Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
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chronique de Marguerite de Valois reportage

17/10/2015
     
  En tant que duchesse d'Alencon Marguerite nous parle de la
 
la Dentelle  
 
 
 Le Point d'Alençon est une dentelle exceptionnelle, appelée la "reine des dentelles". Elle fonde aujourd'hui encore la réputation mondiale de la ville qui l'a vu naître, au XVIIe siècle : Alençon. Véritable œuvre d'art, elle porte à sa perfection la technique de la dentelle à l'aiguille.

La dentelle à l'aiguille naît de la broderie, celle aux fuseaux de la passementerie.
A la fin du XVIe siècle, Alençon réalise de la dentelle, notamment le point coupé.

Cette dentelle est réalisée avec une auiguille n°12 avec des cotons d'Egypte trés fin

sur un parchemin (peau de mouton teintée en vert pour éviter une trop grande

 fatigue des yeux)           
 

 www.youtube.com/watch?v=M8tNgeG3FPA  

 

Parfois appelée la « reine de la dentelle », la dentelle d’Alençon débute auXV siècledans une concurrence avec le « point de Venise ». Vers les années 1660,Marthe Perriere invente le « point d’Alençon » qui obtient alors deColbert un privilège de manufacture royale.

Le « point d’Alençon », dont le secret fut longtemps jalousement gardé, est une dentelle à l’aiguille caractérisée par un réseau de mailles bouclées, des points de fantaisie appelés « modes », des brodes (mèches de fils recouvertes de points de feston serrés formant les reliefs) recouvertes de points de boutonnière serrés

 Vers 1675, les dentellières d'Alençon ont parfaitement assimilé la technique du Point de Venise et l'ont même dépassée. Grâce à Madame La Perrière, elles développent leur propre style. Le célèbre Point d'Alençon est né. Le monopole d'Etat est abandonné.

Dès le XVIIe siècle, Alençon est réputée pour le travail de ses dentellières. Elles réalisent le point coupé (genre de guipure faite à l'aiguille) et copient le Point de Venise, le plus luxueux et le plus beau de l'époque.

et, après 1775, parfois faites de crin de cheval.

 XVIIIe siècle 

Parure de luxe, le Point d’Alençon est déclaré " dentelle d’hiver " (chaque dentelle était associée à une saison déterminée). 

 

Le réseau de mailles bouclées est mis au point vers 1690 mais n’est appelé « point d’Alençon » que vers 1720. À partir de1855 apparaissent les motifs ombrés (séries de points plus ou moins serrés de manière à obtenir un effet de clair obscur).

L’industrie de la dentelle d’Alençon, qui est, depuis le XVIIIeme siècle la plus coûteuse des dentelles, a connu depuis sa création une vogue croissante jusqu’au déclin de cette industrie au début du XXe siècle sous la concurrence de la dentelle mécanique. 

 

Madame La Perrière, Marthe Barbot de son nom de jeune fille, est la créatrice du célèbre point. Elle est née en Alençon vers 1605, fille de Jean Barbot, procureur aux juridictions et de Suzanne Hourdebourg, probablement fabricante de point-coupé. 

lle épouse en mars 1633, Michel Mercier, chirurgien, sieur de La Perrière. A cette époque, la Perrière est un lieu-dit d’Alençon qui comprend aujourd’hui le Plénître et la ruelle Piquet. Le 6 mai 1634, le couple achète une maison dans la rue du Collègue. Son mari décède en avril 1645. Elle ne se remarie pas. 

A partir de 1650, Madame La Perrière imite et perfectionne le Point de Venise. Sa première création appelée "le Vélin" faillit être la seule. En effet, en juillet 1657, Madame la Perrière est " affligée d’une grande langueur de maladie sans espérance de guérison ". Un an après, toujours obligée de garder le lit, elle rédige son testament le 5 septembre 1658. Elle finit heureusement par se rétablir.

Vers les années 1660, elle invente le Point d’Alençon qu'elle commercialise. 

Marthe La Perrière ne créa pas seulement le célèbre Point. Elle inventa également l’organisation du travail. Une pièce de dentelle comporte plusieurs éléments dont l’élaboration nécessite différentes étapes. Manquant sans doute d'ouvrières assez habiles pour mener à bien l'ensemble du travail, compte tenu de la difficulté de l'ouvrage, Madame la Perrière divise les tâches et confie à chacune une étape particulière. La spécialisation du travail est très poussée.

Le 4 août 1665, Colbert fonde en Alençon une manufacture royale chargée de produire le point de France, imposant un monopole de dix ans, interdisant les entreprises individuelles et obligeant les dentellières à travailler à la manufacture.

Cependant Madame La Perrière continue de perfectionner son travail, et de le fabriquer clandestinement dans ses ateliers. 

http://culturebox.francetvinfo.fr/ 

 

 En tant que Marguerite d'Angoulême

 Voici l'histoire du Cognac   

 

Du vin à la « liqueur des dieux »

 

Au commencement était la vigne, cultivée en Charente depuis l'Antiquité. Au XIIIe siècle, le cru qu'elle produit est apprécié de la Cour de France et de celle des pays du Nord.
Mais, durant le transport cher et long, le vin s'altère parfois. Les commerçants ont l'idée de le distiller. L'eau-de-vie obtenue se boit alors additionnée d'eau ; elle n'est pas encore du cognac. Pour que naisse la « liqueur des dieux » (Victor Hugo), il faut attendre la découverte de la double distillation au XVIe siècle.

La fabrication
L'élaboration du cognac est un art complexe, car il exige les savoir-faire de plusieurs métiers.

Viticulteurs !
La terre calcaire émaillée de cailloux blancs, le soleil franc allié au souffle humide de l'Atlantique constituent les conditions idéales pour la culture de la vigne. Le viticulteur y produit l'Ugni blanc et la Folle Blanche, les deux principaux cépages du cognac.

Une histoire de coeur
Le bouilleur de cru distille le vin. De l'alambic de feu s'écoule l'eau-de-vie blanche. Il en garde le « coeur » qui seul peut devenir « liqueur des dieux ».

Des anges passent... muraille
Les eaux-de-vie sont ensuite enfermées dans la nuit des barriques. Elles vont y vivre avec ardeur, s'entêtant du tannin du bois, délivrant avec les années des arômes de violette, de champignon noir... 
Chaque année, le vieillissement de l'alcool fait s'évaporer des chais près de 25 millions de bouteilles : c'est « la part des anges ».

La mémoire du nez
Vient le temps où le maître de chai assemble plusieurs - parfois jusqu'à une centaine et plus - eaux-de-vie d'origine et d'âge différents. C'est un moment d'inspiration fondé sur la mémoire du nez du maître de chais. 
Les eaux-de-vie sont ici obligatoirement issues des six crus autorisés : Grande Champagne, Petite Champagne, Borderies, Fins Bois, Bons Bois et Bois Ordinaires. 

Le paradis
Certaines eaux-de-vie, au sommet de leur épanouissement, l'emportent au paradis. Là, dans des Dame-Jeanne, elles reposent et deviennent parfois plus que centenaires.

Les « Dame-Jeanne »...

Les eaux-de-vie centenaires viellissent dans des « Dame-Jeanne », grosses bouteilles en verre, protégées par de l'osier tressé à même la paroi 

 

Fabrication du cognac

Raisin et vin

Le jus de raisin (moût) provient de cépages blancs, principalement de l'Ugni Blanc mais on trouve aussi du Colombard, de la Folle Blanche… en petites quantités et depuis 2005 le Folignan croisement de l'Ugni Blanc et de la folle blanche. Immédiatement après la récolte, le raisin est pressé et le moût est mis à fermenter. La chaptalisation (ajout de sucre) est interdite.

Après 5 à 7 jours, on obtient un vin peu alcoolisé (de l'ordre de 8° à 11°) acide et trouble, peu agréable à boire en l'état (vin de Chaudière). C'est la double distillation et le vieillissement en fût de chêne qui le transformera en cognac.

Double distillation

Historiquement, le vin des Charentes, de piètre qualité de garde, était simplement distillé pour en assurer la conservation. Le produit obtenu, peu élaboré, était une sorte de brandy. Il était exporté dans le reste du nord de l'Europe à des fins de coupage : en vinant un vin avec une eau-de-vie on améliorait sa capacité de conservation.

La double distillation permet d'obtenir des alcools finement élaborés.

La distillation s'opère en deux fois (double chauffe) dans un alambic en cuivre, dit « alambic Charentais», dont la contenance maximale en vin est règlementée.

Le vin et sa lie sont distillés une première fois, c'est la première chauffe, titrant autour de 30 % volumique : le distillateur sépare, en fonction du degré alcoolique, de son nez et de son savoir-faire, les têtes (premiers condensats), les queues(derniers condensats) et le brouillis.

Le brouillis est redistillé, c'est la bonne chauffe ; le distillateur sépare, en fonction du degré alcoolique, de son nez et de son savoir-faire, les têtes (premiers condensats), les queues (derniers condensats), les secondes, qui s'ajoutent au brouillis pour être redistillées, et le cœur de chauffe.

Le liquide produit, le cœur, est cristallin, fortement alcoolisé (de 68 à 72 % volumique) et imbuvable en l'état, il est stocké dans des fûts de chêne des forêts de Troncais  et du Limousin et commence son vieillissement, qui va durer deux ans au minimum.

Chais cathédrale des Cognac JG Monnet

Selon la légende, la double distillation fut inventée par le chevalier Jacques de la Croix Maron de Segonzac, homme fort pieux qui fit le rêve que Satan tentait de damner son âme. Il se vit en songe dans le chaudron du Malin ; mais sa foi était si profondément ancrée en lui que son âme résista à une première «cuisson». Le Malin, pour arriver à ses fins, fut obligé de la soumettre à une deuxième «cuisson». À son réveil, le chevalier eut l'idée d'appliquer son rêve au vin des Charentes.

La saison de distillation est règlementée et s'arrête le 31 mars de l'année suivant la récolte.

Le vieillissement

Le vieillissement doit durer 2 ans et demi minimum. Il se déroule dans des chais où uniquement des eaux-de-vie de cognac peuvent être stockées.

Les fûts doivent être faits de bois de chêne. Les maîtres de chai choisissent le plus souvent selon le grain souhaité la forêt de Troncais ou du Limousin.

Les fûts sont neufs ou ne doivent pas avoir contenu autre chose que des eaux-de-vie de cognac.

Ces trois traitements ont un caractère obligatoire.

Le processus de vieillissement

Tonneau d'eau-de-vie 1961 dans les caves Hennessy.

Au cours du vieillissement, des échanges s'opèrent entre le chêne de la barrique, l'eau-de-vie et l'atmosphère. Ces échanges sont indispensables pour transformer l'eau-de-vie en cognac, développer ses parfums et lui donner sa couleur ambrée et des arômes particuliers. Une fois en bouteille, un cognac ne vieillit plus.

Certaines maisons de cognac utilisent des copeaux de chêne (le boisé), pour agir sur le goût, et de petites quantités decaramel pour colorer légèrement leurs produits5, ce qui permet de normaliser l'apparence de leur gamme (un cognac plus âgé est plus sombre, et certains acheteurs, particulièrement asiatiques, sont sensibles à cet aspect).

La part des anges

Pendant le vieillissement, une partie de l'alcool s'évapore dans l'atmosphère , c'est la part des anges. Elle profite à un champignon microscopique, Baudoinia compniacensis (= Torula compniacensis), qui donne aux murs et aux toits des chais de la région une couleur noire, comme une suie très fine. Les autorités scrutaient d'ailleurs les murs et toits pour vérifier si une demeure ne cachait pas une production clandestine.

Les stocks diminuant chaque année naturellement (environ 2 %), la partie évaporée doit être remplacée par le contenu d'un fût de la même provenance ; cette opération s'appelle « l'ouillage ».

La réduction et l'assemblage

Il faut 50 ans environ pour que le cognac descende naturellement à 40 %. L'opération de réduction consiste à ajouter très progressivement à l'eau-de-vie de l'eau distillée ou déminéralisée pour l'amener plus rapidement au volume alcoolique désiré du cognac commercialisé (40 % vol minimum).

En général, un cognac est un assemblage d'eaux-de-vie de différents âges et qui peuvent provenir de différents crus de la région délimitée.

Un cognac composé des 2 premiers crus (Grande et Petite Champagne), avec au moins 50 % de Grande champagne, est appelé "Fine Champagne". Il n'est pas rare de trouver des cognacs dont les eaux-de-vie ne proviennent que de "Grande Champagne" mais il est plus difficile de trouver un cognac millésimé, à la différence d'un armagnac ou d'un whisky.

L'âge d'un cognac est l'âge de la plus jeune eau-de-vie qui rentre dans l'assemblage. Ainsi, un cognac de dix ans d'âge contient des eaux-de-vie qui ont passé dix ans dans des fûts de chêne mais aussi des eaux-de-vie qui peuvent avoir vieilli pendant 15 ans20 ans ou plus. C'est le maître de chai qui détermine en fonction du goût final à obtenir, les différentes eaux-de-vie et les quantités respectives à assembler.

L'assemblage se déroule dans de grands tonneaux (des foudres), puis le cognac est mis en bouteilles.

Histoire du cognac

Au iiie siècle, l'empereur romain Probuss permit aux vignerons gallo romain de produire eux-mêmes leur vin. Il libéra le vignoble de Saintonge des taxes et permit l'exportation des premières barriques de vin dans tout l'Empire.

Au xve siècle, le vin de la région est apprécié bien au-delà de son territoire depuis des siècles, mais, peu alcoolisé, il voyage mal et arrive souvent « piqué ». De plus il est fortement concurrencé par le vin de Bordeaux et son acheminement est rendu difficile par la guerrre de Cent ans. On décide alors de le distiller pour transporter cette « eau-de-vie ardente » en barriques le long de la Charente, à destination des royaumes du nord de la ligue Hanséaltique. Les Néerlandais raffolent de ce brandwijn (« vin brûlé », d'où le terme anglais brandyet le terme français brandevin), qu'ils boivent coupé d'eau dans les tavernes, les ports, sur leurs bateaux, plus rarement chez eux.

Au début du xviie siècle apparaît la distillation simple, afin de diminuer les frais de transport et de stockage, car un alcool concentré, que l'on peut couper d'eau à l'arrivée, occupe moins de volume que le vin lui-même. Les premiers alambics sont installés en Charente par les Hollandais, appelés à cette époque pour canaliser le marais poitevins dans le cadre de sociétés par actions, après avoir déjà assuré l’exportation du sel. Les commerçants hollandais, comme Bonaventure Godet, font la renommée des crus de « Champagne » et des « Borderies », qu'ils transforment en « vin brûlé ». Pensant recréer le vin initial, les négociants hollandais boivent ce breuvage allongé d'eau et le stockent dans les différents ports où les mènent leurs importants réseaux commerciaux.

Au fil de la consommation de cette eau-de-vie, stockée parfois sur une longue période, on s'aperçoit qu'elle se bonifie en vieillissant dans des fûts de chêne (du Limousin) et qu'elle peut même se consommer pure. Les longs transports, au départ des ports de la côte atlantique, font découvrir à toute l'Europe le potentiel de cette boisson. Ce sont d'abord les négociants hollandais qui s'en chargent, mais le premier grand marché d'exportation sera le port de Londres, avec ses entrepôts, devenu la plaque tournante commerciale de l'Europe peu après 1700. La croissance économique et démographique anglaise, le développement de la Royal Navy lors de la rrévolution financière britanique, créent au même moment une pénurie d'alcools distillés à base de céréales et il faut trouver des produits de remplacement. Les Anglo-saxons et les Hollandais installés à Londres lancent alors la double distillation, du type de celle utilisée pour le wiskey irlandais.

Cette double distillation est vraiment utilisée à grande échelle à partir du siècle suivant, le xviiie, qui voit plusieurs riches commerçants venus d'outre-Manche fonder en Charente, à Cognac et Jarnac, des sociétés de négoce se spécialisant peu à peu dans la production et la cognac : Martell crééepar Jean Martell (1694-1753), Hennessy par Richard Hennessy, Delamain et Cie par James Delamain (1738-1800), puis Hine par Thomas Hin 

 

http://www.jean-bruno-gay.com/cognac/societe.html 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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