rappelant le passé du château d'Angers.La porte de la Ville assurait autrefois la communication entre le château et la ville. De construction moins soignée que la porte des Champs, elle est essentiellement constituée de schiste et ponctuée de chaînages de tuffeau. La porte de la Ville comprend de deux tours circulaires qui flanquent le passage d'entrée. Ce passage a été remanié au XVou auXVie siècle afin de pouvoir aménager deux ponts-levis : l'un, à double flèche, pour le passage charretier, l'autre pour le passage piéton.

Sa défense était similaire à la porte des Champs. Les traces de deux herses entre lesquelles était installé un assomoir sont encore marquées. Plusieurs archères protègent l'entrée, dont certaines ont été aménagées en canonières.

Derrière la porte se trouvait les salles des gardes, supportées par un passage voûté. Ces salles ont été remaniées par LouisILa forteresse construite par Saint Louis en 1230 comprend dix-sept tours érigées avec une alternance de schiste et d'assises de tuffeau. Elles sont hautes d'une trentaine de mètres, larges d'environ dix-huit mètres et reliées entre elles. Une dix-huitième tour existait auparavant, en dehors de l'enceinte, vers la Maine, la tour Guillon. Elle servait à l'approvisionnement du château. La tour Guillon a été démolie en 1832. Les massifs remparts construits de 1230 à 1240 à l’instigation de Saint Louisont une circonférence d’environ 800 m de long. En tout, c'est une zone de 25 000 m2 qui est couverte par la forteresse42. Du côté nord, l’abrupt du plateau est tel que les architectes n’ont pas jugé nécessaire de compléter les défenses

 

 Visitez en quelques photos la demeure du Roi René

 

C'est au IXe siècle qu'est construite la Chapelle Ste Geneviève pour les occupants du château etLa Chapelle Ste Genevièveà la fin du siècle elle reçoit les reliques de l'Évêque de Rouen St Laud. Son nom est accolé à celui de Geneviève pour désigner lachapelle. A l'approche de sa mort, vers 1060, le Comte GeoffroyMartel dote l'Église d'un Chapitre de Chanoine. Détruite par un incendie à la fin du XIe siècle, elle est reconstruite parLa Chapelle Ste Geneviève  l'Évêque Renaud de Martigné et consacrée le 8 juin 1104. De nouveau brûlée lors de l'incendie de 1131 elle estreconstruite par Henri Plantagenêt. Il ne reste que des éléments de cette chapelle primitive, sous la galerie abritant les Tapisseries de l'Apocalypse. C'est Yolande d'Aragon, Duchesse d'Anjou qui a fait construire, vers 1410, l'Église que nous voyons maintenant. Elle a été améliorée et achevée par le Roi René en 1451. Le Roi René est l'initiateur des jardins décoratifs et d'agrément, lieux de détente et de conversation. Ceux du château d'Angers ne sont réapparus qu'à partir de 1950 en essayant de reconstituer l'esprit et la forme de ceux du XVe siècle.

Le Châtelet du roi RenéLe Logis Royal
Le Châtelet du roi RenéLe Logis RoyalLe Logis Royal
 Cette porte, élevée entre 1450 et 1455 par les architectes du roi René, est rendue pittoresque par son aspect irrégulier et asymétrique. Les motifs décoratifs ne manquent pas pour cette œuvre symbolique affirmant le caractère noble et réservé de la cour des seigneurs.
Le bâtiment est le seul reste des bâtiments résidentiels qui occupaient l’angle nord du château.
Il faut entrer dans la cour des seigneurs pour appréhender l’état initial de ce logis. Sur sa façade principale (du côté de la porte de la ville), un escalier à vis dessert les deux étages résidentiels.
A chaque niveau, le logis comporte deux salles. A l’intérieur des salles, des tapisseries du XVI et du XVIIème siècles sont exposées. Parmi celles-ci, la tenture de la Passion (XVIème siècle) et des tapisseries dites aux "mille-fleurs" des XVème et XVIème siècles.

Et plus quelques images de Château

Les 17 tours,

Les Tours

qui atteignent 40 à 50 m, étaient autrefois plus hautes de un ou deux étages et coiffées de toits en poivrière.

La tour Moulin

La tour Moulin

De la plus haute d'entre elles, la tour du Moulin, à l'angle Nord, vues étendues sur la ville.

Jardin Médiéval

Jardin Médiéval

Poursuivre le tour des remparts pour traverser ce charmant jardin semé de lavandes, des marguerites et de roses trémières, près d'une vigne, comme aimait à en planter le Roi rené.

Jardins à l'extérieurJardins du ChâteauRemparts
Jardins à l'extérieurJardins du ChâteauRemparts

 

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