Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe

les Carnets de voyage de Lady Fleming

27/09/2015

La dynastie des Stuart (ou Stewart) règne sur l'Écosse entre 1371 et 1714, et sur l'Angleterre, l'Irlande et le Pays de Galles entre 1603 et 1714. Ils sont écartés du trône après le décès d'Anne de Grande-Bretagne et l'avènement de Georges de Hanovre en vertu de l'Acte d'Établissement.

Monument funéraire des derniers Stuarts dans laBasilique St-Pierre au Vatican.

Le fondateur de la maison Stuart est Walter, issu de la famille Fitzalan (ou Fils-Alain en français), arrière-petit-fils d'Alain Dapifer, sénéchal de Dol-de-Bretagne et noble breton qui combat peut-être à la bataille d'Hastings en 1066.

Walter Fitzalan entre au service du roi David Ier d'Écosse (1124-1153). Il devient grand sénéchal royal(steward en anglais) en 1150 et reçoit de vastes domaines dans le Lothian et le Renfrewshire. À sa mort, en 1177, la charge de steward passe à son fils. Devenue héréditaire au sein de la famille Fitzalan, celle-ci prend progressivement le nom de Stewart, francisé en Stuart.

Le premier Stuart à monter sur le trône d'Écosse est Robert II Stuart, le neveu du précédent roi, David II Bruce, en 1371. Il fonde ainsi la dynastie royale des Stuart.

 

 

Les Carnets de Lady Fleming s'ouvrent sur le Chateau de Saint Gemain en Laye 

vous voici au Chateau

 

chapelle.jpgChateau de Saint-Germain-en-Laye panorama.jpgchapelle-3412.JPG 

 

Vers 1124, le roi Louis VI le Gros (1081-1137), qui veut imposer son autorité aux seigneurs de l'Île-de-France, fait construire le premier château fort sur l'emplacement du château actuel, face au prieuré Saint-Germain

Saint Louis agrandit le château et fait construire la Sainte Chapelle achevée en 1238. 

 

Avec François Ier, qui épouse Claude de France dans la chapelle le 18 mai 1514, le château de Saint-Germain-en-Laye devient la résidence favorite du roi. En 1539, il confie à l'architecte Pierre Chambiges la transformation du château et sa reconstruction dans le style Renaissance tel qu'on le connaît actuellement depuis sa restauration au xixe siècle. Le château actuel, englobe un donjon construit par Louis VI le Groset la Sainte-Chapelle construite sous saint Louis. 

.Henri II, naît au château en 1519 le 31 mars  et devient roi de France en 1547. C'est cette même année le 10 juillet 1547  que se situe l'épisode du coup de Jarnac au cours d'un duel qui se déroule sur l’esplanade du château.la Châtaigneraie.

 C'est au cours du même mois que la  décision royale, avec l'architecte Pierre Chambiges, de construire un Château Renaissance typiquement française, " brique et pierre ", en reprenant le plan pentagonal de Charles V, avec des éléments décoratifs italiens comme la terrasse " la première en Europe, chose digne d'être vue et considéré " comme l'a écrit du Cerceau. De même italianisme évident : les façades sont couvertes de galeries et de fenêtres avec des arcs plein cintre, dessinées en briques, surmontées de frontons triangulaires portés par des pilastres en briques sur fond ocre sur moellon. L'emblème du roi est la salamandre, qui vit au milieu des flammes. Elle a une signification morale : " je nourris le bien, je vomis le mal ". Le bourg de Saint-Germain se développe avec 2500 habitants vers la fin de son règne : la présence de la Cour dans ce château favorise le commerce (taverniers et marchands de soie par exemple). Le monde campagnard (vignerons et laboureurs) est également présent dans ses foires de plus en plus célèbres.

 

À Saint-Germain, les ogives de la voûte retombent sur des colonnettes qui descendent jusqu'au sol, entre les baies. Le soubassement nu est placé en retrait derrière une arcature basse isolée. Le volume de l'édifice est donc libéré de tout support intérieur. Le mur ouest est orné d'une grande rose de style gothique rayonnant. Cette appellation renvoie aux rayons des fines rosaces laissant filtrer, par leurs vitraux, la lumière qui, de Dieu, pénètre jusqu'aux clercs puis aux fidèles. Le percement maximum des murs est permis par la technique de la pierre armée. Des éléments de métal sont intégrés à la structure des murs afin d'assurer la stabilité des pierres. C'est dans la chapelle royale de Saint-Germain que Baudoin II, empereur de Constantinople, remet à saint Louis, en 1238 les reliques de la Couronne d'épines du Christ. Ces reliques sont destinées à la Sainte-Chapelle de Paris qui, elle, ne sera consacrée qu'en avril 1248.

La chapelle conserve aujourd'hui une collection lapidaire dont plusieurs plaques gravées, des panneaux de sarcophages provenant de Rosny-sur-Seine et des

fragments de sarcophages provenant de Chelle 

 

téléchargement (4)_1.jpgsuivons les traces d'Henri II et Lady Fleming 77705471_p_1.jpg

 

 Lady Fleming, gouvernante de Marie Stuart, reine des Écossais, rejoint la cour à la fin de l’année 1548. Bien des lettres attestent la vive passion que le roi nourrissait pour elle.

Marie Stuart fut éduquée à la cour de France d'Henri II à Saint Germain en Laye, où elle partageait sa chambre avec Élisabeth, fille du roi régnant Henri II. Les nombreux Écossais qui accompagnaient Marie furent renvoyés, excepté, sur l'insistance de Marie de Guise, sa gouvernante, Lady Fleming, et sa nurse, Jean Sinclair. Henri préférait en effet l'entourer de Français pour lui faciliter l'apprentissage de la langue, et la cour considérait que « les compatriotes de Marie étaient assez laids, frustes et mal lavés et, ainsi, des compagnons inadaptés pour la future femme du Dauphin ». Les quatre Marie furent ainsi envoyées dans un couvent dominicain.

Marie fut instruite dans les matières importantes pour les divertissements en vogue à la cour de France, tels que la fauconnerie et l'équitation, où elle apprend à monter à la mode française (à califourchon, i.e. une jambe de chaque côté) plutôt qu'en amazone à la mode anglaise (i.e. les deux jambes du côté gauche). 

 

Le 11 février 1557 : un premier marché  est signé pour la construction du château-neuf : " maison du théâtre et de la baignerie ", il a été voulu par Henri II, avec l'architecte Jacques Ier Androuet du Cerceau. L'axe de ce " château-neuf " se situe rue Thiers.  

 

 

 

téléchargement (4)_2.jpg dianedepoitiers.jpg

 

Suivons lest races d'Henri II et Diane de Poitier 

 

Le Chateau de Beynes 

280px-Beynes_78_Château1.JPGtéléchargement (5).jpg 

 

 Beynes est un village dont l’origine remonte à la Préhistoire. Les traces de peuplement se manifestent sous la forme de haches en pierre polie trouvées sur le territoire. Il est établi qu’à la fin du Xème siècle, l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés était propriétaire de l’ensemble du domaine. L’église, dédiée à St-Martin, remonte pour une partie au XIIème siècle, l’autre partie serait plus vraisemblablement du XVIème siècle. Les ruines du château fort, entouré à l’origine de fossés de 20 à 30 mètres de large, témoignent de l’importance stratégique de Beynes à cette époque. La physionomie actuelle du château est celle liée aux travaux effectués au XVème siècle, mais les états primitifs presque totalement occultés par cette réfection, commencent à être retrouvés grâce à divers chantiers de fouilles archéologiques. En 1556, Henri II fit don de Beynes à Diane de Poitiers pour qui, Philibert de l’Orme, grand architecte de la Renaissance, construisit des pavillons dans l’enceinte du château.

 

 

  Au xive siècle, Robert d'Estouteville fait transformer le château. Ayant perdu son importance stratégique du fait de l'extension du domaine royal, il devient un château résidentiel vers 1450, lorsque Robert d'Estouteville lui fait subir quelques modifications, en rasant le donjon et en adaptant les fortifications à l'artillerie naissante, pour en faire une résidence plus confortable. L'édifice subit encore d'autres transformations, notamment par Philibert Delorme auxve siècle.Le Château de Beynes est installé dans le fond d'une vallée. Sa construction remonte au xie siècle. Il a eu d'abord un rôle militaire à une époque où le cours de la Mauldre constituait une ligne de défense du domaine royal, à l'ouest, notamment contre les Anglais lors de la Guerre de Cent Ans.

En 1536, le domaine est cédé à Diane de Poitiers par Henri II.

 

Au Chateau d'Anet 

www.youtube.com/watch?v=rLUzFNckqO

 

C'est a Anet que Diane de Poitier est en convalescence aprés s'être cassé la jambe durant l'affaire Fleming

 

Le château d'Anet appartient à la Renaissance, situé en Eure-et-Loir, il fut commandité par Henri II pour Diane de Poitiers.

Le château fut construit sous la direction de Philibert Delorme (architecte), Jean Goujon (sculpteur) et Jean Cousin(peintre).

 

Seule subsiste aujourd'hui de son plan en quadrilatère ( dit "en U" ou encore "en fer à cheval") l'aile gauche, modifiée au milieu du xviie siècle, l'acquéreur de 1804 ayant fait sauter à la mine le corps central et l'aile droite en équerre.

 

Quelques fragments d'architecture et de sculpture furent achetés aux démolisseurs par Alexandre Lenoir, qui les fit transporter à Paris pour nourrir le musée des monuments français (alors situé dans l'actuelle école des Beaux-Arts). En particulier le portique du corps de logis central orné d'une figure de Diane, du groupe d'un cerf et de quatre chiens a occupé la cour des Beaux-Arts avant d'être déplacé à nouveau vers Anet.

Cet ornement était à l'origine un automate : le cerf remuait la tête et les chiens remuaient la patte arrière gauche pour marquer les heures ; le groupe actuel est une reproduction, l'original ayant été fondu à la Révolution.

 

La chapelle fut restaurée de 1844 à 1851 par l'architecte Auguste Caristie, et un portique vint habiller sa façade autrefois masquée par une aile (galerie).

 

Le portail .

L'entrée principale s'intègre dans un long ensemble architectural que l'on découvre en arrivant sur la place située devant le château . A droite du portail, les terrasses dominent les douves profondes et sont bordées par une balustrade dont les entrelacs de pierre dessinent le chiffre de Diane, des deltas entremêlés et le monogramme de Louis de Brézé. Elles s'étendent jusqu'au pavillon d'angle dit " pavillon de la vénerie ". A gauche, les terrasses ont fait place au pavillon et à l'hémicycle construits par le duc de Vendôme entre l'aile du château et le pavillon d' angle dit " pavillon du Gouvernement " qui fut alors transformé . Au-delà, enfin, s'élève la chapelle funéraire, bâtie, on l'a vu, un quart de siècle après le château . L'emploi de la brique encadrée de pierres blanches donne à ces différentes constructions une tonalité gaie qui se marie heureusement au vert des pelouses et des frondaisons du jardin et du parc. 
Le portail offre l'aspect d'un véritable arc de triomphe dressé à la gloire de la déesse de la chasse, avec ses incrustations de marbres précieux et ses quatre colonnes doriques encadrant la porte cochère et les deux petites portes latérales . Au-dessus de l'entrée, le linteau de marbre noir porte gravée la dédicace suivante :

Phœbo sacrata est almae domus ampla Dianae Verum accepta cui cuncta Diana refert.

(Cette magnifique demeure a été consacrée par Phoebus à la bonne Diane qui lui offre en retour tout ce qu'elle en a reçu).

 

Rez-de-chaussée du château .

Une fois dans la cour d'honneur , on voit, à droite, la chapelle et, à gauche, l'aile subsistante qui forme aujourd'hui le château. 
Une partie seulement des appartements est ouverte à la visite . 
Au rez-de-chaussée, on pénètre dans le grand vestibule créé par Claude Desgots sur l'ordre du maréchal de Vendôme. Il est dallé de noir et blanc et ses murs sont décorés de pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens, tandis que des consoles supportent des bustes d'empereurs romains. 
Le somptueux escalier d'une seule volée, avec sa rampe de fer forgé au chiffre du maréchal, conduit aux appartements du premier étage. Deux guerriers porteurs de torchères, sculptures du XVIIe siècle, encadrent la porte qui mène aux salons. Ce vestibule abrite aussi deux meubles, provenant de l' ancien couvent des Cordeliers d'Anet : un grand buffet de sacristie entre les deux fenêtres donnant sur le parc et, sous l'escalier, une table de réfectoire à dessus en marbre de Languedoc. Près de celle-ci on voit la chaise à porteurs qu'utilisait le duc de Penthièvre dont elle porte les armoiries. 
A droite du vestibule, 3 portes dorées au chiffre de Louis-Joseph de Vendôme s'ouvrent sur le Salon Rouge. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, cette pièce servit de chambre à coucher. Elle fut occupée à plusieurs reprises par le Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV. Son plafond, peint par Audran, fut reconstitué au siècle dernier d'après des documents anciens et s'orne d'une rosace de chauves-souris, emblèmes de la nuit. La pièce est garnie de beaux meubles du XVIe siècle, dont celui de droite, rehaussé d'or, est attribué à Jean Goujon . Au centre pend un lustre décoré de fleurs de lys . On remarquera à gauche une Vierge du XVIe siècle due à Andrea della Robbia et, sur le meuble " secretum meum ", une peinture représentant Henri II et Catherine de Médicis . La cheminée monumentale en stuc est surmontée d'un lourd cénotaphe, motif fréquemment utilisé dans la décoration du château . Une vitrine contient plusieurs souvenirs de Diane de Poitiers : un parasol de soie verte frangé d'or, portant son chiffre, une mèche de ses cheveux prélevée au moment de la profanation de sa sépulture en 1795 par des révolutionnaires, une dague, des livres, une gourde en ivoire lui ayant appartenus. 
A gauche du vestibule, un cabinet garni de vitrines permet d'admirer une remarquable collection de faïences anciennes. Au fond sont disposés des plats de Bernard Palissy , des Urbino, des Faenza et deux candélabres de Saint-Porchaire. Les vitrines de droite et de gauche renferment des faïences de Rouen des XVIIe et XVIIIe siècles. 
Au-dessus des vitrines sont placés trois anges d'Andréa della Robbia . Le sol est pavé de carreaux, fabriqués à Rouen par le célèbre céramiste Abaquesne : au XVIe siècle de tels carreaux revêtaient l' ensemble des sols du château . 
Le cabinet des faïences conduit vers la salle à manger qui est décorée d'une série de tapisseries des Flandres représentant la chasse au faucon, la chasse au canard et la chasse à l'ours . Deux cariatides en bois de noyer, sculptées par Puget, soutiennent la cheminée monumentale portant les armoiries de Diane de Poitiers et surmontée d'une inscription tirée de Virgile : " Dapibus mensas orneramus inemptis " (Nous chargeons nos tables de mets qui ne sont pas achetés), 
inscription qui figurait sur le foyer de l'ancienne salle à manger du XVIe siècle. Un médaillon d'albâtre représentant une Diane au cerf et attribué à Jean Goujon décore le centre du manteau de cette cheminée.

 

Premier étage du château .

Le grand escalier conduit à un palier d'où l'on jouit d'une belle vue sur le canal dessiné par Le Nôtre. On entre ensuite dans la salle des gardes, longue de quinze mètres. On remarquera un portrait de charles IX, fils d' Henry II et de Catherine de Médicis, un portrait de Marie de Médicis, reine de France et un tableau " La tasse de chocolat " représentant le duc de Penthièvre entourés par le prince et la princesse d' Omballe et leur fille, Adélaïde d' Orléans, épouse de Philippe Egalité et mère du roi Louis Philippe.


Le mobilier de cette salle compte de nombreuses pièces d'époque Renaissance et il faut signaler les bronzes, des faïences , un berceau et une curieuse malle cloutée aux armes d'Henri II . Aux murs sont accrochés des tableaux intéressants dont un portrait supposé de Diane de Poitiers par le Primatice. 
A la suite de la salle des gardes, se trouve la chambre d'honneur avec un superbe lit à colonnes sculpté aux croissants de Diane. Les tissus, les broderies qui le garnissent sont d'une grande beauté . Sur le mur, une tapisserie du XVIe siècle représente Joseph expliquant ses songes au Pharaon ; on remarque aussi 2 tableaux de l'école de Fontainebleau. 
Dans la petite tourelle adjacente, servant de cabinet de toilette, on voit un meuble à bijoux d'époque Renaissance et des vitraux d'origine dessinés par Jean Cousin .

 

La chapelle du château .

Cette chapelle, terminée en 1550, était une des œuvres préférées de Philibert de l'Orme. Elle est en forme de croix grecque . Le dôme, l'un des premiers construits en France, se compose de caissons qui produisent une grande impression de hauteur et de légèreté. Le pavement en marbres précieux reproduit exactement le dessin en projection des caissons du dôme et au lanterneau correspond la rosace du centre, incrustée comme un bijou de marbres de couleurs provenant de la démolition de palais d'empereurs romains . 
Jean Goujon est l'auteur présumé des bas-reliefs qui ornent les voûtes. Les Renommées annoncent la Résurrection du Christ et, à l'intérieur des bras de la croix grecque, des angelots portent avec une joie triomphante les instruments de la Passion, signes visibles de la Rédemption : les tenailles et les clous, l' éponge au bout du bâton, la couronne d'épines, le coq de saint Pierre et l'épée avec laquelle il coupa l'oreille de Malchus, le voile de sainte Véronique... Les statues des douze apôtres ont longtemps été attribuées à Germain Pilon . Au-dessus de l'entrée est aménagée une tribune du haut de laquelle Diane de Poitiers assistait aux offices. Les portes qui s'ouvrent sur le péristyle ont conservé d'admirables panneaux sculptés et celle du milieu de curieux panneaux découpés à jour . 
Les autels, enlevés après la Révolution, viennent de retrouver leur place :ils avaient été dessinés par de l'Orme.

 

La chapelle funéraire .

En 1565, un an avant sa mort, Diane de Poitiers confia à Claude de Foucques, architecte des princes de Lorraine, le soin d'établir les plans de la chapelle qui fut consacrée en 1577. 
Construit en briques et pierres, cet édifice comporte une façade avec un premier ordre composé de quatre pilastres corinthiens encadrant la porte centrale et deux grandes niches latérales qui abritent les statues de la Foi et de la Charité. La porte est surmontée d'un motif rectangulaire puis d'un oculus qu'encadrent, en bas-relief, les figures symboliques de la Nouvelle et de l' Ancienne Loi . Au-dessus d'un large entablement, un attique à trois compartiments est couronné par un fronton plaqué contre un motif architectural que domine un groupe sculpté de trois Renommées s'appuyant sur un tombeau aux armes de Diane. 
L'intérieur de la chapelle est voûté en berceau. Aux deux tiers de la nef, devant le chœur et au-dessus du caveau, s'élève le monument funéraire qu'on a parfois attribué sans preuves à Pierre Bontemps et qui figure, sur un cénotaphe de marbre noir , Diane de Poitiers agenouillée en prière . 
Le retable d'autel, qui, lui, pourrait bien être de Bontemps , représente l' Adoration des Mages. Il a été très mutilé pendant la Révolution . A l'origine, il supportait une statue de la Vierge, patronne de cette chapelle. 
Il est intéressant de noter que cette construction d'inspiration antique et de belles proportions constitue un type nouveau qui fut repris à Saint-Bruno de Bordeaux pour se généraliser au XVIIe siècle.

 

Le parc .

L'architecte Philibert de l'Orme, après avoir terminé la construction du château, crée un jardin composé de 24 carrés de fleurs, légumes et plantes aromatiques, entouré d'une galerie en forme de cloître permettant la promenade à l'abri du soleil et de la pluie. De chaque côté s'élevaient deux fontaines de marbre blanc. Plus tard, Dupeyrac, Claude et Jacques Mollet, célèbres jardiniers royaux, embellissent le jardin, en l'enrichissant de trouvailles personnelles . 
En 1685, le parc est entièrement transformé par Le Nôtre, filleul de Madame Mollet. Celui-ci rase la galerie et les carrés de la Renaissance, nivelle le terrain pour créer de nouveaux compartiments ornés d'une décoration florale en forme de broderies. Un grand canal rectiligne avec chute d'eau, est creusé dans l'axe du Château . 
Après la Révolution de 1793, le parc demeura à l'abandon pendant soixante ans : il est dévasté, déboisé, et loti parmi de nombreux petits propriétaires . 

 

 180px-Anne_de_Montmorency_1.jpg77705471_p_2.jpg

                                                                       Enfin pooursuivons notre itinéraire  avecle Chateau d’Ecouen. 

Ecouen appartient a celui sans qui l'affaire Fleming n'aurait jamais commencé, c'est en effet le Connétable Anne de Montmorency qui poussa la Belle Ecossaise dans les bras du roi Henri II pour se venger de Diane de Poitiers 

Ecouen est le fief ancestral de la célèbre famille de Montmorency. Au Moyen Age, celle-ci portait le nom de Bouchard de Montmorency. Ces seigneurs régnaient sur la Plaine de France et possédaient les terres d’Ecouen, sur lesquelles un castel s’élevait déjà au XIIe siècle, de Marly-le-Roi, Montmorency et leurs environs. A partir du XVIe siècle, la destinée d’Ecouen devient intimement liée à celle des Montmorency : le Connétable (1493-1567) décide à partir de 1538 de transformer le château familial en une splendide demeure de la Renaissance française.

Mécène et amateur d’art avisé, il fait appel aux meilleurs artistes de son temps, dont l'architecte Jean Bullant (v.1515-1578), le sculpteur Jean Goujon (v.1510-v.1566) ou le céramiste et émailleur Bernard Palissy (v.1510-1589/90). Après dix-sept ans de travaux, le somptueux château d’Ecouen est enfin achevé et atteste du goût raffiné de ses propriétaires. Lorsque la branche aînée des Montmorency s’éteint au XVIIe siècle, le château passera aux mains de la famille de Condé : Charlotte-Margueritte de Montmorency (1594-1650), la sœur du dernier duc et épouse du prince Henri II de Bourbon-Condé (1588-1646), ayant hérité du domaine d’Ecouen.


 

Située à l’intersection des ailes Sud et Est dans l’un des pavillons d’angle, la chapelle fait partie intégrante du château d’Ecouen et les deux architectures se fondent en une seule. L’accès à la chapelle se fait par le château et en passant sous un arc triomphal probablement conçu par Jean Bullant ou Jean Goujon. Anne de Montmorency était emprunt des idées humanistes de son temps, avide de savoir et de culture. Cela explique la présence de l’oratoire du Connétable et de sa bibliothèque juste au-dessus de la chapelle, conférant à ce lieu un statut tout à fait particulier où mondes sacré et profane sont étroitement mêlés tout en conservant leur spécificité.

A la différence de l'église Saint-Acceul, la chapelle a beaucoup plus souffert des excès de la Révolution. Vitraux et lambris ont été déposés puis déplacés au château de Chantilly où ils se trouvent toujours aujourd’hui. Le même sort fut réservé au superbe autel sculpté attribué à Jean Goujon. La célèbre Pietàde Rosso, qui fait désormais partie des collections du Louvre, était placée au-dessus de la porte d'entrée de la chapelle. La présence des emblèmes du connétable (des alérions d’azur : aiglons bleus sans bec ni patte) sur les coussins où repose le Christ incite à penser que le tableau fut bien une commande du duc à Rosso.

Ainsi dénudée, la chapelle laisse voir ses superbes décors. Dans les angles de la voûte, des statues polychromes des Pères de l’Eglise (saint Jérôme, saint Augustin, saint Ambroise et saint Grégoire) sont placées dans des niches, chacune surmontée du symbole du Tétramorphe. Le plus impressionnant reste sans doute la voûte d’ogives richement ornée, peinte des armoiries du Connétable mais aussi de son monogramme et de sa devise, « Aplanos » (sans dévier). Les emblèmes de François Ier, la salamandre, et d’Henri II, les croissants, sont également présents.

Parallèlement à la reconstruction de son château, Anne de Montmorency décide à partir de 1536 de faire rebâtir l’église d’Ecouen. Saint Acceul, saint patron de l’église, serait en fait saint Andéol, ce qui expliquerait que l’église abrite un reliquaire contenant la clavicule attribuée à ce saint.


L’église entière est un manifeste à la grandeur de sa famille qui était une des plus puissantes d’Europe. A l’instar de la chapelle du château, des épées nues et des baudriers, emblèmes de la fonction de Connétable du duc, sont délicatement peints sur les voûtes du chevet. Bien qu’il soit en déclin en ce début de la Renaissance, l’église est construite dans le style gothique flamboyant à la demande du Connétable. Le clocher, en revanche, emprunte à l’architecture de son temps frontons et pilastres encastrés, eux-mêmes inspirés du monde antique. En 1554, les travaux de l’église cessent sans que l’on en connaisse véritablement la raison. Au XVIIIe siècle, les nouveaux seigneurs d’Ecouen, Henri-Jules de Bourbon Condé (1643-1709) et sa femme Anne de Bavière (1648-1723), décident de terminer les travaux de l’église. C’est ainsi que la nef et le bas-côté seront achevés dans un style simple et beaucoup plus épuré que le reste de l’édifice. Le chantier ne s’achève finalement que lorsque la façade occidentale définitive est érigée, au XIXe siècle. En 1840, l’église fera partie des premiers édifices classés Monument Historique en France, première reconnaissance de son importance historique et architecturale. Durant les deux guerres mondiales, les fragiles vitraux de l’église furent protégés par les habitants d’Ecouen. Les derniers travaux de restauration de Saint-Acceul ont eu lieu dans les années 90 et 2000 : les voûtes ont été consolidées, les vitraux et le reliquaire restaurés.

 
Le trésor de cette église, ce sont bien les vitraux du XVIe siècle dédiés à la gloire des Montmorency, et offrent une galerie de portraits de famille, accompagnée d’épisodes du cycle de la Passion et de la Résurrection du Christ dans les parties hautes des lancettes du chevet. La composition de certains panneaux révèle que les maîtres-verriers ont dû puiser leur inspiration dans des gravures de Sebastiano del Piombo (qui reprend lui-même des œuvres de Raphaël) ou d’Albrecht Dürer, créant dans cette église d’Ecouen une sorte de synthèse de l’art flamand et italien tant recherchée par les artistes français de la Renaissance.

Un portrait particulier d’un membre de la famille Montmorency, celle du cardinal de Châtillon, Odet de Coligny, neveu du connétable de Montmorency, est à placer en marge de tous les autres et reflète bien le climat spécifique qui existait au XVIe siècle durant les Guerres de religion. Favorable aux idées nouvelles propagées par le protestantisme, le cardinal refusa de se faire représenter sur le vitrail accompagné d’un saint intercédant pour lui auprès de Dieu, détail qui est loin d’être anodin puisqu’il marque ainsi son penchant envers la Réforme.

Dans le collatéral, les trois verrières représentant des scènes du Nouveau Testament sont également remarquables dans leur exécution et le réalisme de leurs représentations. La mise en perspective des éléments d’architecture et les effets de profondeur dans les paysages témoignent de l’habileté des peintres-verriers de cette époque. Par le travail de peinture et de grisaille, l’utilisation raisonnée de la couleur, le mouvement des draperies des personnages et le souci des détails de chaque scène, ces vitraux peuvent être considérés comme de véritables tableaux emprunts de l’esprit et de l’esthétique de la Renaissance.

 

  

 

Dernière mise à jour du site le
Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe
Parcourrez l'histoire de France (et d'Europe) au travers la généalogie des rois et des grands personnages du royaume : Biographie des Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon, et autres grandes familles de l'histoire de France et d'Eurpe